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	<title>Le site de l'association Frontenac-Am&#233;riques</title>
	<link>http://www.frontenac-ameriques.org/</link>
	<description>L'association Frontenac-Am&#233;riques a pour objectif la promotion de la francophonie et de l'histoire de l'Am&#233;rique fran&#231;aise. Adobe Acrobat XI Pro Community
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	<language>fr</language>
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		<title>Conf&#233;rence du 24 septembre 2017 &#224; Montr&#233;al sur le voyage du G&#233;n&#233;ral de Gaulle au Qu&#233;bec</title>
		<link>https://frontenac-ameriques.org/conferences-et-colloques-avec/article/le-voyage-du-general-de-gaulle-au</link>
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		<dc:date>2017-12-10T18:20:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain Ripaux</dc:creator>



		<description>&#192; l'occasion du 50&#232;me anniversaire de &quot;Vive le Qu&#233;bec Libre !&quot;, texte de la conf&#233;rence d'Alain Ripaux le 24 septembre 2017 &#224; la Soci&#233;t&#233; Saint-Jean-Baptiste de Montr&#233;al, Qu&#233;bec. &#192; l'invitation de Ma&#238;tre Maxime Laporte, avocat et pr&#233;sident g&#233;n&#233;ral de la Soci&#233;t&#233; Saint Jean-Baptiste de Montr&#233;al, Alain Ripaux, vice-pr&#233;sident de Frontenac-Am&#233;riques et auteur du nouveau livre &quot;Charles de Gaulle, une certaine id&#233;e du Qu&#233;bec&quot; a fait une nouvelle conf&#233;rence &#224; Montr&#233;al le 24 septembre 2017 devant une centaine de militants (...)

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&lt;a href="https://frontenac-ameriques.org/conferences-et-colloques-avec/" rel="directory"&gt;6. Conf&#233;rences et colloques avec notre association&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH127/arton71-6dbfd.jpg' width='150' height='127' style='height:127px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; l'occasion du 50&#232;me anniversaire de &quot;Vive le Qu&#233;bec Libre !&quot;, texte de la conf&#233;rence d'Alain Ripaux le 24 septembre 2017 &#224; la Soci&#233;t&#233; Saint-Jean-Baptiste de Montr&#233;al, Qu&#233;bec.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_786 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L500xH254/Quebec_libre_phi-b50b7.jpg' width='500' height='254' alt=&quot;&quot; style='height:254px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; l'invitation de Ma&#238;tre Maxime Laporte, avocat et pr&#233;sident g&#233;n&#233;ral de la Soci&#233;t&#233; Saint Jean-Baptiste de Montr&#233;al, Alain Ripaux, vice-pr&#233;sident de Frontenac-Am&#233;riques et auteur du nouveau livre &quot;Charles de Gaulle, une certaine id&#233;e du Qu&#233;bec&quot; a fait une nouvelle conf&#233;rence &#224; Montr&#233;al le 24 septembre 2017 devant une centaine de militants de la SSJB, tous d&#233;fenseurs de la langue fran&#231;aise, de la francophonie et partisans de la Souverainet&#233; du Qu&#233;bec.&lt;br&gt;
Le th&#232;me de la conf&#233;rence &#233;tait &quot;Charles de Gaulle et le Qu&#233;bec, de la R&#233;volution tranquille au Qu&#233;bec libre !&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alain Ripaux a rappel&#233; le grand int&#233;r&#234;t du g&#233;n&#233;ral de Gaulle pour le Canada fran&#231;ais et pour le Qu&#233;bec. D&#233;j&#224; le 1er ao&#251;t 1940, le g&#233;n&#233;ral de Gaulle s'adressait &#224; la BBC de Londres aux Canadiens fran&#231;ais et retransmis sur les ondes de Radio Canada.&lt;br&gt;
Le 27 ao&#251;t 1940, il d&#233;clarait au journal montr&#233;alais Le Devoir &quot; Le g&#233;n&#233;ral de Gaulle a confiance que l'appui des Canadiens et en particulier des Canadiens fran&#231;ais, va rendre &#224; la rendre &#224; la France de grands services dans la lutte pour la victoire contre l'Allemagne. Le Canada fait un formidable effort militaire. Il agit aussi comme lien entre l'Am&#233;rique et le Vieux Monde et ses opinions et ses sentiments ont une grande influence sur les Fran&#231;ais&quot;.
Le chef de la France Libre a fait quatre voyages au Canada et au Qu&#233;bec en 1944, 1945, 1960 et en 1967. Lors de ses premiers voyages, il s'est rendu &#224; Montr&#233;al, &#224; Qu&#233;bec, Ottawa et Toronto. Le voyage de juillet 1967 est le plus remarquable, tant par l'accueil de la population francophone que par les nombreuses allocutions et par le c&#233;l&#232;bre discours de Montr&#233;al du 24 juillet 1967 qui s'est termin&#233; par le fameux &quot;Vive le Qu&#233;bec libre !&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les retrouvailles franco-qu&#233;b&#233;coises&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Peu apr&#232;s son retour aux affaires, le g&#233;n&#233;ral de Gaulle a donn&#233; une v&#233;ritable impulsion &#224; une politique de coop&#233;ration culturelle, technique et politique entre le Qu&#233;bec et la France et sans passer par le gouvernement f&#233;d&#233;ral canadien.&lt;br&gt;
En 1961, le Chef de l'Etat re&#231;oit &#224; l'Elys&#233;e Jean Lesage, Premier ministre du Qu&#233;bec et lui d&#233;clare : &quot; Vous &#234;tes le Qu&#233;bec ! Vous &#234;tes les Canadiens fran&#231;ais ! Il n' y a pas de temps &#233;coul&#233; qui n'ait pu effacer de l'esprit et du coeur de la France, la pens&#233;e nostalgique des enfants qu'elle a laiss&#233; l&#224;-bas, il y a bient&#244;t deux cents ans. Nous croyons que l'&#233;quilibre g&#233;n&#233;ral du monde ne peut gagner &#224; la pr&#233;sence et &#224; l'expansion, sur le sol du nouveau continent, d'une entit&#233; fran&#231;aise, de souche, de culture et d'activit&#233;&quot;.
Le 5 octobre 1961, une grande r&#233;ception est organis&#233;e au Palais de l'Elys&#233;e en l'honneur du gouvernement du Qu&#233;bec, avec un cocktail de 1000 personnes, un spectacle, puis un d&#238;ner de gala avec trois cents invit&#233;s. En pleine guerre d'Alg&#233;rie, la France renoue officiellement avec le Qu&#233;bec et le Canada fran&#231;ais.&lt;br&gt;
Ce m&#234;me jour, le Premier ministre du Qu&#233;bec et Andr&#233; Malraux, Ministre des Affaires culturelles, inaugurent la Maison du Qu&#233;bec qui deviendra trois ans plus tard la D&#233;l&#233;gation g&#233;n&#233;rale du Qu&#233;bec, assimil&#233;e &#224; une repr&#233;sentation diplomatique avec immunit&#233; de juridiction, privil&#232;ges douaniers et fiscaux.
Du 18 au 21 mai 1967, Daniel Johnson, Premier ministre du Qu&#233;bec, fait une visite officielle en France, pour pr&#233;parer celle du g&#233;n&#233;ral de Gaulle et d&#233;velopper la coop&#233;ration franco-qu&#233;b&#233;coise.&lt;br&gt;
Le G&#233;n&#233;ral accueille le Premier ministre du Qu&#233;bec comme un v&#233;ritable chef d'Etat. Il l'appelle &quot;Monsieur le Pr&#233;sident&quot; et &quot;Mon ami Johnson&quot; et d&#233;clare en particulier &quot; Peuple exemplaire et tr&#232;s cher, en lequel, sur la terre o&#249; il vit et dont avec courage il d&#233;veloppe les ressources, nous voyons un rameau de notre peuple.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1967, le g&#233;n&#233;ral de Gaulle re&#231;oit deux invitations pour visiter l'Exposition Universelle de Montr&#233;al o&#249; la France &#224; un pavillon prestigieux, celle du gouvernement canadien et celle du gouvernement du Qu&#233;bec. Mais, il est &#233;vident que Charles de Gaulle, en acceptant de se rendre au Canada, souhaite avant tout prendre contact directement avec le peuple du Qu&#233;bec et son gouvernement.&lt;br&gt;
Ce voyage est longuement et minutieusement pr&#233;par&#233; par les proches collaborateurs de l'Elys&#233;e comme Bernard Dorin, Ambassadeur, Alain Peyrefitte, ministre de l'Education nationale, Xavier Deniau, parlementaire gaulliste, Philippe Rossillon, Haut fonctionnaire, Jean-Daniel Jurgensen, diplomate et Pierre-Louis Mallen, correspondant de l'ORTF &#224; Montr&#233;al.
Le 15 juillet, le g&#233;n&#233;ral de Gaulle part de Brest &#224; bord du croiseur Colbert. Sur le croiseur Colbert qui l'am&#232;ne au Qu&#233;bec, le g&#233;n&#233;ral confie &#224; des officiers : &quot;Messieurs, le Canada fran&#231;ais va vivre de belles heures .... Au train o&#249; en vont les &#233;v&#232;nements, j'ai la conviction qu'avant tr&#232;s peu d'ann&#233;es, le Qu&#233;bec sera libre...&quot; et aussi &quot; On va m'entendre l&#224;-bas. Je vais en surprendre plus d'un&quot;.&lt;br&gt;
Le 20 juillet, le Colbert fait escale &#224; Saint-Pierre et Miquelon. Rappelons que le 24 d&#233;cembre 1941, les Forces Fran&#231;aises Libres d&#233;barquent dans l'Archipel. Sur ordre du g&#233;n&#233;ral de Gaulle, les trois corvettes Aconit, Alysse et Mimosa plac&#233;es sous la marque de l'Amiral Muselier, escort&#233;es du sous-marin Surcouf s'emparent de Saint Pierre et Miquelon et affirment la pr&#233;sence de la France Libre.&lt;br&gt;
A Saint-Pierre, le g&#233;n&#233;ral de Gaulle d&#233;clare : &quot; Vous &#234;tes ici le symbole et les artisans du fait que la France reste ind&#233;pendante &#224; l'&#233;gard de qui ce soit... La France vous aime, elle doit vous occuper de vous&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Qu&#233;bec accueille le g&#233;n&#233;ral de Gaulle&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_782 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:225px;'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L225xH150/Quebec_libre_67-1f6a8.jpg' width='225' height='150' alt=&quot;&quot; style='height:150px;width:225px;' /&gt;&lt;/span&gt;
Apr&#232;s Saint-Pierre-et-Miquelon, le Colbert se dirige vers le golfe du Saint Laurent. Des feux de joie sont allum&#233;s, des Escoumins jusqu'&#224; l'Ile aux Coudres, sur une longueur de 150 kilom&#232;tres en l'honneur du pr&#233;sident de la R&#233;publique. A l'aube du 23 juin, quand le navire pr&#233;sidentiel double le Cap Tourmente, des dizaines de petites embarcations abondamment d&#233;cor&#233;es se portent &#224; l'encontre du Colbert pour l'escorter jusqu'&#224; Qu&#233;bec.&lt;br&gt;
Le dimanche 23 juillet, le Colbert accoste &#224; la gare maritime de l'Anse au Foulon &#224; Qu&#233;bec. Le g&#233;n&#233;ral porte l'uniforme. Apr&#232;s l'ex&#233;cution de la Marseillaise, le gouverneur g&#233;n&#233;ral, Roland Michener, souhaite la bienvenue &#224; l'illustre visiteur. Puis, c'est le tour du Premier ministre du Qu&#233;bec, Daniel Johnson, qui s'adresse au g&#233;n&#233;ral : &quot; A l'issue de votre souvenir au Qu&#233;bec, Monsieur le Pr&#233;sident, vous pourrez dire avec fiert&#233; : voil&#224; comment les fils de la vieille France ont b&#226;ti la Nouvelle-France&quot;. Le G&#233;n&#233;ral remercie le Gouverneur g&#233;n&#233;ral et le Premier ministre en termes chaleureux et conclut &quot;De la part de la France, je n'ai rien d'autre &#224; dire que l'affection, le souvenir et l'esp&#233;rance&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#233;s son arriv&#233;e &#224; Qu&#233;bec, le G&#233;n&#233;ral est accueilli par une foule enthousiaste qui manifeste son attachement &#224; la France et sa confiance en de Gaulle. Plusieurs fois, il prend la parole en public et exprime ses sentiments et sa pens&#233;e sur l'avenir du Qu&#233;bec. &quot;Cet avenir, il faut qu'il soit le v&#244;tre&quot; &quot; On assiste ici &#224; l'av&#232;nement d'un peuple qui, dans tous les domaines, veut disposer de lui-m&#234;me&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_781 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L500xH353/Conference_Montreal-cbbc6.jpg' width='500' height='353' alt=&quot;&quot; style='height:353px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A l'H&#244;tel de Ville de Qu&#233;bec, le G&#233;n&#233;ral s'adresse depuis le perron, &#224; la foule qui l'ovationne : &quot; Toute la France en en ce moment regarde par ici. Elle vous voit, elle vous entend, elle vous aime. Vive le Qu&#233;bec, Vive le Canada fran&#231;ais, Vive la Nouvelle France, Vive la France !&quot;&lt;br&gt;
Le G&#233;n&#233;ral et Madame de Gaulle se rendent &#224; Sainte-Anne-de-Beaupr&#233; pour assister &#224; la messe. Tout au long du trajet, des milliers de Qu&#233;b&#233;cois, agitant des drapeaux fleurdelis&#233;s et tricolores, manifestent leur joie en acclamant le G&#233;n&#233;ral.&lt;br&gt;
A la basilique Sainte-Anne, le cardinal Roy, archev&#234;que de Qu&#233;bec, accueille le Chef de l'Etat qui est applaudi par 4000 fid&#232;les en sortant de l'Eglise.
A l'issue de la c&#233;r&#233;monie, le G&#233;n&#233;ral gagne la r&#233;sidence d'&#233;t&#233; du Petit S&#233;minaire de Qu&#233;bec o&#249; il est l'h&#244;te &#224; d&#233;jeuner de Son Eminence le cardinal Maurice Roy, primat de l'Eglise canadienne et archev&#234;que de Qu&#233;bec.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un d&#238;ner au Ch&#226;teau Frontenac, offert par le Premier ministre du Qu&#233;bec, termine la journ&#233;e. R&#233;pondant au toast de Daniel Johnson, le G&#233;n&#233;ral de Gaulle pr&#233;cise sa pens&#233;e : &quot; Ce que les Fran&#231;ais d'ici, une fois devenus ma&#238;tres d'eux-m&#234;mes, auront &#224; faire pour organiser avec les autres Canadiens les moyens de sauvegarder leur substance et leur ind&#233;pendance au contact de l'Etat colossal qui est leur voisin, ce sont des m&#233;rites, des progr&#232;s, des espoirs, qui ne peuvent en fin de compte, que servir &#224; tous les hommes&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Chemin du Roy&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le lundi 24 juillet, accompagn&#233; de Daniel Johnson, le g&#233;n&#233;ral de Gaulle quitte Qu&#233;bec pour se diriger vers Montr&#233;al par le &quot;Chemin du Roy&quot;, route de grande circulation ouverte en 1735, sous le r&#233;gime fran&#231;ais. Le G&#233;n&#233;ral fait halte et s'adresse dans les principales localit&#233;s travers&#233;es : Donnacona, Sainte-Anne de la P&#233;rade, Trois-Rivi&#232;res, Louiseville, Berthier et Repentigny.
Plusieurs millions de personnes enthousiastes sont mass&#233;s le long du parcours. A Trois-Rivi&#232;res, principale &#233;tape de la journ&#233;e, le G&#233;n&#233;ral d&#233;clare &#224; la foule en liesse : &quot;De tout mon coeur, je remercie Trois-Rivi&#232;res, sa population si &#233;mouvante, parce que voil&#224; un t&#233;moignage vraiment magnifique. C'est ce nous voulons appeler le fait fran&#231;ais&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#233;s le d&#233;part de Qu&#233;bec, le cort&#232;ge pr&#233;sidentiel prend une allure triomphale. Dans chaque ville o&#249; il s'arr&#234;te pour prononcer une allocution et recevoir les bons voeux des &#233;lus et de la population, le g&#233;n&#233;ral de Gaulle est &#233;cout&#233; par une foule nombreuse, dont l'enthousiasme allait &#234;tre croissant jusqu'&#224; Montr&#233;al. Dans la m&#233;tropole, on estime &#224; un demi million le nombre de personnes mass&#233;es sur les trottoirs pour acclamer le pr&#233;sident de la R&#233;publique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A partir de Repentigny, la foule borde la route sans interruption sur plusieurs rangs. Le G&#233;n&#233;ral demeure debout dans sa voiture durant toute cette partie du trajet. Avec plus d'une heure de retard sur l'horaire pr&#233;vu, le G&#233;n&#233;ral arrive &#224; l'H&#244;tel de Ville de Montr&#233;al o&#249; il va prononcer son c&#233;l&#232;bre discours et cela dans une atmosph&#232;re indescriptible de joie et d'enthousiasme devant une foule en d&#233;lire de 15 000 personnes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_785 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L500xH333/Quebec_libre-720de.jpg' width='500' height='333' alt=&quot;&quot; style='height:333px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'arriv&#233;e du pr&#233;sident de la R&#233;publique &#224; Montr&#233;al est un v&#233;ritable triomphe. Une foule compacte, nerveuse, exub&#233;rante et parfois d&#233;lirante se masse autour de l'H&#244;tel de Ville de Montr&#233;al. Lorsque la voiture pr&#233;sidentielle fait son apparition vers 19h30, une immense clameur monte de la foule. Sur les pancartes brandies par les militants ind&#233;pendantistes on peut lire &quot;Qu&#233;bec libre !&quot; ou &quot;Notre Etat fran&#231;ais, nous l'aurons&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans sa conf&#233;rence de presse du 27 novembre 1967, le g&#233;n&#233;ral de Gaulle d&#233;crira lui-m&#234;me cette journ&#233;e historique : &quot; Rien ne saurait l'id&#233;e de ce que f&#251;t la vague immense de foi et d'esp&#233;rance fran&#231;aise qui souleva le peuple tout entier au passage du pr&#233;sident de la R&#233;publique. De Qu&#233;bec &#224; Montr&#233;al, sur les 250 km de la route longeant le Saint Laurent et que les Fran&#231;ais Canadiens appellent &quot;le Chemin du Roy&quot;, des millions et des millions d'hommes, de femmes, d'enfants, s'&#233;taient rassembl&#233;s pour crier passionn&#233;ment &quot;Vive la France !&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 24 juillet 1967, apr&#232;s un parcours triomphal de Qu&#233;bec &#224; Montr&#233;al, le g&#233;n&#233;ral de Gaulle se sent oblig&#233; de r&#233;pondre au nom de la France, &#224; l'accueil magnifique du peuple qu&#233;b&#233;cois et de &quot;r&#233;parer la dette de Louis XV&quot;.
Acclam&#233; fr&#233;n&#233;tiquement par la foule, estim&#233;e &#224; 15 000 personnes plac&#233;es autour de l'H&#244;tel de Ville, le g&#233;n&#233;ral de Gaulle prononce le discours suivant :&lt;/p&gt; &lt;table class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;&#171; C'est une immense &#233;motion qui remplit mon c&#339;ur en voyant devant moi la ville de Montr&#233;al fran&#231;aise. Au nom du vieux pays, au nom de la France, je vous salue de tout mon c&#339;ur. Je vais vous confier un secret que vous ne r&#233;p&#233;terez pas. Ce soir, ici et tout le long de ma route, je me trouvais dans une atmosph&#232;re du m&#234;me genre que celle de la Lib&#233;ration. Outre cela, j'ai constat&#233; quel immense effort vous accomplissiez ici de progr&#232;s, de d&#233;veloppement et par cons&#233;quent d'affranchissement. Et c'est &#224; Montr&#233;al, qu'il faut que je le dise, car s'il y au monde une ville exemplaire pour ses r&#233;ussites modernes, c'est la v&#244;tre, et je me permets d'ajouter, c'est la n&#244;tre. Si vous saviez quelle confiance la France r&#233;veill&#233;e vous apporte et quelle affection elle commence &#224; porter pour les Fran&#231;ais du Canada. Elle se sent oblig&#233;e &#224; concourir &#224; votre marche en avant et &#224; votre progr&#232;s. Nous avons sign&#233; des accords avec mon ami Daniel Johnson pour que des Fran&#231;ais de part et d'autre de l'Atlantique, travaillent &#224; une m&#234;me &#339;uvre fran&#231;aise. Ce concours, la France est pr&#234;te &#224; vous l'accorder un peu tous les jours. Elle sait qu'il lui sera rendu. Les progr&#232;s du Canada fran&#231;ais feront l'&#233;tonnement de tous et lui permettront un jour d'aider la France.&lt;br&gt;
Voil&#224; ce que je suis venu vous dire ce soir. J'emporte de cette r&#233;union inou&#239;e, un souvenir inoubliable. La France enti&#232;re sait, voit et entend ce qui se passe ici et je puis vous dire qu'elle en vaudra mieux.&lt;br&gt;
Vive Montr&#233;al ! Vive le Qu&#233;bec !&lt;br&gt;
Vive le Qu&#233;bec libre ! Vive le Canada fran&#231;ais !&lt;br&gt;
Vive la France !
&lt;p&gt;Charles de Gaulle&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_784 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L500xH352/Medaille_recto_0001-cd8c4.jpg' width='500' height='352' alt=&quot;&quot; style='height:352px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un tonnerre d'applaudissements et d'acclamations accueille le &quot;Vive le Qu&#233;bec libre !&quot; du g&#233;n&#233;ral de Gaulle. Ensuite, le G&#233;n&#233;ral p&#233;n&#232;tre &#224; l'int&#233;rieur de l'H&#244;tel de Ville, accompagn&#233; de M. Daniel Johnson, Premier ministre du Qu&#233;bec, de M. Jean Drapeau, Maire de Montr&#233;al, tandis que la foule continue de crier &quot;On veut De Gaulle ! On veut De Gaulle !&quot;&lt;br&gt;
Les journalistes sont stup&#233;faits par le discours du G&#233;n&#233;ral et du &quot;Vive le Qu&#233;bec libre !&quot;&lt;br&gt;
Les journalistes anglophones ne peuvent en croire leurs oreilles et s'empressent de v&#233;rifier aupr&#232;s de leurs confr&#232;res francophones le sens exact des paroles du G&#233;n&#233;ral.&lt;br&gt;
Sur la terrasse de l' H&#244;tel de Ville, le g&#233;n&#233;ral de Gaulle s'adresse &#224; M. Jean Drapeau, maire de Montr&#233;al et &#224; six cents invit&#233;s et notables de la ville :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot; Montr&#233;al est une ville rayonnante, pourquoi voulez-vous que je ne me f&#233;licite pas que cette ville rayonnante, cette ville qui r&#233;ussit soit la deuxi&#232;me ville fran&#231;aise du monde. Je m'en f&#233;licite et c'est bien naturel. La France porte sur Montr&#233;al une attention de premier ordre, et c'est en grande partie &#224; vous que cela est d&#251;. Vive Montr&#233;al ! &quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le destin du peuple canadien fran&#231;ais&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le mardi 25 juillet est r&#233;serv&#233; &#224; une rencontre avec la colonie fran&#231;aise et surtout &#224; la visite de l'Exposition universelle de Montr&#233;al et du pavillon de France. R&#233;sultat de la coop&#233;ration &#233;conomique franco-qu&#233;b&#233;coise, le m&#233;tro de Montr&#233;al re&#231;oit la visite du Chef de l'Etat le mercredi 26 juillet puis c'est l'Universit&#233; de Montr&#233;al. L'amphith&#233;&#226;tre est complet et les &#233;tudiants qui n'ont pu y prendre place suivront la c&#233;r&#233;monie par un circuit int&#233;rieur de t&#233;l&#233;vision. A son entr&#233;e dans la salle, le G&#233;n&#233;ral de Gaulle est accueilli par un tonnerre interminable d'applaudissements. A l'H&#244;tel de Ville de Montr&#233;al, a lieu une r&#233;ception en son honneur.&lt;br&gt;
Le G&#233;n&#233;ral d&#233;clare en particulier : &quot;Ensemble, nous avons &#233;t&#233; au fond des choses et nous recueillons les uns et les autres des le&#231;ons capitales. Nous les emportons pour agir. Et je voudrais que, quand je vous aurais quitt&#233;s avec ceux qui m'accompagnent, vous ayez gard&#233; l'id&#233;e de la pr&#233;sence en quelques jours du G&#233;n&#233;ral de Gaulle dans ce Qu&#233;bec en pleine &#233;volution. Ce Qu&#233;bec qui se prend, ce Qu&#233;bec qui se d&#233;cide, ce Qu&#233;bec qui devient ma&#238;tre de lui-m&#234;me, mon voyage dis-je, aura pu contribuer &#224; votre &#233;lan. C'est tout naturel.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le retour en France&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le discours de Montr&#233;al provoque une vive &#233;motion dans les milieux gouvernementaux d'Ottawa et le Conseil des ministres canadien dans un communiqu&#233; fait savoir qu'il le juge inacceptable. Dans ces conditions, le g&#233;n&#233;ral de Gaulle d&#233;cide d'annuler son voyage &#224; Ottawa et rentre directement &#224; Paris.&lt;br&gt;
Le Pr&#233;sident de la R&#233;publique et ses collaborateurs prennent dans l'apr&#233;s-midi l'avion d'Air France pour Paris. A 4 heures du matin, le G&#233;n&#233;ral et sa suite arrivent &#224; l'a&#233;roport d'Orly. Ils sont accueillis par M. Georges Pompidou, Premier ministre, entour&#233; de 16 ministres du gouvernement fran&#231;ais.
Le 31 juillet, &#224; l'issue du Conseil des ministres, l'Elys&#233;e communique une d&#233;claration du Pr&#233;sident de la R&#233;publique sur son voyage au Qu&#233;bec. Dans ce communiqu&#233;, le Chef de l'Etat renouvelle son appui au Qu&#233;bec :
&quot; Le g&#233;n&#233;ral de Gaulle a constat&#233; l'immense ferveur fran&#231;aise manifest&#233;e partout &#224; son passage. Il a not&#233; chez les Fran&#231;ais Canadiens la conviction unanime qu'apr&#232;s le si&#232;cle d'oppression qui suivit pour eux la conqu&#234;te anglaise, le second si&#232;cle &#233;coul&#233; sous le syst&#232;me d&#233;fini par &quot;l'Acte de L'Am&#233;rique du Nord britannique&quot; de 1867, ne leur avait pas assur&#233;, dans leur propre pays, la libert&#233;, l'&#233;galit&#233; et la fraternit&#233;. Il a &#233;t&#233; amen&#233; &#224; mesurer leur volont&#233; de parvenir, gr&#226;ce, si possible, &#224; l'&#233;volution qu'accomplirait &#233;ventuellement l'ensemble des Canadiens, &#224; disposer d'eux-m&#234;mes &#224; tous &#233;gards, et en particulier, &#224; devenir ma&#238;tres de leur propre progr&#232;s.
Il va de soi, a conclu le pr&#233;sident de la R&#233;publique, que la France n'a aucune vis&#233;e de direction, ni &#224; fortiori, de souverainet&#233;, sur tout au partie du Canada d'aujourd'hui. Mais, &#233;tant donn&#233; qu'elle a fond&#233; le Canada, qu'elle l'a seule, pendant deux si&#232;cles et demi, administr&#233;, peupl&#233;, mis en valeur, qu'elle y constate l'existence et l'ardente personnalit&#233; d'une communaut&#233; fran&#231;aise comprenant six millions et demi d'habitants, dont quatre millions et demi dans le Qu&#233;bec, elle ne saurait, &#224; coup s&#251;r, ni se d&#233;sint&#233;resser du sort pr&#233;sent et futur d'une population venue de son propre peuple et admirablement fid&#232;le &#224; sa patrie d'origine, ni consid&#233;rer le Canada comme un pays qui lui serait &#233;tranger au m&#234;me titre qu'un autre.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conf&#233;rence de presse du 27 novembre 1967&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 27 novembre, le pr&#233;sident de la R&#233;publique a tenu une importante conf&#233;rence de presse dans les salons de l'Elys&#233;e et &#224; fait un brillant expos&#233; sur son voyage au Qu&#233;bec et aussi sur la situation des Canadiens fran&#231;ais, de la fondation par la France du Canada &#224; la conqu&#234;te anglaise de 1760, de l'occupation britannique et du r&#233;gime de la Conf&#233;d&#233;ration canadienne de 1867.
Le g&#233;n&#233;ral de Gaulle a d&#233;clar&#233; en particulier : &quot; Eh bien ! par ce qu'il faut appeler un miracle de vitalit&#233;, d'&#233;nergie et de fid&#233;lit&#233;, le fait est qu'une nation fran&#231;aise - morceau de notre peuple - se manifeste aujourd'hui au Canada et pr&#233;tend &#234;tre reconnue et trait&#233;e comme telle . Les 60 000 Fran&#231;ais laiss&#233;s l&#224;-bas jadis sont devenus plus de 6 000 000 et ils demeurent plus Fran&#231;ais que jamais. Au Qu&#233;bec m&#234;me, ils sont plus de 4 500 000, c'est &#224; dire l'immense majorit&#233; de la population de cette province.
Que le Qu&#233;bec soit libre, c'est en effet, ce dont il s'agit, au point o&#249; en sont les choses, dans la situation irr&#233;versible qu'a d&#233;montr&#233; et acc&#233;l&#233;r&#233; le sentiment national lors de mon voyage. Il est &#233;vident que le mouvement national des Canadiens fran&#231;ais et aussi l'&#233;quilibre et la paix de l'ensemble canadien, et encore l'avenir des relations de notre pays avec les autres communaut&#233;s de ce vaste territoire, et m&#234;me la conscience mondiale d&#233;sormais &#233;clair&#233;e, tout cela exige que la solution soit r&#233;solue. Il faut deux conditions. La premi&#232;re implique un changement complet de l'actuelle structure canadienne, telle que r&#233;sulte de l'Acte octroy&#233; il y a cent ans par la reine d'Angleterre et qui cr&#233;a la F&#233;d&#233;ration. Cela aboutira, &#224; mon avis, &#224; l'av&#232;nement du Qu&#233;bec au rang d'Etat souverain, ma&#238;tre de son existence nationale, comme le sont par le monde tant et tant d'autres Etats, qui ne sont pourtant pas si valables ni m&#234;me peupl&#233;s que ne le serait celui-l&#224;.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les r&#233;actions de la presse et de la classe politique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La visite du g&#233;n&#233;ral de Gaulle au Qu&#233;bec et le &quot;Vive le Qu&#233;bec libre !&quot; va soulever dans la presse internationale les commentaires les plus r&#233;probateurs. En France, la presse et les milieux politiques de droite, du centre et de gauche condamnent les prises de position du pr&#233;sident de la R&#233;publique. Il faudra attendre de nombreuses ann&#233;es pour que les m&#233;dias et les partis politiques reconnaissent &quot;une fois de plus, le g&#233;n&#233;ral de Gaulle avait vu juste et loin&quot;.
Au Canada, la presse est divis&#233;e en deux blocs, d'une part, la presse anglophone, d'une rare violence, et certains journaux francophones plut&#244;t mod&#233;r&#233;s dans leurs commentaires. D'autre part, la majorit&#233; de la presse du Qu&#233;bec est plut&#244;t favorable aux discours et au cri de Montr&#233;al du g&#233;n&#233;ral de Gaulle appelant &#224; plus de libert&#233; pour la province francophone.
A la suite d'une s&#233;ance du cabinet provincial qui a dur&#233; plus de deux heures, le Premier ministre du Qu&#233;bec, M. Daniel Johnson, a fait savoir qu'il appuyait sans r&#233;serve les d&#233;clarations faites par le g&#233;n&#233;ral de Gaulle au Qu&#233;bec.
Un sondage effectu&#233; deux semaines plus tard montre que l'opinion qu&#233;b&#233;coise, approuve sans r&#233;serve les d&#233;clarations du g&#233;n&#233;ral de Gaulle sur le Qu&#233;bec.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cinquante ans apr&#232;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cinquante apr&#232;s le voyage historique du g&#233;n&#233;ral de Gaulle au Qu&#233;bec et le cri de Montr&#233;al &quot;Vive le Qu&#233;bec libre !&quot;, les mentalit&#233;s ont bien &#233;volu&#233; &#224; droite et &#224; gauche, dans l'opinion fran&#231;aise, dans les partis politiques et les m&#233;dias. Le Qu&#233;bec est aujourd'hui le pays le plus populaire en France. De nombreux livres, &#233;tudes, articles, conf&#233;rences, reportages, sont consacr&#233;s &#224; la Belle province. Des dizaines de milliers de Fran&#231;ais de France sont venus tenter leur en Am&#233;rique fran&#231;aise. Dans le cadre des &#233;changes franco-qu&#233;b&#233;cois, des milliers d'&#233;tudiants, de chercheurs, de scientifiques, de cadres, d'artistes, Fran&#231;ais et Qu&#233;b&#233;cois, ont fait des stages enrichissants des deux c&#244;t&#233;s de l'Atlantique. Apr&#232;s deux si&#232;cles d'oubli et d'abandon, la France a renou&#233; des liens directs et privil&#233;gi&#233;s avec le Qu&#233;bec.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s deux cent cinquante ans d'occupation britannique, le Canada et le Qu&#233;bec sont toujours sous le contr&#244;le des int&#233;r&#234;ts politique, &#233;conomique et culturel des anglo-saxons et des anglo-canadiens. La reine d'Angleterre est toujours la souveraine du Canada. Un gouverneur g&#233;n&#233;ral et des lieutenants gouverneurs la repr&#233;sentent &#224; Ottawa et dans les provinces canadiennes. Les institutions et les symboles de la Grande Bretagne sont toujours pr&#233;sents au niveau f&#233;d&#233;ral et provincial. La monnaie, l'arm&#233;e, les affaires &#233;trang&#232;res, les ressources naturelles, l'immigration, les finances et bien d'autres secteurs sont toujours sous le contr&#244;le du pouvoir anglo-canadien.
Il est grand temps que les choses changent et que le peuple du Qu&#233;bec prenne en mains son destin national et devienne un pays &#224; part enti&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par deux fois, le peuple du Qu&#233;bec s'est prononc&#233; par r&#233;f&#233;rendum sur la question de son avenir politique. Lors du deuxi&#232;me r&#233;f&#233;rendum de 1995, le projet propos&#233; par le gouvernement souverainiste de Jacques Parizeau a &#233;t&#233; refus&#233; par une infime majorit&#233; de &quot;non&quot;. Les forces de l'argent, le pouvoir anglophone et anglo-canadien ont fait pression sur le Qu&#233;bec pour l'&#233;chec du projet souverainiste. Mais, la grande majorit&#233; de la nation canadienne fran&#231;aise du Qu&#233;bec a vot&#233; majoritairement pour la souverainet&#233; nationale de la province francophone. Au Qu&#233;bec, la question nationale reste pos&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De toute fa&#231;on, quelque soit le choix des Qu&#233;b&#233;cois, le peuple du Qu&#233;bec a r&#233;ussi &#224; s'affirmer sur le plan politique, linguistique, culturel et &#233;conomique face au colonialisme anglo-saxon et &#224; l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain qui domine le monde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une fois de plus, le g&#233;n&#233;ral de Gaulle avait vu juste et loin. Il avait compris que le peuple du Qu&#233;bec avait droit, lui aussi, comme tout autre peuple, a une pleine souverainet&#233; dans l'ensemble canadien. Le Qu&#233;bec revendique &#233;galement d'&#234;tre reconnu au niveau international.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais, depuis ces derni&#232;res ann&#233;es, nous regrettons le peu d'enthousiasme et le manque de volont&#233; politique au niveau des gouvernements fran&#231;ais et qu&#233;b&#233;cois.
Pour des raisons budg&#233;taires, en France et au Qu&#233;bec, les gouvernements respectifs ont jug&#233; utile de remettre en cause certains accords de coop&#233;ration sign&#233;s &#224; l'&#233;poque du g&#233;n&#233;ral de Gaulle, de Jean Lesage et de Daniel Johnson.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au niveau de l'Etat, en France et au Qu&#233;bec, il est n&#233;cessaire qu'une v&#233;ritable volont&#233; politique permette de relancer la coop&#233;ration politique, culturelle et &#233;conomique des deux c&#244;t&#233;s de l'Atlantique.
Il faut aussi dynamiser la coop&#233;ration francophone internationale et avoir une politique audacieuse pour d&#233;fendre la langue et la culture fran&#231;aise qui se trouvent aujourd'hui particuli&#232;rement menac&#233;es par l'invasion de la langue anglaise et de la culture anglo-saxonne.
Actuellement, nous sommes envahis par la langue anglaise qui s'impose dans de nombreux domaines : les m&#233;dias, la presse, la t&#233;l&#233;vision, Internet, la publicit&#233;, l'enseignement sup&#233;rieur, les institutions europ&#233;ennes, etc...
Chaque jour, de nouveaux mots anglais sont impos&#233;s par les m&#233;dias et le lobby anglo-saxon. Les jeunes g&#233;n&#233;rations ne savent plus r&#233;diger de courriers en fran&#231;ais classique et utilisent quotidiennement de nombreux anglicismes pour envoyer des courriels, des &quot;texto&quot; et communiquer avec leurs correspondants. Les m&#233;dias et les publicistes sont particuli&#232;rement responsables de cette situation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La loi Toubon, vot&#233;e le 4 ao&#251;t 1994, devait d&#233;fendre la langue fran&#231;aise. Mais, avec la complicit&#233; du pouvoir socialiste et de certains groupes de pression anglophiles et pro-am&#233;ricains, cette loi n'a jamais &#233;t&#233; appliqu&#233;e. Dans ce domaine, comme dans beaucoup d'autres, nous sommes trahis par nos &#233;lites qui r&#234;vent d'un monde domin&#233; par l'imp&#233;rialisme culturel, linguistique et &#233;conomique anglo-am&#233;ricain.
N'oublions pas que la langue fran&#231;aise est &quot;la langue de la R&#233;publique&quot; comme le pr&#233;cise l'article 2 de notre Constitution de 1958.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au Qu&#233;bec, la Charte de la langue fran&#231;aise, appel&#233;e aussi Loi 101, propos&#233;e par le Parti Qu&#233;b&#233;cois et vot&#233;e le 26 ao&#251;t 1977 par l'Assembl&#233;e nationale du Qu&#233;bec, a permis de donner un statut officiel au fran&#231;ais et de prot&#233;ger notre langue dans les secteurs de la toponymie, de la publicit&#233;, de l'enseignement, de l'affichage et du travail. Cette loi prot&#232;ge aussi la forte minorit&#233; anglophone qui dispose de droits reconnus et poss&#232;de des m&#233;dias et des grandes universit&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Conseil sup&#233;rieur de la langue fran&#231;aise contr&#244;le la bonne application de cette loi et encourage les initiatives pour d&#233;fendre et promouvoir la langue de Moli&#232;re. Malgr&#233; tout, &#224; Montr&#233;al, avec l'arriv&#233;e permanente de milliers d'immigrants anglophones, dans certains quartiers de l'Ouest de la m&#233;tropole, il devient difficile de s'exprimer en fran&#231;ais. De nombreux immigrants refusent encore de parler la langue officielle de la province francophone. Des statistiques canadiennes pr&#233;voient une forte baisse de la majorit&#233; francophone dans vingt ans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il devient urgent de r&#233;sister politiquement et culturellement &#224; l'Empire am&#233;ricain et de susciter un v&#233;ritable sursaut national, de relancer la coop&#233;ration avec le Qu&#233;bec et les peuples de langue fran&#231;aise ainsi que d'encourager une grande solidarit&#233; francophone internationale. Dans notre univers multiculturel, il n'est pas normal que la langue anglaise et la culture anglo-saxonne dominent la plupart des pays de la plan&#232;te et imposent un v&#233;ritable colonialisme culturel, &#233;conomique et &#233;conomique.
Suite &#224; la sortie de la Grande Bretagne de l'Union Europ&#233;enne, il est important que la langue anglaise ne soit plus la langue dominante de l'Europe, mais une langue parmi d'autres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;N'oublions pas que la langue fran&#231;aise est pr&#233;sente dans plus de 50 pays et communaut&#233;s francophones des cinq continents, ce qui repr&#233;sente un ensemble de plus de 275 millions de locuteurs qui contribuent au rayonnement de la langue de Moli&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La langue fran&#231;aise est encore bien pr&#233;sente et dynamique en Belgique, en Wallonie, en Suisse, au Qu&#233;bec, dans de nombreuses provinces canadiennes, en Louisiane, en Am&#233;rique fran&#231;aise, &#224; Ha&#239;ti, dans les Antilles, dans l'Oc&#233;an Indien, dans les &#238;les Maurice, de la R&#233;union, des Seychelles, de Mayotte, au Liban, au Maghreb, dans une vingtaine de pays africains et malgache ainsi que dans les d&#233;partements et territoires de la R&#233;publique fran&#231;aise. Notre langue est toujours enseign&#233;e et largement parl&#233;e dans de nombreux pays non francophones.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Organisation internationale de la francophonie (OIF) qui regroupe 86 pays et communaut&#233;s francophones et partiellement francophones contribue largement au rayonnement de la langue et de la culture fran&#231;aise. Les Sommets de la Francophonie permettent &#224; de nombreux chefs d'Etat et gouvernements de se concerter sur les enjeux culturels, &#233;conomiques, &#233;cologique et politiques de notre plan&#232;te.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec une v&#233;ritable ambition politique, la France peut encore jouer un r&#244;le important en Europe, en Am&#233;rique et dans le monde d'aujourd'hui et rester fid&#232;le &#224; l'action du g&#233;n&#233;ral du G&#233;n&#233;ral de Gaulle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, &#224; mon retour en France, avec le soutien de plusieurs amis Fran&#231;ais et Qu&#233;b&#233;cois, je vais fonder une nouvelle association franco-qu&#233;b&#233;coise pour la d&#233;fense de la langue fran&#231;aise et la promotion de la francophonie. Cette association pourra avoir des d&#233;l&#233;gations au Qu&#233;bec, dans les provinces francophones du Canada ainsi que dans les principaux pays et communaut&#233;s francophones. En particulier, elle soutiendra des actions culturelles et de communication : conf&#233;rences, colloques, expositions, salons du livre, d&#233;marches aupr&#232;s des &#233;lus et des pouvoirs publics, &#233;dition de livres et de brochures, etc...
J'esp&#232;re que de nombreux amis du Qu&#233;bec, du Canada fran&#231;ais, de France, de Belgique, de Suisse et d'autres pays francophones pourront nous rejoindre pour contribuer &#224; la d&#233;fense de la langue fran&#231;aise et de la francophonie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vive le Qu&#233;bec !
Vive le Qu&#233;bec libre !
Vive l'Am&#233;rique fran&#231;aise !
Vive le Canada fran&#231;ais !
Vive la France !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alain RIPAUX&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_783 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L500xH422/SSJB_Quebec_libre_0002-3c5b3.jpg' width='500' height='422' alt=&quot;&quot; style='height:422px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;table class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;DE LA GRANDEUR FRANCAISE EN AMERIQUE&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;Ma&#238;tre Maxime Laporte, pr&#233;sident g&#233;n&#233;ral de la Soci&#233;t&#233; Saint-Jean-Baptiste, a f&#233;licit&#233; le conf&#233;rencier et a notamment d&#233;clar&#233; : &quot; Il nous avait compris le vieux g&#233;n&#233;ral.
Mieux que nous-m&#234;mes, lui savait, voyait, entendait qu'il y avait ici de la grandeur &#224; fabriquer. Refoul&#233;e par deux si&#232;cles d'anglitude, cette grandeur toute fran&#231;aise qui, ayant &#233;pous&#233; ce vaste continent, habite au creux de notre &#226;me, cette &#233;tait enfin appel&#233;e &#224; &#233;clore.
Il fallait tirer ce peuple des limbes de l'Histoire, en invitant par la m&#234;me occasion ses habitants &#224; d&#233;gu&#233;diner. Il fallait rendre notre sort et rendre &#224; la Francophonie ce qui lui appartient.
C'est ce que de Gaulle voulut faire, un certain mois de juillet 1967, lui qui sans d&#233;tour, nous reconnut une facult&#233; de libert&#233; et d'envergure et plus encore ; une stature digne d'un authentique statut de Nation et d'Etat.
La plupart ador&#232;rent. Apr&#232;s Jean le Baptiste, l'homme ferait figure de nouveau saint patron pour les Fran&#231;ais du Canada, eux dont les patrons ordinaires, n'avaient jamais &#233;t&#233; que des boss parlant tout autrement... Jamais n'avions-nous vu un sauveur si proche, v&#233;ritable miracle en chair et en os, saluant triomphalement la foule depuis sa Lincoln d&#233;capotable, tel un Pape.
D'autres abhorr&#232;rent. On cria &#224; l'immixtion dans nos affaires de la part d'un chef d'Etat &#233;tranger - pourtant pas &#233;tranger que &#231;a. C'&#233;tait l&#224; oublier que nos affaires n'ont jamais &#233;t&#233; nos affaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme disait Ren&#233; L&#233;vesque, il s'agit d'un peuple qui, pendant longtemps, s'est content&#233;, pour ainsi dire, de se faire oublier pour survivre. Depuis le XVIIe si&#232;cle, les Canadiens, devenus Canadiens fran&#231;ais puis Qu&#233;b&#233;cois seront demeur&#233;s sans discontinuer les simples sujets de puissances tierces, fussent-elles fran&#231;aise, anglaise, vaticane, canadienne, am&#233;ricaine... Qu'un monarque venu de la vieille m&#232;re patrie invite &#224; ce que notre voix se fasse verbe en ce pays, voil&#224; qui n'est pas banal.
D&#233;cid&#233;ment, De Gaulle entretenait une certaine id&#233;e du Qu&#233;bec. Il avait constat&#233; le caract&#232;re artificiel, ill&#233;gitime et non historique du r&#233;gime d'Ottawa. Visionnaire, il avait forc&#233;ment pr&#233;vu que sur ce sous-continent appel&#233; Canada, des pays naturels, le Qu&#233;bec en premier chef, verraient le jour et s'imposeraient de plus en plus sur l'&#233;chiquier politique, &#233;conomique, international, face &#224; un Etat central canadien plut&#244;t fragile tout compte fait.
Vive le Qu&#233;bec libre ! Vive la R&#233;publique ! Vive la France !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ma&#238;tre Maxime Laporte&lt;br&gt;
Pr&#233;sident g&#233;n&#233;ral de la Soci&#233;t&#233; Saint Jean-Baptiste de Montr&#233;al&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_787 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L500xH351/Villers-Coterets-7eec1.jpg' width='500' height='351' alt=&quot;&quot; style='height:351px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;table class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;UNE NOUVELLE ASSOCIATION FRANCO-QUEBECOISE POUR LA DEFENSE DE LA LANGUE FRANCAISE ET DE LA FRANCOPHONIE&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la conf&#233;rence, les nombreux membres de la Soci&#233;t&#233; Saint Jean-Baptiste pr&#233;sents se sont lev&#233;s et ont fait une longue ovation &#224; Alain Ripaux. Ensuite, l'auteur du livre &quot;Charles de Gaulle, une certaine id&#233;e du Qu&#233;bec&quot; a fait de nombreuses d&#233;dicaces de son nouveau livre.
Pendant son s&#233;jour au Qu&#233;bec, Alain Ripaux a pris de nombreux contacts avec les militants de la Francophonie et du Parti Qu&#233;b&#233;cois, en particulier Maxime Laporte, Gilbert L&#233;vesque, Fran&#231;ois Gauthier, Richard Morel, le Centre de la Francophonie des Am&#233;riques et bien d'autres.
A l'occasion de sa conf&#233;rence du 24 septembre &#224; Montr&#233;al, Alain Ripaux a annonc&#233; qu'il allait bient&#244;t jeter les bases d'une nouvelle association franco-qu&#233;b&#233;coise pour la d&#233;fense de la langue fran&#231;aise et la promotion de la Francophonie en Europe, en Am&#233;rique et en Outremer.
Cette nouvelle association francophone pourrait avoir des d&#233;l&#233;gations en France, Belgique, Suisse, Qu&#233;bec, Acadie, Canada, Louisiane et dans les principaux pays et communaut&#233;s francophones.
Elle soutiendra des actions culturelles et de communication : conf&#233;rences, colloques, expositions, salons du livre, &#233;dition de livres et de brochures, d&#233;marches aupr&#232;s des pouvoirs publics, des &#233;lus et des m&#233;dias, etc...
Les Fran&#231;ais, les Qu&#233;b&#233;cois et d'autres francophones int&#233;ress&#233;s par ce projet peuvent contacter Alain Ripaux par courriel : alain.ripaux@laposte.net ou ripauxalain@gmail.com Cette nouvelle association pourrait voir le jour au mois de janvier 2018.&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Le nouveau livre d'Alain Ripaux &quot;Charles de Gaulle, une certaine id&#233;e du Qu&#233;bec&quot; est toujours disponible au prix de 25 &#8364; (franco) - Renseignements et commandes :
alain.ripaux@laposte.net ou ripauxalain@gmail.com
345, Rue de la Mairie - 60400 Appilly&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>5. La grande aventure des Acadiens</title>
		<link>https://frontenac-ameriques.org/histoire-et-memoire/article/la-grande-aventure-des-acadiens</link>
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		<dc:date>2017-04-22T15:38:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain Ripaux</dc:creator>



		<description>Dans les provinces maritimes de l'Est du Canada, il existe aujourd'hui une importante communaut&#233; acadienne dont la grande majorit&#233; est francophone. On estime que plus de 500.000 Acadiens r&#233;sident au Canada, en particulier dans la province du Nouveau-Brunswick et aussi en Nouvelle-&#201;cosse, dans l'Ile du Prince-&#201;douard et &#224; Terre-Neuve. Des populations acadiennes r&#233;sident aussi au Qu&#233;bec, &#224; Saint-Pierre-et-Miquelon et en Louisiane. La plus forte communaut&#233; acadienne se trouve dans la province canadienne (...)

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&lt;a href="https://frontenac-ameriques.org/histoire-et-memoire/" rel="directory"&gt;4. Histoire et m&#233;moire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L146xH116/arton67-6785f.jpg' width='146' height='116' style='height:116px;width:146px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_83 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/acadie_carte.jpg' title='JPEG - 112.2 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L400xH341/acadie_carte_400-c4c7c.jpg' width='400' height='341' alt='JPEG - 112.2 ko' style='height:341px;width:400px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;L'Acadie d'aujourd'hui&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;Soci&#233;t&#233; nationale de l'Acadie
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Dans les provinces maritimes de l'Est du Canada, il existe aujourd'hui une importante communaut&#233; acadienne dont la grande majorit&#233; est francophone. On estime que plus de 500.000 Acadiens r&#233;sident au Canada, en particulier dans la province du Nouveau-Brunswick et aussi en Nouvelle-&#201;cosse, dans l'Ile du Prince-&#201;douard et &#224; Terre-Neuve. Des populations acadiennes r&#233;sident aussi au Qu&#233;bec, &#224; Saint-Pierre-et-Miquelon et en Louisiane.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La plus forte communaut&#233; acadienne se trouve dans la province canadienne du Nouveau-Brunswick, peupl&#233;e de plus de 250.000 Acadiens francophones qui r&#233;sident surtout dans le nord et l'est de cette province. Il existe une universit&#233; francophone &#224; Moncton qui joue un r&#244;le important dans le rayonnement de la culture et des traditions acadiennes. Des m&#233;dias, radio, t&#233;l&#233;vision, journaux, permettent &#224; la population de rester en contact avec le monde francophone et avec la diaspora acadienne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Soci&#233;t&#233; Nationale des Acadiens est un organisme tr&#232;s dynamique pour le rayonnement de la culture acadienne et la d&#233;fense des droits linguistiques et culturels de cette communaut&#233;. Il existe aussi des localit&#233;s acadiennes en Nouvelle-&#201;cosse et dans l'Ile du Prince-&#201;douard. Mais les francophones de ces provinces sont tr&#232;s minoritaires. L'Acadie et essentiellement une r&#233;gion rurale vivant de la p&#234;che et de l'agriculture. Les principales grandes villes o&#249; vivent les Acadiens sont Moncton, Caraquet, Dieppe, Edmunston et Bathurst. La culture acadienne est tr&#232;s riche avec des &#233;crivains c&#233;l&#232;bres comme Antonine Maillet, auteur de &#171; La Sagouine &#187; et de &#171; P&#233;lagie la charrette &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Acadie fran&#231;aise&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_85 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:330px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L330xH316/timbre_pierre_dugua-f20e0.jpg' width='330' height='316' alt='JPEG - 29.9 ko' style='height:316px;width:330px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:330px;'&gt;&lt;strong&gt;Pierre Dugua de Mons, fondateur de l'Acadie en 1604&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:330px;'&gt;La Poste
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;En 1603, Pierre Dugua de Mons re&#231;oit du roi de France Henri IV le titre de Gouverneur g&#233;n&#233;ral de l'Acadie avec le monopole de la traite des fourrures pendant 10 ans. En 1604, il quitte le port du Havre &#224; bord du &#171; Don de Dieu &#187; &#224; la t&#234;te d'une exp&#233;dition de 80 hommes, dont le cartographe Samuel de Champlain, en direction de l'Ile de Sainte-Croix. Cette premi&#232;re tentative est un &#233;chec et au printemps suivant, les colons fran&#231;ais s'installent &#224; Port-Royal qui devient la capitale de l'Acadie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La jeune colonie &#233;tablit de bonnes relations avec les indiens Micmacs, mais elle doit quitter rapidement le pays pour rentrer en France. En 1610, une nouvelle tentative de colonisation n'aboutit pas et les postes fran&#231;ais sont d&#233;truits par les Anglais de la Virginie. En 1632, par le trait&#233; de Saint-Germain-en-Laye, la France redevient ma&#238;tresse du Canada, de l'Acadie et encourage une nouvelle colonisation. En 1634, Isaac de Razilly, seigneur poitevin de Loudun et cousin de Richelieu, emm&#232;ne avec lui des agriculteurs et artisans pour d&#233;velopper la jeune colonie acadienne. Rapidement, la population s'agrandit et part &#224; la recherche de nouvelles terres. Les Acadiens vivent de la p&#234;che, de la chasse, de l'&#233;levage et de l'agriculture.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_88 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/acadie_heureuse.jpg' title='JPEG - 313.6 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L400xH285/acadie_heureuse_400-7cf4d.jpg' width='400' height='285' alt='JPEG - 313.6 ko' style='height:285px;width:400px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Tr&#232;s vite, les Acadiens fondent une colonie agricole heureuse&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;Tableau de Claude Picard
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La d&#233;portation des Acadiens&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les conflits entre la France et l'Angleterre aboutissent au trait&#233; d'Utrecht, en 1713, o&#249; la France perd l'Acadie qui prend le nom de Nouvelle-&#201;cosse, sauf les &#238;les Saint-Jean et Royale, puis au trait&#233; de Paris de 1763 o&#249; elle abandonne tout le Canada. Les Acadiens refusant de pr&#234;ter serment d'all&#233;geance &#224; la couronne britannique sont d&#233;poss&#233;d&#233;s de leurs terres et, de 1755 &#224; 1762, plusieurs milliers sont d&#233;port&#233;s dans les colonies anglaises de la Nouvelle-Angleterre. Certains se r&#233;fugient au Qu&#233;bec, en Louisiane ou retournent en France. C'est ce qu'ils appellent le &#171; Grand D&#233;rangement &#187; qui marquera profond&#233;ment et &#224; tout jamais ce peuple attach&#233; &#224; ses terres et &#224; ses origines fran&#231;aises.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_91 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/grand_derangement.jpg' title='JPEG - 386.5 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L500xH355/grand_derangement-2-efc8a.jpg' width='500' height='355' alt='JPEG - 386.5 ko' style='height:355px;width:500px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Le Grand D&#233;rangement : les Anglais d&#233;portent les Acadiens en 1755&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;Tableau de Claude Picard
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Voici comment s'est pass&#233;e cette terrible d&#233;portation. En 1755, 1.800 soldats de la Nouvelle-Angleterre arrivent en Nouvelle-&#201;cosse, ancienne Acadie fran&#231;aise. Ce d&#233;barquement est suivi de la prise des forts fran&#231;ais par le g&#233;n&#233;ral Robert Monckton. Le gouverneur Charles Lawrence confisque les armes et les embarcations des Acadiens. En juin, il rencontre les d&#233;l&#233;gu&#233;s acadiens et exige que la population acadienne fasse un serment d'all&#233;geance &#224; la couronne britannique. Les Acadiens refusent de renier leur ancienne patrie et la religion catholique, et de porter les armes contre les soldats du Roi de France.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le gouverneur Lawrence d&#233;cr&#232;te la d&#233;portation des Acadiens au mois de juillet 1755 et les fait d&#233;porter dans les diff&#233;rentes colonies anglaises de la Nouvelle-Angleterre et aussi dans plusieurs villes anglaises comme Liverpool, Southampton ou Bristol. Des milliers d'Acadiens sont aussi d&#233;port&#233;s dans le Connecticut, &#224; New-York, le Maryland, la Pennsylvanie, la Caroline du Nord, la G&#233;orgie et le Massachusetts.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La d&#233;portation des Acadiens se fait surtout dans la r&#233;gion de Grand-Pr&#233;, de Port-Royal et aussi dans d'autres villages acadiens. On estime que plus de 10.000 Acadiens sont d&#233;port&#233;s vers les colonies anglaises d'Am&#233;rique. Les Acadiens qui tentaient de fuir sont massacr&#233;s par les soldats anglais. Les terres, les maisons et les biens des Acadiens sont confisqu&#233;s par les colons britanniques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les d&#233;port&#233;s sont tr&#232;s mal accueillis par les colonies anglaises et se trouvent dans des situations sanitaires et humaines tr&#232;s difficiles &#224; supporter et plusieurs milliers d'Acadiens d&#233;c&#232;dent suite &#224; des &#233;pid&#233;mies de variole comme au Massachusetts, &#224; des mauvais traitements et &#224; des massacres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Certains historiens am&#233;ricains estiment que, sur une population acadienne &#233;valu&#233;e entre 12.000 &#224; 18.000 habitants en 1755, de 7.500 &#224; 9.000 Acadiens p&#233;rissent lors de la d&#233;portation de 1755 &#224; 1763.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans les ann&#233;es suivant la d&#233;portation, plusieurs milliers d'Acadiens se r&#233;fugient au Nouveau-Brunswick, au Qu&#233;bec, en Louisiane, &#224; Saint-Domingue et aussi en France, &#224; Belle-Ile-en-Mer et dans la Vienne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A partir de 1773, plusieurs centaines d'Acadiens arrivent &#224; Ch&#226;tellerault avant de s'installer sur les terres du marquis de P&#233;russe des Cars, agronome et grand seigneur du Poitou, qui les accueillent pour d&#233;fricher et cultiver ses terres. Le seigneur poitevin leur fait construire des fermes qui vont constituer la fameuse &#171; ligne acadienne &#187; situ&#233;e sur la commune d'Archigny. La majorit&#233; de ces Acadiens ne peuvent s'adapter &#224; cette nouvelle vie et reprennent la direction du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-&#201;cosse mais o&#249; les meilleures terres ont entre temps &#233;t&#233; attribu&#233;es aux colons britanniques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Acadie contemporaine&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_99 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L400xH267/caraquet-977fb.jpg' width='400' height='267' alt='JPEG - 49 ko' style='height:267px;width:400px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;La ville de Caraquet, dans la p&#233;ninsule acadienne du Nouveau-Brunswick, se veut la capitale de tous les Acadiens&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;Photo : N. Pr&#233;vost
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Pendant plusieurs g&#233;n&#233;rations et jusqu'au 20&#232;me si&#232;cle, le peuple acadien se bat en permanence pour pouvoir vivre sur ses anciennes terres, parler fran&#231;ais, conserver sa religion catholique et ses traditions, dans un pays domin&#233; par la communaut&#233; anglo-canadienne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd'hui, au Nouveau-Brunswick, 250.000 Acadiens francophones ont pu conqu&#233;rir de nouveaux droits pour leur survie. Apr&#232;s le Qu&#233;bec, c'est la seconde province canadienne o&#249; le fran&#231;ais dispose du statut officiel et langue d'enseignement dans les &#233;coles, les lyc&#233;es et &#224; l'Universit&#233; de Moncton. Malheureusement, dans les autres provinces maritimes du Canada, la minorit&#233; acadienne est largement mise en minorit&#233; par la communaut&#233; anglophone, en Nouvelle-&#201;cosse, &#224; l'Ile du Prince-&#201;douard et &#224; Terre-Neuve.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd'hui, l'Acadie est avant tout une communaut&#233;, un pays virtuel, avec son histoire, sa culture, son hymne, son drapeau, mais ne poss&#233;dant pas un v&#233;ritable territoire. Il n'y a qu'au Qu&#233;bec, o&#249; les francophones peuvent v&#233;ritablement s'&#233;panouir culturellement et disposer d'une province dot&#233;e d'une large autonomie dans l'ensemble canadien, jouir de droits reconnus et de v&#233;ritables institutions, en attendant de prendre en mains leur destin national.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le peuple acadien a beaucoup souffert des guerres franco-anglaises et surtout de l'imp&#233;rialisme britannique. Il a &#233;t&#233; victime d'un v&#233;ritable g&#233;nocide de la part de la couronne britannique et du comportement anti-fran&#231;ais des colons anglais et des anglo-canadiens. Le peuple acadien repr&#233;sent&#233; par la Soci&#233;t&#233; Nationale des Acadiens serait en droit d'exiger des excuses officielles de la Reine d'Angleterre et des r&#233;parations mat&#233;rielles du gouvernement britannique. Une demande officielle d'un d&#233;put&#233; d'origine acadienne du Bloc Qu&#233;b&#233;cois a &#233;t&#233; d&#233;pos&#233; afin qu'il y ait une reconnaissance officielle par la couronne britannique de ce massacre historique. Le gouverneur g&#233;n&#233;ral du Canada, repr&#233;sentant &#224; Ottawa de la Reine d'Angleterre, a reconnu la d&#233;portation des Acadiens, mais sans offrir des excuses, attendues par le peuple acadien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La diaspora acadienne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En plus des 500.000 Acadiens des provinces maritimes du Canada, il y aurait 1 million d'Acadiens en Louisiane, 1 million en Nouvelle Angleterre, 1 million au Qu&#233;bec et plusieurs dizaines de milliers de Fran&#231;ais des provinces de l'Ouest seraient d'origine acadienne, soit plus de 3,5 millions dans le monde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une trentaine de villes du Qu&#233;bec sont peupl&#233;es par des milliers d'Acadiens. Aux &#201;tats-Unis, il y a des communaut&#233;s acadiennes au nord du Maine (Madawaska) ainsi que dans plusieurs villes de Nouvelle-Angleterre et en Floride. En Louisiane, une communaut&#233; importante vit dans la r&#233;gion d'Acadiana. En France, des communaut&#233;s acadiennes vivent en Bretagne, dans le Poitou, et aussi &#224; Saint-Pierre-et-Miquelon et en Guyane.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_96 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/acadie_maison.jpg' title='JPEG - 831.9 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L330xH220/acadie_maison_330-d099d.jpg' width='330' height='220' alt='JPEG - 831.9 ko' style='height:220px;width:330px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:330px;'&gt;&lt;strong&gt;Dans son po&#232;me &#201;vang&#233;line, &#233;crit au XIX&#232;me si&#232;cle, le po&#232;te am&#233;ricain Henry Longfellow restaure le souvenir de l'Acadie fran&#231;aise&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:330px;'&gt;Photo : N. Pr&#233;vost
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>45. Les minorit&#233;s francophones du Canada hors Qu&#233;bec</title>
		<link>https://frontenac-ameriques.org/la-francophonie-en-amerique/article/les-minorites-francophones-du</link>
		<guid isPermaLink="true">https://frontenac-ameriques.org/la-francophonie-en-amerique/article/les-minorites-francophones-du</guid>
		<dc:date>2015-11-07T16:33:51Z</dc:date>
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		<dc:creator>Alain Ripaux</dc:creator>



		<description>De l'Acadie &#224; l'Ontario, du Manitoba &#224; la Colombie-Britannique, des Territoires du Nord-Ouest au Yukon Selon le recensement de 2011, 7.274.090 Canadiens d&#233;clarent avoir le fran&#231;ais comme langue maternelle, soit 22 % de la population. Six millions de Canadiens francophones r&#233;sident au Qu&#233;bec, o&#249; ils constituent le principal groupe linguistique, et un autre million r&#233;side dans diff&#233;rentes r&#233;gions des autres provinces et territoires. La plupart des francophones hors-Qu&#233;bec r&#233;sident au Nouveau Brunswick, (...)

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&lt;a href="https://frontenac-ameriques.org/la-francophonie-en-amerique/" rel="directory"&gt;3. La francophonie en Am&#233;rique&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L135xH95/arton66-0cf6a.jpg' width='135' height='95' style='height:95px;width:135px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De l'Acadie &#224; l'Ontario, du Manitoba &#224; la Colombie-Britannique, des Territoires du Nord-Ouest au Yukon&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_117 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/png/drapeau_canada.png' title='PNG - 2.7 ko' type=&quot;image/png&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH75/drapeau_canada_150-9e1db.png' width='150' height='75' alt='PNG - 2.7 ko' style='height:75px;width:150px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Selon le recensement de 2011, 7.274.090 Canadiens d&#233;clarent avoir le fran&#231;ais comme langue maternelle, soit 22 % de la population. Six millions de Canadiens francophones r&#233;sident au Qu&#233;bec, o&#249; ils constituent le principal groupe linguistique, et un autre million r&#233;side dans diff&#233;rentes r&#233;gions des autres provinces et territoires. La plupart des francophones hors-Qu&#233;bec r&#233;sident au Nouveau Brunswick, mais aussi dans certaines r&#233;gions de l'Ontario et du sud du Manitoba. Contrairement aux francophones du Qu&#233;bec qui s'identifient comme Qu&#233;b&#233;cois, les francophones r&#233;sidant en dehors du Qu&#233;bec sont appel&#233;s Canadiens fran&#231;ais ou Franco-Canadiens. Par contre les francophones habitant les provinces du Nouveau Brunswick, de Nouvelle-&#201;cosse et de l'&#206;le-du-Prince-&#201;douard, correspondant &#224; l'ancienne Acadie, sont consid&#233;r&#233;s comme Acadiens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les Canadiens fran&#231;ais disposent dans tout le pays de journaux et de m&#233;dias francophones, d'&#233;coles et d'universit&#233;s, d'artistes et d'&#233;crivains. La cha&#238;ne Radio Canada (radio et t&#233;l&#233;vision) dispose de stations dans les diff&#233;rentes provinces et les Canadiens francophones peuvent recevoir des &#233;missions dans leur langue maternelle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les minorit&#233;s fran&#231;aises du Canada doivent &#234;tre vigilantes pour la d&#233;fense de leurs droits linguistiques et culturels. Ils sont parfois oblig&#233;s d'organiser des manifestations et faire des p&#233;titions aupr&#232;s des gouvernements provinciaux et de leurs &#233;lus. En 1997, une manifestation forte de 10.000 personnes est organis&#233;e &#224; Ottawa pour s'opposer &#224; la d&#233;cision du gouvernement provincial de l'Ontario de fermer l'h&#244;pital francophone Montfort. Dans un univers majoritairement anglophone, la d&#233;fense des francophones du Canada est un combat de tous les jours.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les minorit&#233;s francophones du Canada sont repr&#233;sent&#233;s &#224; l'Organisation internationale de la francophonie par le gouvernement f&#233;d&#233;ral canadien. Les Acadiens sont repr&#233;sent&#233;s par le gouvernement du Nouveau Brunswick. La province francophone du Qu&#233;bec est repr&#233;sent&#233;e par le gouvernement du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les francophones de l'Est (Acadie)&lt;/strong&gt;
&lt;span class='spip_document_114 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:150px;'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH100/drapeau_acadie_150-2fd81.png' width='150' height='100' alt=&quot;&quot; style='height:100px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les francophones du Nouveau Brunswick&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Nouveau-Brunswick est une province canadienne bord&#233;e par la c&#244;te Atlantique. La capitale est Fr&#233;d&#233;ricton. C'est la seule province du Canada officiellement bilingue. Les francophones sont surtout des Acadiens. Ils repr&#233;sentent 32 % de la population et sont au nombre de 240.000. Ils vivent surtout dans le nord et l'est de la province, pr&#232;s de la fronti&#232;re du Qu&#233;bec et sur la c&#244;te Atlantique. Les villages acadiens ont pour nom Bouctouche, Richibouctou, Truro, Lam&#232;que, Shippagan, Cobequid, Pizuiquid, etc. Ils vivent surtout de la p&#234;che au homard. Les principales villes sont Edmundston et Moncton qui sont bilingues. La ville de Moncton poss&#232;de une importante universit&#233; francophone.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les francophones de Nouvelle-&#201;cosse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Nouvelle-&#201;cosse est une province majoritairement anglophone. La capitale est Halifax. Les francophones sont au nombre de 35.000, soit 3,8 % de la population totale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avant la conqu&#234;te de la province par les britanniques, les Acadiens originaires du Poitou avaient fait souche dans la r&#233;gion de Port Royal. Les Acadiens, ayant refus&#233; de pr&#234;ter serment d'all&#233;geance au Roi d'Angleterre, Charles Lawrence, lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-&#201;cosse d&#233;cr&#233;ta le 28 juillet 1755 leur d&#233;portation dans les treize colonies anglaises d'Am&#233;rique. De 1755 &#224; 1764, plus de 10.000 Acadiens furent d&#233;port&#233;s et plusieurs milliers perdirent la vie du fait de mauvais traitements des troupes britanniques et d'&#233;pid&#233;mies dans les colonies anglaises. A partir de 1760, les colons de la Nouvelle Angleterre prennent possession des terres tr&#232;s fertiles des Acadiens. En 1764, les Acadiens furent autoris&#233;s de revenir en Nouvelle-&#201;cosse et le long de la c&#244;te du Nouveau Brunswick.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au cours du 19&#232;me si&#232;cle, les Acadiens obtinrent de nouveaux droits dans les provinces maritimes et fond&#232;rent des &#233;coles fran&#231;aises.
A l'occasion de la Convention acadienne de 1881, les Acadiens choisirent le 15 ao&#251;t comme Journ&#233;e nationale des Acadiens. En 1884, ils adopt&#232;rent un hymne national, l'Ave Maris Stella, et un drapeau acadien, tricolore fran&#231;ais avec l'&#233;toile de Marie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En d&#233;cembre 2003, Adrienne Clarkson, gouverneur g&#233;n&#233;rale du Canada, repr&#233;sentant la reine &#201;lisabeth II, d&#233;clara que la Couronne britannique reconnaissait les &#233;preuves du peuple acadien lors du &#171; Grand d&#233;rangement &#187; de 1755. Mais, le peuple acadien attend toujours les r&#233;parations et les d&#233;dommagements de l'Angleterre pour les massacres et les forfaits des troupes britanniques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les francophones de l'Ile du Prince &#201;douard&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Ile-du-Prince-&#201;douard est une province canadienne de l'Atlantique majoritairement anglophone. C'est la plus petite province du Canada. La capitale est Charlottetown. La population francophone est d'origine acadienne. Les 5.685 francophones de l'&#238;le repr&#233;sentent 4 % de la population totale de cette province. En 1603, Samuel de Champlain revendiqua l'&#238;le au nom du Roi de France et l'appela Ile Saint Jean. En 1720, plus de 300 colons fran&#231;ais vient s'&#233;tablir dans l'&#238;le. En 1748, la petite colonie fran&#231;aise de l'&#238;le Saint-Jean comptait 700 colons fran&#231;ais et acadiens. En 1749, plusieurs milliers d'Acadiens fuyant l'invasion de la Nouvelle-&#201;cosse par les Britanniques viennent se r&#233;fugier dans cette &#238;le fran&#231;aise. En 1752, la colonie comte 2800 habitants francophones. Suite &#224; la capitulation de la forteresse fran&#231;aise de Louisbourg en 1758, les Anglais envahissent l'&#238;le et les 3100 Acadiens furent d&#233;port&#233;s. Les 5.685 francophones pr&#233;sents aujourd'hui descendent des Acadiens qui sont revenus apr&#232;s le trait&#233; de Paris de 1763.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les francophones de Terre Neuve&lt;/strong&gt;
&lt;span class='spip_document_125 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:150px;'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH87/drapeau_terre_neuve-9a2b4.png' width='150' height='87' alt=&quot;&quot; style='height:87px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt;
La grande &#238;le de Terre Neuve se trouve &#224; l'entr&#233;e du Golfe du Saint Laurent. C'est la derni&#232;re province qui a rejoint la conf&#233;d&#233;ration canadienne en 1949. Colonie britannique depuis 1713, c'est une province &#224; grande majorit&#233; anglophone. Les francophones ne repr&#233;sentent que 0,6 % de la population totale, soit 3.015 habitants. Ils sont d'origine acadienne et bretonne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Terre Neuve a &#233;t&#233; une colonie fran&#231;aise de 1662 &#224; 1713. Dans le cadre du trait&#233; d'Utrecht, elle fut c&#233;d&#233;e &#224; l'Angleterre. Les droits de p&#234;che fran&#231;ais furent garantis par le trait&#233; de Paris de 1763. Ensuite, des villages de p&#234;che fran&#231;ais d'origine bretonne et acadienne prirent place clandestinement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'archipel fran&#231;ais de Saint-Pierre-et-Miquelon se trouve au sud de Terre Neuve.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les Franco-Ontariens&lt;/strong&gt;
&lt;span class='spip_document_119 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:150px;'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH101/drapeau_ontario-e7f6a.png' width='150' height='101' alt=&quot;&quot; style='height:101px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt;
Selon le recensement de 2006, il y avait 615.240 francophones de langue maternelle en Ontario, soit 4,2 % de la population ontarienne. Les Franco-Ontariens repr&#233;sentent la plus importante communaut&#233; francophone du Canada apr&#232;s celle du Qu&#233;bec. En pourcentage, la population francophone du Nouveau Brunswick repr&#233;sente 33 % de la population totale de cette province.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La population franco-ontarienne est concentr&#233;e principalement dans l'Est de l'Ontario et &#224; Ottawa, capitale f&#233;d&#233;rale canadienne, forte de 139.205 francophones. Dans le nord de l'Ontario, les Franco-Ontariens vivent surtout dans le Grand Sudbury, &#224; Timmins et dans de nombreuses petites villes. La r&#233;gion du Centre-sud de l'Ontario compte aussi un nombre important de francophones, surtout dans la r&#233;gion de Toronto. D'autres r&#233;gions de la province ont des populations francophones importantes comme Windsor, Penetanguishne et Welland.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les premiers Fran&#231;ais arrivent en 1610 dans le territoire qui va devenir l'Ontario. La grande majorit&#233; des francophones arrive dans la province au XIX&#232;me et au d&#233;but du XX&#232;me si&#232;cle, d'abord dans l'Est, le long de la rivi&#232;re des Outaouais, puis vers le Nord-Est. Diverses industries comme le chemin de fer, l'exploitation foresti&#232;re ou mini&#232;re attirent les francophones dans chacune de ces r&#233;gions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plusieurs institutions francophones catholiques sont fond&#233;es &#224; partir du XIX&#232;me si&#232;cle comme l'Association canadienne-fran&#231;aise de l'Ontario. Le journal &#171; Le Droit &#187; para&#238;t pour la premi&#232;re fois en 1913.
Pendant de nombreuses ann&#233;es, le gouvernement de l'Ontario ne donnait que tr&#232;s peu d'appuis &#224; la communaut&#233; francophone et la l&#233;gislation provinciale se d&#233;clarait hostile aux francophones. Les Franco-Ontariens ont &#233;t&#233; oblig&#233;s de faire instruire leurs enfants dans des &#233;tablissements catholiques. Une v&#233;ritable guerre scolaire, longue et difficile, a oppos&#233; pendant longtemps la communaut&#233; francophone aux institutions anglophones et orangistes. A partir des ann&#233;es 1970, les Franco-Ontariens obtiennent certains droits au niveau de l'enseignement en fran&#231;ais. L'Office des affaires francophones voit le jour en 1985. La cha&#238;ne francophone TV Ontario est cr&#233;&#233;e en 1987.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les Franco-Manitobains&lt;/strong&gt;
&lt;span class='spip_document_120 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:150px;'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH85/drapeau_manitoba-fd603.png' width='150' height='85' alt=&quot;&quot; style='height:85px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt;
Les francophones de la province canadienne du Manitoba sont au nombre de 51.146. La majorit&#233; des Franco-manitobains habite dans la r&#233;gion de Winnipeg, surtout dans les quartiers de Saint-Boniface, Saint-Vital et Saint-Norbert, la r&#233;gion de la rivi&#232;re Rouge ainsi que dans certains villages du sud de la province.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le site de Winnipeg a &#233;t&#233; explor&#233; par Pierre Gaultier de Varennes et de La V&#233;randrye en 1738. Par la suite, des Canadiens fran&#231;ais originaires de la Nouvelle France fondent des postes de traites et nomment plusieurs lieux. Ces colons francophones se marient avec des femmes am&#233;rindiennes et donnent naissance au peuple M&#233;tis. La colonie de la rivi&#232;re Rouge est fond&#233;e au confluent de la rivi&#232;re Rouge et de la rivi&#232;re Assiniboine. Les abb&#233;s Norbert Provencher et S&#233;v&#232;re Dumoulin s'y &#233;tablissent en 1818 avec des colons canadiens. Saint-Boniface devient la capitale de la colonie. Au milieu du XIX&#232;me si&#232;cle, les M&#233;tis r&#233;sistent au monopole de la Compagnie de la Baie d'Hudson et ensuite au gouvernement du Canada.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une partie de la population se disperse ensuite dans l'Ouest canadien et un grand nombre de francophones s'&#233;tablissent dans les provinces de l'Ouest durant la seconde moiti&#233; du XIX&#232;me si&#232;cle. Ce sont des Qu&#233;b&#233;cois, des Acadiens et aussi des Belges, des Suisses et des Fran&#231;ais. La colonie devient le Manitoba &#224; la suite d'un mouvement populaire men&#233; par Louis Riel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Acte du Manitoba reconna&#238;t la dualit&#233; linguistique de la nouvelle province. L'immigration massive de Britanniques et de Canadiens anglophones entre 1870 et 1885 rel&#232;gue les Franco-manitobains au rang de minorit&#233;, ne comptant plus que 10 % de la population. En 1890, l'Assembl&#233;e l&#233;gislative du Manitoba d&#233;clare la province officiellement anglophone. Cette loi sera jug&#233;e inconstitutionnelle par la Cour supr&#234;me du Canada en 1978.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A partir des ann&#233;es 1980, les Franco-manitobains recouvrent certains droits en particulier au niveau de l'enseignement et de la reconnaissance officielle du fran&#231;ais. Louis Riel est reconnu comme fondateur du Manitoba. L'association d'&#233;ducation des canadiens-fran&#231;ais du Manitoba devient la Soci&#233;t&#233; franco-manitobaine en 1968. Toutes les lois de la province sont d&#233;clar&#233;es inconstitutionnelles par la Cour supr&#234;me du Canada en 1985 car elles ont &#233;t&#233; adopt&#233;es uniquement en anglais. Avec la politique de bilinguisme et de biculturalisme de Pierre Eliott Trudeau, premier ministre canadien, le fran&#231;ais et les francophones retrouvent une nouvelle existence officielle dans la province du Manitoba.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En France, le nom de Louis Riel est pratiquement inconnu. C'&#233;tait un homme politique canadien-fran&#231;ais, chef du peuple m&#233;tis dans les provinces canadiennes de l'Ouest et fondateur de la province du Manitoba. Il a dirig&#233; deux mouvements de r&#233;sistance contre le gouvernement f&#233;d&#233;ral canadien dans le but de prot&#233;ger les droits et la culture du peuple M&#233;tis. La premi&#232;re r&#233;volte est la r&#233;bellion de la Rivi&#232;re rouge, de 1869 &#224; 1870. Le gouvernement provisoire, &#233;tabli par Louis Riel, n&#233;gocie l'entr&#233;e du Manitoba dans la Conf&#233;d&#233;ration canadienne. Apr&#232;s un exil de plusieurs ann&#233;es aux &#201;tats-Unis, Louis Riel revient en 1884 dans la province de la Saskatchewan pour pr&#233;senter les dol&#233;ances du peuple m&#233;tis. Cette r&#233;sistance d&#233;g&#233;n&#232;re en r&#233;bellion arm&#233;e connue sous le nom de R&#233;bellion du Nord-Ouest. Celle-ci fut &#233;cras&#233;e par le gouvernement f&#233;d&#233;ral canadien et se conclut par l'arrestation, le proc&#232;s puis la pendaison de Louis Riel pour trahison. Ce d&#233;fenseur du peuple m&#233;tis deviendra un v&#233;ritable h&#233;ros pour les Canadiens fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les Fransaskois&lt;/strong&gt;
&lt;span class='spip_document_121 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:150px;'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH75/drapeau_saskatchewan-c55cb.png' width='150' height='75' alt=&quot;&quot; style='height:75px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt;
La Saskatchewan est une province de l'Ouest du Canada, situ&#233;e entre le Manitoba et l'Alberta, les Territoires du Nord-Ouest au nord et les &#201;tats du Montana et du Dakota au sud. Elle s'&#233;tend sur une superficie de 651 900 km2, avec une population de 1.010.146 habitants dont la plupart habitent au sud de la province. Sa capitale est R&#233;gina. Selon le recensement f&#233;d&#233;ral de 2001, les Fran&#231;ais repr&#233;sentent 12,4 % de la population totale. Les francophones sont au nombre de 16.060 personnes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avant l'arriv&#233;e des Europ&#233;ens, la Saskatchewan est peupl&#233;e par les Athabascans, les Algonquiens et les Sioux. Le premier &#233;tablissement europ&#233;en est un comptoir de la Compagnie de la Baie d'Hudson en 1774. Le peuplement de la r&#233;gion commence surtout pendant les ann&#233;es 1870 gr&#226;ce &#224; la construction du Canadien Pacifique et &#224; la concession de terres gratuites aux nouveaux colons venus de plusieurs pays europ&#233;ens. Les autorit&#233;s f&#233;d&#233;rales canadiennes et la Police mont&#233;e d&#233;placent les peuples autochtones par la force vers des r&#233;serves. La Saskatchewan devient une province en 1905.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd'hui, la majorit&#233; de la population est compos&#233;e de descendants de Fran&#231;ais, d'Anglais, d'Allemands, d'&#201;cossais, d'Irlandais et de peuples venant de l'Europe de l'Est. L'&#233;conomie de la province repose sur la culture du bl&#233;, du colza, du seigle, de l'avoine et de l'orge. L'exploitation foresti&#232;re est importante dans le nord de la Saskatchewan. L'industrie mini&#232;re est importante et la province dispose d'importants gisements d'uranium, de p&#233;trole de potasse et de gaz naturel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les Franco-Albertains&lt;/strong&gt;
&lt;span class='spip_document_123 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:150px;'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH93/drapeau_alberta-4fcea.png' width='150' height='93' alt=&quot;&quot; style='height:93px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt;
L'Alberta est l'une des provinces de l'Ouest du Canada. Sa capitale est Edmonton ; les grandes villes sont : Calgary, Grande Prairie, Medicine Hat, Red Deer et Lethbridge. L'Alberta est le plus riche des dix provinces canadiennes. Elle fournit 70 % du p&#233;trole et du gaz naturel exploit&#233; par le Canada. En 2011, la population &#233;tait de 3.645.257 habitants. La population est majoritairement anglophone. 65.995 personnes parlent le fran&#231;ais comme premi&#232;re langue et 205.000 personnes peuvent parler notre langue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A partir de 1731, les Fran&#231;ais furent les premiers Europ&#233;ens &#224; s'&#233;tablirent le long des cours d'eau et dans les postes de traite. En 1905, l'Alberta a re&#231;u le statut de province canadienne avec Edmonton comme capitale. L'Alberta est le plus grand producteur canadien de p&#233;trole et poss&#232;de la deuxi&#232;me r&#233;serve mondiale de p&#233;trole brut, derri&#232;re l'Arabie saoudite. Elle poss&#232;de aussi des r&#233;serves importantes de gaz naturel, de charbon et de nombreuses industries de raffinage de p&#233;trole pour des clients du monde entier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les Franco-Colombiens&lt;/strong&gt;
&lt;span class='spip_document_124 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:150px;'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH75/drapeau_colombie_britannique-14232.png' width='150' height='75' alt=&quot;&quot; style='height:75px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt;
La Colombie Britannique est la plus occidentale des provinces canadiennes. Elle longe la c&#244;te Pacifique du Canada. La capitale de la province est Victoria, &#224; l'extr&#233;mit&#233; sud-est de l'&#238;le de Vancouver. La principale m&#233;tropole est Vancouver. La province est peupl&#233;e de 4.400.057 habitants en 2011 majoritairement anglophones. Les francophones sont tr&#232;s minoritaires, au nombre de 70.755 habitants, soit 1,6 % de la population totale. La province est peupl&#233;e &#233;galement d'une communaut&#233; chinoise importante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les Canadiens fran&#231;ais ont particip&#233; en grande mesure dans les explorations et au d&#233;veloppement de la Colombie Britannique, gr&#226;ce au r&#244;le de la Compagnie du Nord-Ouest et de la Compagnie de la Baie d'Hudson. Avant 1858, quand commen&#231;a la ru&#233;e vers l'or, les Canadiens fran&#231;ais formaient la population la plus nombreuse de la partie occidentale du Canada de ce qui est aujourd'hui la Colombie Britannique. Apr&#232;s la construction du chemin de fer transcontinental, une petite communaut&#233; d'ouvriers francophones s'installa &#224; Hatzie Prairie. En 1910, la communaut&#233; francophone de Maillardville fut fond&#233;e par les colons Qu&#233;b&#233;cois dans la r&#233;gion de Coquitlam. La Colombie Britannique devint la sixi&#232;me province du Canada le 20 juillet 1871, &#224; la suite de la promesse du dominion de construire une ligne de chemin de fer reliant la c&#244;te du Pacifique aux provinces de l'est. Le Canadien Pacifique traversant les montagnes Rocheuses fut difficilement construit entre 1871 et 1885.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'&#233;conomie de la Colombie Britannique est historiquement li&#233;e aux ressources naturelles : exploitation foresti&#232;re, extraction de min&#233;raux et p&#234;che. La province est r&#233;put&#233;e pour ses paysages montagneux et ses fjords spectaculaires. Elle attire chaque ann&#233;e de nombreux touristes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les Franco-T&#233;nois&lt;/strong&gt;
&lt;span class='spip_document_126 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:150px;'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH100/drapeau_franco_tenois-36960.png' width='150' height='100' alt=&quot;&quot; style='height:100px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt;
Les Territoires du Nord-Ouest sont un des territoires du Canada. Ils recouvrent la partie nord du Canada, entre les deux autres territoires, le Yukon &#224; l'ouest et le Nunavut &#224; l'est. Avec plus de 1.300.000 km&#178;, c'est la troisi&#232;me plus grande entit&#233; du pays, apr&#232;s le Nunavut et le Qu&#233;bec. Parmi ses caract&#233;ristiques g&#233;ographiques, il faut citer
Le Grand lac de l'Ours, le Grand lac des Esclaves, le fleuve Mackenzie et les canyons de la r&#233;serve du parc national de la Nahanni. Il est en grande partie recouvert par la ta&#239;ga. En 2009, sa population est estim&#233;e &#224; 42.940 habitants. Les francophones de ce territoire canadien, appel&#233;s Franco-T&#233;nois, sont au nombre de 1.175 habitants, soit 2,9 % de la population totale. Sur le plan ethnique, les Fran&#231;ais repr&#233;sentent 10,4% de la population totale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La partie m&#233;ridionale Des Territoires du Nord-Ouest conna&#238;t un climat subarctique tandis que le nord subit un climat polaire. Dans le sud, les &#233;t&#233;s sont courts mais relativement chauds. Les hivers sont longs et froid. Dans le nord, les temp&#233;ratures descendent jusqu'&#224; -50 &#176;C en hiver, mais elles peuvent monter au-dessus de -10&#176;C le jour. La majorit&#233; des habitants est concentr&#233;e au sud de la limite des arbres, o&#249; la terre est recouverte de for&#234;ts et le sol est riche en minerais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis 1967, la capitale des Territoires du Nord-Ouest est Yellowknife, sur la rive du Grand lac des Esclaves. Elle regroupe la moiti&#233; des habitants du territoire. Cinq autres communaut&#233;s comptent plus de 1.000 habitants. 28 autres communaut&#233;s comptent moins de 1.000 habitants. La densit&#233; de la population est extr&#234;mement faible, avec 0,036 habitants par km2, 100 fois moins que la densit&#233; moyenne du Canada.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les Territoires du Nord Ouest ont moins de droits qu'une province canadienne. Le commissaire des Territoires est le chef de l'ex&#233;cutif. Il repr&#233;sente le gouvernement f&#233;d&#233;ral canadien. L'&#233;conomie des Territoires du Nord-Ouest repose sur l'exploitation mini&#232;re : or, diamant, gaz naturel, p&#233;trole, argent, nickel et tungst&#232;ne.
L'agriculture est pratiquement impossible, mais il existe des activit&#233;s de p&#234;che &#224; la truite. Du fait de leur taille et de leur situation g&#233;ographique, les transports dans ce vaste territoire sont souvent difficiles et les d&#233;placements se font g&#233;n&#233;ralement par la voie a&#233;rienne et les a&#233;roports sont nombreux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les Franco-Yukonnais&lt;/strong&gt;
&lt;span class='spip_document_127 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:150px;'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH75/drapeau_yukon-3f2ae.png' width='150' height='75' alt=&quot;&quot; style='height:75px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt;
Le Yukon est un des territoires du Canada. Situ&#233; dans la partie nord-ouest du pays, &#224; la fronti&#232;re avec l'Alaska, le Yukon couvre une superficie de 480.000 Km&#178;. Il tire son nom du fleuve Yukon.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Yukon a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; en 1898 &#224; partir de la r&#233;gion occidentale des Territoires-du-Nord-Ouest afin de r&#233;pondre &#224; la croissance de la population lors de la ru&#233;e vers l'or du Klondike. En 2009, la population de ce territoire canadien s'&#233;l&#232;ve &#224; 31 530 habitants. Les francophones de ce territoire canadien sont appel&#233;s Franco-Yukonnais. Ils sont au nombre de 1.630 habitants, soit 4,8 % de la population totale. Le climat de la majeure partie du Yukon est subarctique avec des hivers longs et froids et des &#233;t&#233;s courts et chauds. Le Yukon est tr&#232;s peu peupl&#233; avec un peu plus de 30.000 habitants sur un territoire grand comme la Su&#232;de. La capitale, White Horse, h&#233;berge les deux tiers de la population du territoire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En ao&#251;t 1896, une &#233;quipe de chercheurs d'or d&#233;couvre le minerai pr&#233;cieux dans la Bonanza Creek, un affluent du Klondike. Pendant l'hiver et le printemps 1897-1898, de 30.000 &#224; 40.000 personnes atteignent les gisements aurif&#232;res du Klondike. Pour contr&#244;ler cet afflux de population, le gouvernement canadien d&#233;cide de cr&#233;er un territoire distinct en 1898. Apr&#232;s la ru&#233;e vers l'or, la population du Yukon d&#233;cro&#238;t rapidement. D'autres exploitations mini&#232;res se d&#233;veloppent ensuite comme l'argent et le cuivre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les Franco-Nunavois&lt;/strong&gt;
&lt;span class='spip_document_750 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:360px;'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L360xH216/Drapeau_Nunavut-f22b6.png' width='360' height='216' alt=&quot;&quot; style='height:216px;width:360px;' /&gt;&lt;/span&gt;
Le Nunavut est un territoire inukophone du Canada. C'est le plus jeune et le plus grand des territoires du Canada. Il fut s&#233;par&#233; des immenses territoires du Nord-Ouest le 1er avril 1999 par la loi sur le Nunavut. C'est maintenant un territoire distinct. Nunavut signifie &#171; notre terre &#187; en inuktitut, la langue des Inuits. D'une superficie de plus de 2 000 000 de km2 dont 160 935 km2 de lacs et de rivi&#232;res, ce vaste territoire est situ&#233; &#224; l'extr&#233;mit&#233; nord du Canada, imm&#233;diatement &#224; l'ouest de baie d'Hudson, ainsi que la majeure partie de l'archipel arctique canadien et sur les &#238;les de la baie d'Hudson, James et Ungava.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Nunavut est travers&#233; par le Passage du nord-ouest. Celui-ci est emprunt&#233; par les navires p&#233;troliers et de marchandises de nombreuses nations qui consid&#232;rent ces eaux libres. Cette situation est l'objet d'un enjeu &#233;conomique important pour le Canada qui revendique sa souverainet&#233; sur ses eaux int&#233;rieures.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La toundra arctique recouvre quasiment tout le Nunavut. La v&#233;g&#233;tation du territoire comprend de rares baies, des lichens, des saules arctiques, des herbes dures et de petits buissons de saules. La densit&#233; de la population du Nunavut est la plus faible du monde. La capitale du Nunavut est Iqualuit (anciennement Frobisher Bay) sur l'&#238;le de Baffin &#224; l'est. Avec 6.200 habitants, c'est la plus grande ville du territoire et il existe 26 communaut&#233;s reconnues. En 2009, la population du Nunavut est estim&#233;e &#224; 31.556 habitants, c'est le moins peupl&#233; des territoires du Canada avec une superficie &#233;quivalente &#224; celle de l'Europe occidentale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La population est touch&#233;e par des probl&#232;mes sociaux importants : ch&#244;mage, p&#233;nurie de logements, d&#233;linquance, alcoolisme et suicides.
Les langues officielles du Nunavut sont l'Inuktitut, l'Inuinanaqtun, l'anglais et le fran&#231;ais. Les anglophones sont au nombre de 7.765 et les francophones sont seulement 370.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Texte extrait du livre d'Alain Ripaux, &lt;i&gt;La France en Am&#233;rique du Nord et en Outre-mer&lt;/p&gt;
&lt;/h3&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>70. Deux-cents ans de relations entre la France et les &#201;tats-Unis</title>
		<link>https://frontenac-ameriques.org/histoire-et-memoire/article/200-ans-de-relations-entre-la</link>
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		<dc:date>2015-02-01T20:59:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain Ripaux</dc:creator>



		<description>Les relations entre la France et les &#201;tats-Unis ont commenc&#233; avant la guerre d'ind&#233;pendance. Les Fran&#231;ais sont parmi les premiers Europ&#233;ens &#224; avoir explor&#233; les c&#244;tes am&#233;ricaines et l'int&#233;rieur du continent, les grands fleuves, les grands lacs et le delta du Mississipi. Louis Jolliet et le P&#232;re Jacques Marquette entrant dans le Mississipi le 17 juin 1673 (toile ornant la Villa Louis &#224; Prairie-du-Chien, Wisconsin) De nombreux explorateurs et missionnaires fran&#231;ais ont visit&#233; le continent nord-am&#233;ricain (...)

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&lt;a href="https://frontenac-ameriques.org/histoire-et-memoire/" rel="directory"&gt;4. Histoire et m&#233;moire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH108/arton55-7e93d.jpg' width='150' height='108' style='height:108px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les relations entre la France et les &#201;tats-Unis ont commenc&#233; avant la guerre d'ind&#233;pendance. Les Fran&#231;ais sont parmi les premiers Europ&#233;ens &#224; avoir explor&#233; les c&#244;tes am&#233;ricaines et l'int&#233;rieur du continent, les grands fleuves, les grands lacs et le delta du Mississipi.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_729 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L500xH360/Louis_Jolliet_et_Jacques_Marquette_Mississipi_1673-95740.png' width='500' height='360' alt=&quot;&quot; style='height:360px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;Louis Jolliet et le P&#232;re Jacques Marquette entrant dans le Mississipi le 17 juin 1673 (toile ornant la Villa Louis &#224; Prairie-du-Chien, Wisconsin)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De nombreux explorateurs et missionnaires fran&#231;ais ont visit&#233; le continent nord-am&#233;ricain comme Louis Jolliet et le P&#232;re Marquette. Aujourd'hui, plus de 13 millions d'am&#233;ricains sont d'origine fran&#231;aise et plus de 2 millions parlent encore le fran&#231;ais en Louisiane et en Nouvelle-Angleterre. Plusieurs villes des &#201;tats-Unis ont &#233;t&#233; fond&#233;es par les Fran&#231;ais comme la Nouvelle-Orl&#233;ans ou D&#233;troit. Des fleuves, des rivi&#232;res, des lacs et de nombreux lieux ont &#233;t&#233; nomm&#233;s par des Fran&#231;ais. Des &#233;crivains fran&#231;ais ont visit&#233; et &#233;crits des livres sur l'Am&#233;rique comme Chateaubriand ou Alexis de Tocqueville.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Le soutien de la France dans la guerre d'ind&#233;pendance&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s le trait&#233; humiliant de 1763 o&#249; la France perd le Canada et tout son empire colonial, le gouvernement royal de Versailles d&#233;cide de soutenir les insurg&#233;s am&#233;ricains dans leur combat contre l'Angleterre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s la d&#233;claration d'ind&#233;pendance du 4 juillet 1776, le Congr&#232;s am&#233;ricain envoit Benjamin Franklin en France. Il d&#233;barque &#224; Auray avant de se rendre &#224; Nantes puis &#224; Paris afin d'obtenir de l'aide pour les insurg&#233;s. Il souhaite recruter des officiers et demander une alliance militaire. La victoire des r&#233;volutionnaires am&#233;ricains &#224; Saratoga en 1777 d&#233;cide la France &#224; signer un trait&#233; de commerce et une alliance militaire en f&#233;vrier 1778. La France est le premier pays &#224; reconna&#238;tre officiellement les &#201;tats-Unis d'Am&#233;rique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Fayette est de nos jours la figure embl&#233;matique de cette politique pro-am&#233;ricaine et anti-britannique. Pour soutenir les combats des insurg&#233;s, la France envoie des troupes, des armes et sa flotte en Am&#233;rique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'amiral Charles-Henri d'Estaing arriva &#224; la t&#234;te d'une flotte et combat aux c&#244;t&#233;s du g&#233;n&#233;ral Sullivan. En 1780, le comte de Rochambeau vient renforcer le corps exp&#233;ditionnaire fran&#231;ais. Les forces navales fran&#231;aises participent &#224; la bataille de la baie de Chesapeake et permirent la victoire de Yorktown en octobre 1781, qui est d&#233;cisive pour la victoire des Franco-am&#233;ricains.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avant l'arriv&#233;e de La Fayette et l'engagement officiel de la France, Armand-Charles Tuffin, marquis de La Rou&#235;rie, s'engage dans l'arm&#233;e de Whashington avec le grade de colonel sous le nom de colonel Armand. Au printemps 1778, La Rou&#235;rie obtient l'autorisation du Congr&#232;s de cr&#233;er une l&#233;gion de &#171; Chasseurs libres et ind&#233;pendants &#187; forte de 452 hommes et 14 officiers, plac&#233;e sous ses ordres mais prise en charge financi&#232;rement par le Congr&#232;s. En 1781, l'intervention de la flotte fran&#231;aise contribue grandement &#224; la victoire de Yorktown et met fin &#224; la Guerre d'ind&#233;pendance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_725 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L500xH330/Bataille_de_Yorktown-64465.jpg' width='500' height='330' alt=&quot;&quot; style='height:330px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;La victoire franco-am&#233;ricaine contre les Anglais lors de la bataille de Yorktown de 1781 (tableau de John Trumbull, 1820)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le trait&#233; de paix entre la Grande Bretagne et ses anciennes colonies ainsi que la reconnaissance de l'ind&#233;pendance des &#201;tats-Unis sont sign&#233;s &#224; Paris en 1783.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s le trait&#233; de paix de 1783, deux grands partis politiques se forment aux &#201;tats-Unis : les r&#233;publicains-d&#233;mocrates, francophiles et les f&#233;d&#233;ralistes qui souhaitent renouer des liens avec la Grande-Bretagne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les &#233;v&#232;nements de la R&#233;volution am&#233;ricaine vont trouver un certain &#233;chos en France, surtout parmi la noblesse et la bourgeoisie &#233;clair&#233;e.
Comme les autres officiers du corps exp&#233;ditionnaire fran&#231;ais, le marquis de La Fayette rentre en France. Il va jouer un certain r&#244;le pendant la R&#233;volution fran&#231;aise.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La vente de la Louisiane&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Par la convention du 30 avril 1804, le premier consul Napol&#233;on Bonaparte vend la Louisiane et la ville de La Nouvelle-Orl&#233;ans aux &#201;tats-Unis pour la somme de 80 millions de francs, ce qui est une somme tr&#232;s importante pour l'&#233;poque. Mais, la jeune R&#233;publique am&#233;ricaine a re&#231;u de la part de la France un territoire immense repr&#233;sentant dix &#201;tats am&#233;ricains actuels, ce qui permet sa formidable expansion vers l'Ouest.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_726 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L377xH563/Louisiane_Purchase_Place_d_Armes-98d99.jpg' width='377' height='563' alt=&quot;&quot; style='height:563px;width:377px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;C&#233;r&#233;monie le 10 mars 1804 sur la Place d'Armes &#224; La Nouvelle-Orl&#233;ans c&#233;l&#233;brant le transfert de la ville de la France aux &#201;tats-Unis (tableau de Thure de Thulstrup)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1812, les Am&#233;ricains tentent d'envahir le Canada, mais sont repouss&#233;s par les troupes britanniques qui incendient les principales villes de la c&#244;te Est.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1831, apr&#232;s un voyage de neuf mois aux &#201;tats-Unis, Alexis de Tocqueville, publie &#224; son retour en France, &lt;i&gt;De la d&#233;mocratie en Am&#233;rique&lt;/i&gt;, un ouvrage sur le syst&#232;me politique et social am&#233;ricain qui devient un succ&#232;s en Europe et aux &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Gustave de Beaumont publie &lt;i&gt;Marie, ou l'esclavage aux &#201;tats-Unis&lt;/i&gt;, un roman sur la condition des esclaves noirs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1848, de nombreux Fran&#231;ais partent en Californie pour faire fortune et participent &#224; la ru&#233;e vers l'or. A cette &#233;poque, San Francisco compte pr&#232;s de 5 000 Fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La guerre de S&#233;cession&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Comme les autres pays europ&#233;ens, la France tient &#224; rester neutre dans la guerre de S&#233;cession qui ravage les &#201;tats-Unis de 1861 &#224; 1865.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais de nombreux Fran&#231;ais prennent part aux combats de la guerre de S&#233;cession : 14 000 dans le Sud et 12 000 dans le Nord. Certains r&#233;giments de Fran&#231;ais se distinguent dans les deux camps, comme les &#171; Gardes Lafayette &#187; pour les Yankees et &#171; Lafayette du Sud &#187; pour les Conf&#233;d&#233;r&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La statue de la Libert&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 10 mai 1876, le sculpteur fran&#231;ais Auguste Bartholdi expose &#224; l'Exposition Universelle de Philadelphie &#171; la torche de la Libert&#233; &#187;. Construite et m&#234;me totalement assembl&#233;e &#224; Paris, la Statue de la Libert&#233; est ensuite d&#233;mont&#233;e et mise en pi&#232;ces d&#233;tach&#233;es dans les caisses exp&#233;di&#233;es &#224; New York. Elle est finalement inaugur&#233;e le 28 octobre 1886.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_728 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L500xH624/Tete_de_la_Statue_de_la_Liberte_Paris_1878-7f7c9.jpg' width='500' height='624' alt=&quot;&quot; style='height:624px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;La t&#234;te de la Statue de Libert&#233;, expos&#233;e &#224; Paris au Champ-de-Mars lors de l'exposition universelle de 1878&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La Premi&#232;re guerre mondiale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'opinion publique am&#233;ricaine est plut&#244;t favorable aux alli&#233;s en raison des horreurs commises par les troupes allemandes. Au d&#233;but, le gouvernement des &#201;tats-Unis observe une stricte neutralit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En janvier 1915, puis en janvier 1916, Edward House est charg&#233; par le pr&#233;sident Wilson de mettre en place une conf&#233;rence de paix, mais cette m&#233;diation am&#233;ricaine sera un &#233;chec. La guerre permet aux &#201;tats-Unis d'exporter des produits manufactur&#233;s et des armes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1915, les sous-marins allemands torpillent le paquebot &#171; Lusitania &#187; et les &#201;tats-Unis rompent leurs relations diplomatiques avec l'Allemagne. Le 19 mars 1917, les sous-marins allemands coulent le &#171; Viligentia &#187;. Le 2 avril 1917, le pr&#233;sident Wilson fait voter la d&#233;claration de guerre par le S&#233;nat. Une commission d'enqu&#234;te de 1936 estimera que l'entr&#233;e en guerre des &#201;tats-Unis a &#233;t&#233; motiv&#233;e pour des raisons &#233;conomiques li&#233;es &#224; la dette des Alli&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans les mois qui suivent, les soldats am&#233;ricains d&#233;barquent en France et se dirigent vers la zone des combats. Pendant l'&#233;t&#233; 1918, ils prennent place dans les tranch&#233;es et participent aux combats de la Grande guerre. Plus de 300 anciens combattants am&#233;ricains ont &#233;t&#233; d&#233;cor&#233;s de la l&#233;gion d'honneur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s la guerre, les relations entre l'Am&#233;rique et la France sont souvent difficiles. Les &#201;tats-Unis exigent le paiement des dettes de guerre, int&#233;r&#234;ts compris, sans aucune n&#233;gociation. La France d&#233;cide d'occuper la Ruhr pour tenter de payer sa dette.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A cette &#233;poque, la culture am&#233;ricaine commence &#224; s'implanter en Europe avec le jazz, le cin&#233;ma et certains romanciers. Les &#233;lites am&#233;ricaines appr&#233;cient la culture fran&#231;aise : la mode, la litt&#233;rature, la philosophie, le th&#233;&#226;tre, l'art et la gastronomie fran&#231;aise.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La seconde guerre mondiale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 16 juin 1940, les &#201;tats-Unis rejettent la demande d'assistance militaire adress&#233;e par Paul Reynaud. Au d&#233;but de la guerre, les Am&#233;ricains ne disposent pas d'une arm&#233;e suffisante pour entrer dans le conflit et pr&#233;f&#232;rent rester neutres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 16 septembre 1940, le pr&#233;sident Roosevelt r&#233;tablit la conscription et commence &#224; engager l'industrie dans l'effort de guerre. Le 11 mars 1941, le pr&#233;sident am&#233;ricain obtient du Congr&#232;s la permission d'approvisionner les alli&#233;s en armement. Suite &#224; l'attaque japonaise &#224; Pearl Harbour, le 7 d&#233;cembre 1941, les &#201;tats-Unis d&#233;cident d'entrer dans la 2&#232;me guerre mondiale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le pr&#233;sident Roosevelt entretient des relations diplomatiques avec le gouvernement de Vichy du Mar&#233;chal P&#233;tain. Il n'appr&#233;cie pas le style et l'action du g&#233;n&#233;ral de Gaulle, mais c'est r&#233;ciproque. Pendant toute la guerre, les relations entre la France Libre et les &#201;tats-Unis seront tr&#232;s difficiles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le chef de la France Libre sera oubli&#233; aux accords de Yalta. Mais, le Mar&#233;chal de Lattre de Tassigny repr&#233;sentera la France &#224; Berlin le 8 mai 1945 lors de la capitulation de l'Allemagne et la France pourra disposer d'une zone d'occupation en Allemagne comme les autres pays alli&#233;s. La France pourra obtenir l'un des cinq fauteuils de membre permanent du Conseil de s&#233;curit&#233; de l'ONU.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme pour les autres pays europ&#233;ens lib&#233;r&#233;s, Roosevelt avait pr&#233;vu de placer la France sous l'administration am&#233;ricaine de l'AMGOT . Le g&#233;n&#233;ral de Gaulle s'y oppose cat&#233;goriquement et r&#233;ussit &#224; imposer l'administration du gouvernement provisoire de la R&#233;publique fran&#231;aise sur l'ensemble du territoire national. Devant la popularit&#233; du g&#233;n&#233;ral, Roosevelt reconna&#238;t la l&#233;gitimit&#233; du gouvernement provisoire de la R&#233;publique, mais il restera toujours tr&#232;s m&#233;fiant &#224; l'&#233;gard du chef de la France Libre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_730 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L500xH220/Billet_de_100_francs_de_l_AMGOT-f4f64.jpg' width='500' height='220' alt=&quot;&quot; style='height:220px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;Billet de 100 francs &#233;tabli par l'AMGOT en 1944&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1945, la France ruin&#233;e et &#233;puis&#233;e par la guerre accepte le plan Mashall et la doctrine Truman avec les pr&#234;ts de la Banque mondiale et les contr&#244;les du FMI.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;L'occupation militaire am&#233;ricaine en France&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En janvier 1946, le g&#233;n&#233;ral de Gaulle quitte le pouvoir et regagne sa maison de Colombey-les-deux-&#201;glises pour &#233;crire ses &lt;i&gt;M&#233;moires de guerre&lt;/i&gt;. Malgr&#233; une forte repr&#233;sentation communiste, le r&#233;gime parlementaire de la IV&#232;me R&#233;publique est tr&#232;s proam&#233;ricain.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En f&#233;vrier 1948, le gouvernement fran&#231;ais autorise le transit et le s&#233;jour sur son sol des troupes am&#233;ricaines. Les &#201;tats-Unis redoutent une offensive sovi&#233;tique sur l'Europe et envoient plusieurs bataillons &#224; Saint-Nazaire et Bordeaux. Le 4 avril 1949, les Am&#233;ricains, la France et dix autres pays occidentaux signent l'accord cr&#233;ant l'Organisation du Trait&#233; de l'Atlantique Nord (OTAN).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La France et les autres pays europ&#233;ens perdent leur influence diplomatique sur la sc&#232;ne internationale. En 1954, la France perd la guerre d'Indochine et s'engage dans le conflit alg&#233;rien. Selon les d&#233;clarations des ministres socialistes, c'est une simple op&#233;ration de maintien de l'ordre. Fran&#231;ois Mitterrand d&#233;clare : &#171; l'Alg&#233;rie c'est la France &#187;. La crise de Suez de 1956 montre bien que rien ne peut se faire sans l'aval du grand fr&#232;re am&#233;ricain. Les &#201;tats-Unis se d&#233;couvrent anticolonialistes et critiquent ouvertement l'intervention militaire de la France en Alg&#233;rie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1958, la France abrite sur son sol de nombreux camps militaires am&#233;ricains et plus de 100 000 soldats et civils de l'US Army vivent comme en Am&#233;rique. La France &#171; occup&#233;e &#187; vit &#224; l'heure am&#233;ricaine et les produits am&#233;ricains commencent &#224; envahir la vie des Fran&#231;ais : langue anglaise, culture, films, musique, boissons, nourriture, v&#234;tements, etc&#8230; Les Fran&#231;ais sont de plus en plus irrit&#233;s par cette pr&#233;sence am&#233;ricaine envahissante. Les &#171; lib&#233;rateurs &#187; de juin 1944 deviennent des &#171; Imp&#233;rialistes &#187;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Le retour du G&#233;n&#233;ral de Gaulle&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le retour au pouvoir du g&#233;n&#233;ral de Gaulle est un coup tr&#232;s dur &#224; supporter par la Maison Blanche. Le pr&#233;sident de la V&#232;me R&#233;publique conteste l'am&#233;ricanisation du monde occidental. La France gaullienne veut montrer son ind&#233;pendance nationale &#224; l'&#233;gard des &#201;tats-Unis, en particulier par sa sortie du commandement int&#233;gr&#233; de l'OTAN, la fermeture des bases am&#233;ricaines en France et sa politique d'ind&#233;pendance nationale dans tous les domaines : &#233;conomie, culture et diplomatie. Afin de ne plus d&#233;pendre des &#201;tats-Unis pour sa d&#233;fense nationale, le g&#233;n&#233;ral veut doter la France de l'arme atomique. Lors de son discours de Pnom-Penh, de Gaulle condamne l'intervention militaire am&#233;ricaine au Vietnam. En 1967, le chef de l'&#201;tat condamne aussi l'attaque isra&#233;lienne de la Guerre des Six jours.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 21 f&#233;vrier 1966, le g&#233;n&#233;ral annonce sa d&#233;cision de se retirer du commandement militaire de l'OTAN, tout en restant membre de l'Alliance. Les &#201;tats-Unis doivent donner l'ordre aux troupes am&#233;ricaines stationn&#233;es en France de quitter les bases de l'hexagone et 70 000 soldats US vont s'installer en Allemagne, en Grande Bretagne, en Belgique et en Italie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_727 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L500xH337/Base_americaine_Saint-Germain-en-Laye_1967-a4dda.jpg' width='500' height='337' alt=&quot;&quot; style='height:337px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;D&#233;part des troupes am&#233;ricaines en mars 1967 de leur quartier-g&#233;n&#233;ral de l'OTAN de Saint-Germain-en-Laye&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En juillet 1967, le pr&#233;sident de Gaulle se rend au Qu&#233;bec pour visiter l'exposition universelle de Montr&#233;al. Mais, dans ses discours et sa conf&#233;rence de presse, il encourage clairement le peuple du Qu&#233;bec &#224; prendre son destin en mains comme &#171; tant et tant d'autres peuples &#187;. A Montr&#233;al, il termine son discours par &#171; Vive le Qu&#233;bec libre ! &#187;. Ce voyage au Qu&#233;bec suscite bien des commentaires et des r&#233;actions des milieux politiques anglo-canadiens et de la presse anglo-saxonne. Mais, cela permet aussi de d&#233;velopper la coop&#233;ration franco-qu&#233;b&#233;coise dans les domaines culturels, &#233;conomiques et politiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le g&#233;n&#233;ral de Gaulle a toujours montr&#233; son ind&#233;pendance &#224; l'&#233;gard des &#201;tats-Unis, mais dans les moments de crise internationale comme le Blocus de Berlin ou de la crise des missiles de Cuba, il r&#233;affirme l'alignement de la France dans le bloc occidental.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Suite &#224; l'&#233;chec du referendum du 27 avril 1969 sur la r&#233;forme du S&#233;nat et des r&#233;gions, le g&#233;n&#233;ral de Gaulle quitte le pouvoir et rentre dans son village de Colombey-les-deux-&#201;glises pour terminer ses &lt;i&gt;M&#233;moires d'Espoir&lt;/i&gt;. Il d&#233;c&#232;de le 9 novembre 1970. La France vient lui rendre hommage dans son village et tous les chefs d'&#201;tat du monde entier assistent &#224; une messe solennelle &#224; Notre-Dame de Paris.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec les pr&#233;sidents Pompidou, Giscard d'Estaing, Fran&#231;ois Mitterrand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et maintenant Fran&#231;ois Hollande, les relations franco-am&#233;ricaines deviennent plus sereines et plus faciles entre les deux pays. Bien s&#251;r, Paris et Washington ne sont pas toujours d'accord sur tous les dossiers internationaux, &#233;conomiques ou financiers.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis plus de deux si&#232;cles, les relations franco-am&#233;ricaines ont &#233;t&#233; parfois tendues et difficiles, mais en cas de crise internationale comme les deux guerres mondiales ou les attentats du 11 septembre 2001, les deux pays se retrouvent toujours solidaires dans le camp occidental.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Allocution en fran&#231;ais de John Kerry, Secr&#233;taire d'&#201;tat am&#233;ricain, apr&#232;s les attentats de Paris de janvier 2015 :&lt;/i&gt;
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		<title>25. Le Canada et les Canadiens-fran&#231;ais pendant la Premi&#232;re guerre mondiale</title>
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		<dc:creator>Alain Ripaux</dc:creator>



		<description>En cette ann&#233;e du centenaire de la Premi&#232;re guerre mondiale, il ne faut pas oublier la contribution importante du Canada et des Canadiens-fran&#231;ais dans l'effort de guerre aux c&#244;t&#233;s des troupes de l'empire britannique et de la France. En tant que colonie britannique, le Canada est engag&#233; d&#233;s 1914 dans la guerre. Les soldats canadiens combattent pendant tout le conflit. Sur une population totale de huit millions, plus de 600.000 soldats servent dans le Corps exp&#233;ditionnaire canadien et 60.000 (...)

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&lt;a href="https://frontenac-ameriques.org/histoire-et-memoire/" rel="directory"&gt;4. Histoire et m&#233;moire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH139/arton54-145e8.jpg' width='150' height='139' style='height:139px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_712 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:265px;'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L265xH400/Les_Poilus_quebecois_1914-1918-624b8.jpg' width='265' height='400' alt=&quot;&quot; style='height:400px;width:265px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;En cette ann&#233;e du centenaire de la Premi&#232;re guerre mondiale, il ne faut pas oublier la contribution importante du Canada et des Canadiens-fran&#231;ais dans l'effort de guerre aux c&#244;t&#233;s des troupes de l'empire britannique et de la France.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En tant que colonie britannique, le Canada est engag&#233; d&#233;s 1914 dans la guerre. Les soldats canadiens combattent pendant tout le conflit. Sur une population totale de huit millions, plus de 600.000 soldats servent dans le Corps exp&#233;ditionnaire canadien et 60.000 tombent sur les champs de bataille du nord de la France et dans les Flandres. Plus de 154.000 soldats canadiens sont bless&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_713 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:500px;'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L500xH749/Carabiniers_du_Mont-Royal_1914-97773.jpg' width='500' height='749' alt=&quot;&quot; style='height:749px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
Le 1er juillet 1916, les forces franco-britanniques lancent une grande offensive sur le front de Somme. Le 15 septembre, les troupes canadiennes prennent la rel&#232;ve d'une partie du corps britannique. Le 22&#232;me Bataillon canadien-fran&#231;ais re&#231;oit l'ordre d'attaquer un secteur d&#233;limit&#233; par les villages de Flers et de Courcelette, puis de prendre et tenir cette position. Pendant cette attaque meurtri&#232;re, le 22&#232;me Bataillon perd le tiers de ses hommes. Apr&#232;s trois jours de combat, le bataillon atteint son objectif mais les pertes sont consid&#233;rables. De nombreux journaux rendent hommage &#224; ce brillant fait d'armes des Canadiens-fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s les durs combats du 22&#232;me, le bataillon francophone re&#231;oit l'ordre de participer &#224; la bataille de Vimy. Les tentatives des Alli&#233;s pour prendre d'assaut la cr&#234;te de Vimy ont &#233;chou&#233; plusieurs fois au prix d'&#233;normes pertes dans les troupes fran&#231;aises et britanniques. Les Canadiens ont pay&#233; un lourd tribut &#224; la bataille d'Ypres (avril 1915), au Mont Sorel (juin 1916) et &#224; Beaumont-Hamel en juillet 1916.
Au printemps de 1917, aucun adversaire n'ayant r&#233;ussi &#224; s'imposer sur le front, les Alli&#233;s pr&#233;parent une grande offensive dans la r&#233;gion d'Arras. Les soldats canadiens sont charg&#233;s de prendre la cr&#234;te de Vimy. Le 9 avril 1917, &#224; 5h30, les quatre divisions canadiennes et une brigade britannique partent &#224; l'assaut de la cr&#234;te. L'op&#233;ration a &#233;t&#233; longuement pr&#233;par&#233;e et, pr&#233;c&#233;d&#233;e d'une semaine de bombardements intenses. Une premi&#232;re vague de 20.000 hommes s'&#233;lance et, malgr&#233; les lourdes pertes subies, d'autres assauts meurtriers se succ&#232;dent sans rel&#226;che jusqu'&#224; la prise de la &#171; c&#244;te 145 &#187;, le 10 avril au matin. Les troupes allemandes sont oblig&#233;es de battre en retraite. Au total, la bataille de Vimy est responsable de 3.578 morts et 7.000 bless&#233;s dans les troupes canadiennes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1914, le Canada &#233;tant donc une colonie britannique, l'arm&#233;e canadienne est sous le commandement d'officiers anglophones. Au d&#233;but de la guerre, les Qu&#233;b&#233;cois sont dispers&#233;s dans diverses unit&#233;s anglophones. Mais, gr&#226;ce au combat de certains chefs de file canadiens-fran&#231;ais, le gouvernement f&#233;d&#233;ral canadien et l'&#233;tat-major autorisent la formation d'unit&#233;s francophones, dont le c&#233;l&#232;bre 22&#232;me Bataillon, sous commandement d'officiers canadiens-fran&#231;ais. Ce bataillon francophone r&#233;alise de nombreux faits d'armes tr&#232;s glorieux pendant toute la dur&#233;e de la Premi&#232;re guerre mondiale, mais le bilan est lourd avec plus de 1.000 morts et 3.000 bless&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s une occupation en Allemagne dans la r&#233;gion de Bonn, le Bataillon rentre au Canada en 1919 et se trouve dissout rapidement. &#201;tant le seul bataillon francophone de tout l'empire britannique, et du fait donc de ses origines canadiennes-fran&#231;aises, ce bataillon a &#233;t&#233; souvent surveill&#233;, r&#233;primand&#233;, critiqu&#233; par l'&#201;tat-major de l'Arm&#233;e canadienne dirig&#233;e par des officiers anglophones.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_711 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:404px;'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L404xH612/Canadiens-francais_enrolez-vous_1914-b7143.jpg' width='404' height='612' alt=&quot;&quot; style='height:612px;width:404px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;Avec l'enlisement de la guerre, des mouvements de protestation s'&#233;taient &#233;galement d&#233;clench&#233;s au sein de la population qu&#233;b&#233;coise et les vieilles ranc&#339;urs entre les deux communaut&#233;s francophones et anglophones avaient resurgi, surtout, lorsque les autorit&#233;s britanniques et le gouvernement f&#233;d&#233;ral canadien avaient voulu avoir recours &#224; la conscription. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En ao&#251;t 1917, le gouvernement de Robert Borden d&#233;pose une loi sur le service militaire, ce qui lui donne la possibilit&#233; d'enr&#244;ler des hommes c&#233;libataires de vingt &#224; vingt-cinq ans pour servir sur les fronts de l'empire britannique. Des &#233;meutes contre la conscription ont lieu &#224; Montr&#233;al et &#224; Qu&#233;bec en 1918 et les troupes coloniales anglo-canadiennes tirent sur la population francophone. A cette &#233;poque, la majorit&#233; des Qu&#233;b&#233;cois supporte difficilement le r&#233;gime colonial anglo-canadien et n'ont que peu d'attachement envers la Couronne britannique. Le mouvement syndical canadien est &#233;galement oppos&#233; &#224; la conscription impos&#233; par Ottawa.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;En 1914, le Canada &#233;tait entr&#233; dans la guerre comme colonie britannique, mais lors du Trait&#233; de Versailles de 1919, le Canada devient une puissance signataire du trait&#233; de paix en restant toutefois un Dominion de l'Empire britannique.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>7. Les postes en Nouvelle-France et au Canada</title>
		<link>https://frontenac-ameriques.org/histoire-et-memoire/article/les-postes-en-nouvelle-france-et</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain Ripaux</dc:creator>



		<description>&#171; Je suis en fantaisie d'admirer l'honn&#234;tet&#233; de ces messieurs les postillons qui sont incessamment sur les chemins pour porter et reporter nos lettres ; enfin, il n'y a jour de la semaine o&#249; ils n'en portent quelqu'une &#224; vous et &#224; moi ; il y en a toujours et &#224; toutes heures par la campagne. Les honn&#234;tes gens ! Qu'ils sont obligeants et que c'est une belle invention que la poste. &#187; Madame de S&#233;vign&#233; Depuis 1867, date de la cr&#233;ation de la Conf&#233;d&#233;ration canadienne, l'administration des postes du Canada (...)

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&lt;a href="https://frontenac-ameriques.org/histoire-et-memoire/" rel="directory"&gt;4. Histoire et m&#233;moire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_287 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/Emission_commune_France-Canada_1608-2008.jpg' title='JPEG - 237.7 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L500xH351/Emission_commune_France-Canada_1608-2008-2-b9c72.jpg' width='500' height='351' alt='JPEG - 237.7 ko' style='height:351px;width:500px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Emission commune France-Canada 1608-2008 en l'honneur de Samuel de Champlain&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;table class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt; &#171; Je suis en fantaisie d'admirer l'honn&#234;tet&#233; de ces messieurs les postillons qui sont incessamment sur les chemins pour porter et reporter nos lettres ; enfin, il n'y a jour de la semaine o&#249; ils n'en portent quelqu'une &#224; vous et &#224; moi ; il y en a toujours et &#224; toutes heures par la campagne. Les honn&#234;tes gens ! Qu'ils sont obligeants et que c'est une belle invention que la poste. &#187;&lt;br&gt;
Madame de S&#233;vign&#233; &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;dl class='spip_document_271 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/cheminduroy.jpg' title='JPEG - 4.8 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH150/cheminduroy-2-8c094.jpg' width='150' height='150' alt='JPEG - 4.8 ko' style='height:150px;width:150px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Depuis 1867, date de la cr&#233;ation de la Conf&#233;d&#233;ration canadienne, l'administration des postes du Canada d&#233;pend du gouvernement f&#233;d&#233;ral d'Ottawa. Mais l'origine de la poste canadienne remonte bien &#233;videmment aux origines de la Nouvelle-France. Pendant le r&#233;gime fran&#231;ais, l'acheminent du courrier a toujours pos&#233; de gros probl&#232;mes en raison du long hiver canadien, du fleuve Saint-Laurent pris par les glaces pendant plusieurs mois, et &#224; cause des conflits avec l'Angleterre qui a eu souvent la maitrise des mers et du golfe du Saint-Laurent.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Les postes en Nouvelle-France&lt;/h3&gt;
&lt;dl class='spip_document_275 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/png/Lettre_de_Louis_XIV_aux_religieuses_de_Montreal.png' title='PNG - 477.1 ko' type=&quot;image/png&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L500xH273/Lettre_de_Louis_XIV_aux_religieuses_de_Montreal-2-ca3f2.png' width='500' height='273' alt='PNG - 477.1 ko' style='height:273px;width:500px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Une lettre pour la Nouvelle-France : lettre patente de Louis XIV en 1669 aux religieuses de Montr&#233;al&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;Mus&#233;e de l'H&#244;tel-Dieu de Montr&#233;al
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;D&#233;s le XVIIe si&#232;cle ont lieu des &#233;changes de courriers officiels et priv&#233;s entre la France et sa colonie du Canada. Le courrier arrive par bateaux venant g&#233;n&#233;ralement du port de La Rochelle et &#224; destination de Qu&#233;bec. En raison des six mois d'hiver qui provoquent le gel du fleuve Saint-Laurent, les bateaux arrivent au printemps. Avant 1713, pour &#233;viter les glaces du fleuve, on achemine parfois du courrier en Acadie pour le charger sur des bateaux en partance pour la m&#233;tropole.&lt;br&gt;
L'arriv&#233;e des bateaux venant de France amenant, entre autres, le courrier et les nouvelles du vieux pays, constitue tout un &#233;v&#233;nement. Souvent, des colons prennent une barque pour aller au devant des navires et viennent r&#233;cup&#233;rer le courrier. En 1732, l'Intendant de la Nouvelle-France, Gilles Hocquart promulgue un d&#233;cret qui &#233;tablit des r&#232;gles &#224; suivre pour le d&#233;chargement du courrier. Ce d&#233;cret ordonne aux capitaines des navires de transporter le courrier &#224; bon port et &#224; un endroit sp&#233;cialement d&#233;sign&#233; pour la r&#233;ception des lettres. Le courrier est ensuite achemin&#233; &#224; Montr&#233;al par bateaux &#224; voiles. Mais, en raison des difficiles moyens de communication restreints, les habitants dispers&#233;s dans le reste de la colonie peuvent difficilement recevoir du courrier.&lt;br&gt;
&#192; la fin du XVIIe si&#232;cle, on utilise un syst&#232;me de messageries pour le transport des d&#233;p&#234;ches gouvernementales. En 1693, bien qu'il n'existe pas de service postal pour la population, on confie &#224; Pierre Da Sylva, n&#233; Pedro Da Silva, sujet portugais habitant Qu&#233;bec, la mission d'acheminer des lettres entre Montr&#233;al et Qu&#233;bec. Le 23 d&#233;cembre 1705, l'intendant Raudot le charge de distribuer les d&#233;p&#234;ches officielles ainsi que celles des particuliers au sein de la colonie. &#192; sa mort le 2 ao&#251;t 1717 &#224; Qu&#233;bec (son d&#233;c&#232;s est inscrit dans le registre paroissial de Notre-Dame de Qu&#233;bec), Pierre Da Sylva est remplac&#233; par son beau-fils, Jean Moran. Des liaisons postales existent &#233;galement avec les colonies anglaises de la c&#244;te Atlantique.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_788 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L500xH190/Da_Sylva-d148e.png' width='500' height='190' alt='PNG - 454 ko' style='height:190px;width:500px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Acte de s&#233;pulture du messager Pierre Da Sylva (Pedro Da Silva) le 2 ao&#251;t 1717 &#224; Qu&#233;bec&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;En janvier 1721, le sieur Nicolas Lanoullier re&#231;oit le droit exclusif d'&#233;tablir un service postal entre Montr&#233;al et Qu&#233;bec. Il propose d'ouvrir des bureaux de poste &#224; Qu&#233;bec, Trois-Rivi&#232;res et Montr&#233;al, et de mettre en place un service de messageries ainsi qu'une ligne de maison de relais sous l'autorit&#233; d'un ma&#238;tre de poste.&lt;br&gt;
En1723, la communication r&#233;guli&#232;re avec la France est &#233;tablie et des lettres achemin&#233;es gratuitement de Qu&#233;bec &#224; La Rochelle. Les lettres en provenance de Paris sont transport&#233;es au port d'embarquement moyennant le versement de sept sols. Mais le service est irr&#233;gulier car tributaire des navires allant &#224; Qu&#233;bec et &#224; La Rochelle.&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_273 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:373px;'&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/Le_chemin_du_Roy.jpg' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L373xH462/Le_chemin_du_Roy-2-ac08a.jpg' width='373' height='462' alt='JPEG' style='height:462px;width:373px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;
L'ann&#233;e 1737 marque la fin de la construction du &#171; Chemin du Roy &#187;, le long du fleuve Saint-Laurent, entre Qu&#233;bec et Montr&#233;al. Jean-Eustache de Lanoullier, grand voyer de la colonie, &#224; partir de 1731, donne l'&#233;lan d&#233;finitif &#224; un projet qui n'a progress&#233; que tr&#232;s lentement depuis 1706. Cela permet de faciliter les communications entre deux principales villes du Canada et d'acheminer le courrier r&#233;guli&#232;rement.&lt;br&gt;
Il existe le long du &#171; Chemin du Roy &#187; des relais de poste pour les voyageurs dans le but de leur fournir le g&#238;te, des voitures, des chevaux et de la nourriture ainsi qu'un service de bacs pour traverser les rivi&#232;res. Sous l'autorit&#233; d'un &#171; ma&#238;tre de poste &#187;, ces relais sont am&#233;nag&#233;s pour recevoir des lettres et de l'argent.&lt;br&gt;
Rappelons que M&#232;re Marie de l'Incarnation, religieuse du couvent des ursulines, est une grande &#233;pistolaire. Elle a envoy&#233; plus de 13 000 lettres en 15 ans, et en double pour parer les pertes.&lt;br&gt;
En 1760, la Nouvelle-France tombe aux mains des Anglais. Jusqu'au Trait&#233; de Paris de 1763, le Canada est administr&#233; par un r&#233;gime militaire britannique et le courrier civil ne peut pas circuler normalement pendant cette p&#233;riode transitoire.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Du r&#233;gime britannique &#224; la Conf&#233;d&#233;ration canadienne&lt;/h3&gt;
&lt;dl class='spip_document_277 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:221px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/Portrait_de_Benjamin_Franklin.jpg' title='JPEG - 10.9 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L221xH257/Portrait_de_Benjamin_Franklin-2-23a0e.jpg' width='221' height='257' alt='JPEG - 10.9 ko' style='height:257px;width:221px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:221px;'&gt;&lt;strong&gt;Portrait de Benjamin Franklin&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;En 1753, Benjamin Franklin est nomm&#233; ma&#238;tre g&#233;n&#233;ral des postes de l'Am&#233;rique britannique. Le premier bureau de poste est ouvert &#224; Halifax (Nouvelle-&#201;cosse). En 1763, Franklin ouvre un bureau de poste &#224; Qu&#233;bec et des succursales &#224; Montr&#233;al et Trois-Rivi&#232;res. Il nomme un immigrant &#233;cossais ma&#238;tre de poste, Hugh Finlay. En raison de ses sympathies pour la R&#233;volution am&#233;ricaine, Franklin est d&#233;mis de ses fonctions en 1774 et Finlay devient alors ma&#238;tre g&#233;n&#233;ral des postes des colonies britanniques du nord. En 1775, les r&#233;volutionnaires perturbent le service postal. En 1783, une fois la paix revenue, avec l'arriv&#233;e massive de loyalistes, il est n&#233;cessaire de r&#233;organiser les postes canadiennes. Le 7 juillet 1784, Finlay est nomm&#233; ma&#238;tre de poste g&#233;n&#233;ral du Canada. Il engage un messager, Pierre Durand, pour mettre sur pied une liaison entre Halifax et Qu&#233;bec s&#233;par&#233;es de mille kilom&#232;tres de for&#234;ts.&lt;br&gt;
En 1857, des ma&#238;tres de poste g&#233;n&#233;raux agissent dans la province du Canada, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-&#201;cosse, mais c'est le gouvernement britannique qui administre les postes. Les adjoints provinciaux r&#233;clament &#224; la reine Victoria la passation des pouvoirs. L'approbation royale entre en vigueur le 5 avril 1851. Le 1er janvier 1868, apr&#232;s la formation de la Conf&#233;d&#233;ration canadienne regroupant les provinces de l'Ontario, du Qu&#233;bec, de la Nouvelle-&#201;cosse et du Nouveau-Brunswick, l'un des premiers minist&#232;res est celui des postes.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Les bureaux de poste&lt;/h3&gt;
&lt;dl class='spip_document_279 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:336px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/Bureau_de_Poste_de_Montreal_Rue_Saint-Jacques_a_la_fin_du_19eme_siecle_.jpg' title='JPEG - 28.7 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L336xH421/Bureau_de_Poste_de_Montreal_Rue_Saint-Jacques_a_la_fin_du_19eme_siecle_-2-4bc3b.jpg' width='336' height='421' alt='JPEG - 28.7 ko' style='height:421px;width:336px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:336px;'&gt;&lt;strong&gt;Un bureau de poste &#224; Montr&#233;al, rue Saint-Jacques, &#224; la fin du 19&#232;me si&#232;cle&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:336px;'&gt;Biblioth&#232;que et archives nationales du Qu&#233;bec
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;G&#233;n&#233;ralement, les bureaux sont construits pr&#232;s d'une gare pour faciliter l'acheminement et l'exp&#233;dition du courrier. La majorit&#233; d'entre eux apparaissent de 1870 jusqu'au d&#233;but du XXe si&#232;cle. Entre 1881 et 1891, Thomas Fuller est l'architecte en chef des travaux publics. C'est sous sa direction que l'on construit soixante-quatorze bureaux de poste avec une architecture de type &#171; gothique, f&#233;d&#233;ral et victorien &#187;.&lt;br&gt;
Les b&#226;timents sont g&#233;n&#233;ralement rectangulaires de deux &#233;tages et demi, d'apparence gothique, avec un important pignon central ou une tour orn&#233;e d'une horloge. Le tout donne une forte impression de solidit&#233;. Au sommet des bureaux de poste flotte le drapeau du &#171; Dominion of Canada &#187;. Les postes canadiennes sont le symbole de l'autorit&#233; f&#233;d&#233;rale sur tout le territoire, &#171; d'un oc&#233;an &#224; l'autre &#187;. L'int&#233;rieur de la poste est toujours soign&#233;. La partie publique contient tables, comptoirs, tableaux d'affichage, cases postales et un portrait du souverain r&#233;gnant. Quant &#224; l'espace de travail, rarement visible du public, il renferme toutes les installations n&#233;cessaires &#224; la manipulation et au tri du courrier.&lt;br&gt;
Les bureaux de poste se multiplient rapidement : entre 1871 et 1891, leur nombre double, passant de 3 943 &#224; 8 041. En 1911, il en existe 13 324. Dans les petites localit&#233;s, la poste est situ&#233;e dans un commerce, tel le magasin g&#233;n&#233;ral. Un si&#232;cle plus tard, cette association deviendra courante.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Le ma&#238;tre de poste rural&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le ma&#238;tre de poste a un r&#244;le d&#233;terminant, surtout dans les campagnes et les petites localit&#233;s. Il prend sous sa responsabilit&#233; le courrier et parfois l'argent de ses concitoyens. Il donne des conseils et remplit les formulaires administratifs pour ceux qui ne savent pas lire et &#233;crire. Chaque lettre ou paquet doit &#234;tre oblit&#233;r&#233; d'un cachet portant la date et l'identification &#171; a.m. &#187; &#187; ou &#171; p.m. &#187;, courrier du matin ou de l'apr&#232;s-midi. Le ma&#238;tre de poste trie le courrier et forme des liasses de 75 lettres. Les liasses sont mises dans des sacs de toile suspendus dans un r&#226;telier en bois ou en m&#233;tal. Les colis n&#233;cessitent le pesage et le calcul des affranchissements. Le courrier est livr&#233; soit en poste restante, soit dans les casiers postaux (r&#233;serv&#233;s aux gens ais&#233;s).&lt;br&gt;
En 1908, on instaure un service de livraison rurale du courrier. &#192; partir du bureau de poste, le facteur rural livre le courrier aux fermes et aux demeures &#233;loign&#233;es, en le d&#233;posant dans des boites aux lettres situ&#233;es sur le bord de la route. Au d&#233;marrage, ce service s'effectue dans des &#171; bogheys &#187; ou des tra&#238;neaux &#224; chiens, surtout en hiver, mais la voiture automobile prend bient&#244;t la place du cheval&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Le facteur canadien&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est le 1er octobre 1874 que la livraison gratuite du courrier &#224; domicile est introduite dans les rues des grandes villes, &#224; Montr&#233;al puis &#224; Toronto. En l'absence de boite &#224; lettres, le facteur doit sonner &#224; la porte et attendre qu'on lui ouvre. Les jeunes facteurs re&#231;oivent un livret &#171; d'instructions aux facteurs &#187;. &#171; Il ne doit pas s'absenter pendant le service et &#234;tre ponctuel. Il est d&#233;fendu de consommer des boissons alcoolis&#233;es, de siffler et de fumer dans l'exercice de ses fonctions. Il doit &#234;tre respectueux envers le public et ses sup&#233;rieurs, &#233;viter toute conversation inutile lorsqu'il effectue le tri du courrier&#8230; &#187; Le parcours du facteur est de 7 &#224; 10 km par jour avec des sacs de 15 kilos. Il effectue la derni&#232;re &#233;tape du tri du courrier, selon son itin&#233;raire de distribution.&lt;br&gt;
Les premiers uniformes datent des ann&#233;es 1880 et ont une allure quelque peu militaire, enti&#232;rement bleu-marine avec une plaque de laiton au col figurant l'inscription CPO (Canadian Post Office) ainsi que le num&#233;ro de matricule de chacun. Le facteur dispose d'une garde-robe compl&#232;te : tunique et pantalon de serge, tunique et pantalon de drap, veston d'&#233;t&#233;, pardessus, imperm&#233;able, chapeau d'&#233;t&#233;, k&#233;pi et casque de fourrure, gu&#234;tres&#8230; La tunique doit &#234;tre boutonn&#233;e et les chaussures bien cir&#233;es. Le facteur doit &#234;tre propre et avoir les cheveux courts. Au d&#233;but des ann&#233;es 1950, la casquette remplace le k&#233;pi et un liser&#233; rouge s'ajoutent au pantalon et &#224; la veste. Aujourd'hui, le v&#234;tement est confortable, lavable, chaud et imperm&#233;able.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Le transport du courrier&lt;/h3&gt;
&lt;dl class='spip_document_299 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:350px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/Le_train_du_Canadien_Pacifique_en_Ontario_en_1900.jpg' title='JPEG - 126.6 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L350xH276/foo-7-97e23.jpg' width='350' height='276' alt='JPEG - 126.6 ko' style='height:276px;width:350px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Le train du Chemin de Fer Canadien Pacifique en Ontario en 1900&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;Biblioth&#232;que et archives du Canada
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but du XIXe si&#232;cle, le courrier est achemin&#233; par diligences, voitures &#224; cheval ou par des tra&#238;neaux tir&#233;s par plusieurs chiens en hiver. En 1854, le minist&#232;re des postes am&#233;nage les premiers wagons-poste. Il s'agit non seulement de transporter le courrier, mais de le trier sur place entre les gares. Jusqu'en 1971, les employ&#233;s des postes, appel&#233;s &#171; commis ambulants &#187;, assurent un travail qui n'est pas toujours facile. Il faut affronter la chaleur de l'&#233;t&#233; et le grand froid de l'hiver. &#192; bord du &#171; Canadien-Pacifique &#187; qui traverse les nouvelles provinces, on met &#224; la disposition des pionniers les op&#233;rations bancaires, les services postaux et les mandats. Un train parti de Montr&#233;al le 28 juin 1886 arrive le 4 juillet &#224; Port-Mondy en Colombie-britannique.&lt;br&gt;
Entre le Canada et l'Europe, le courrier a &#233;t&#233; longtemps achemin&#233; par bateaux et tri&#233; pendant le voyage selon les m&#234;mes principes que dans les wagons-poste. Les commis disposent de peu de jours pour trier plus de 15 000 lettres et journaux.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;L'aviation postale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 24 juin 1918, le capitaine Brian Peck pilote de Montr&#233;al &#224; Toronto le premier avion postal du Canada. Mais l'aventure postale canadienne commence v&#233;ritablement en 1928 avec l'ouverture de deux liaisons : Pointe-au-P&#232;re &#8211; Montr&#233;al, puis Montr&#233;al &#8211; Toronto qui a pour but de h&#226;ter l'acheminement du courrier apport&#233; par les transatlantiques. Compl&#233;t&#233;e en 1939, la route a&#233;rienne postale transcanadienne relie les villes de Halifax (Nouvelle-&#201;cosse) &#224; Vancouver (Colombie britannique), distantes de plus de 8000 km. Sa mise en place s'&#233;chelonne sur 10 ans avec la construction de nouveaux a&#233;roports. L'avion permet &#233;galement d'acc&#233;der aux territoires du Nord qui, auparavant, n'&#233;taient accessibles qu'en canot en &#233;t&#233; ou en tra&#238;neaux &#224; chiens l'hiver. En 1930, piloter un avion constitue une grande aventure et davantage lorsque cela se d&#233;roule dans le Grand-Nord. Les pilotes doivent &#234;tre braves, affronter des conditions climatiques extr&#234;mes et &#234;tre capables de r&#233;gler les probl&#232;mes techniques qui peuvent survenir. Les h&#233;ros canadiens de l'aviation postale ont pour nom Rom&#233;o Vachon, Wilfried Reed, Art Schade, pour ne citer que les principaux.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Les postes modernes du Canada&lt;/h3&gt;
&lt;dl class='spip_document_281 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:268px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/Postes_Canada.jpg' title='JPEG - 5.8 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L268xH102/Postes_Canada-2-1007b.jpg' width='268' height='102' alt='JPEG - 5.8 ko' style='height:102px;width:268px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le 16 octobre 1981, le service postal est confi&#233; &#224; la soci&#233;t&#233; d'&#201;tat &#171; Postes Canada &#187;. Comme toutes les institutions f&#233;d&#233;rales, il est parfaitement bilingue pour l'ensemble du pays. En 1986, la poste canadienne compte 61 000 employ&#233;s &#224; temps plein et &#224; temps partiel. La soci&#233;t&#233; canadienne des postes et sa filiale, Courrier Puralotor, ont ramass&#233;, trait&#233; et livr&#233; 9,61 milliards de lettres et de colis au cours de l'exercice 1998-1999. Elles ont servi plus de trente millions de Canadiens et plus de 950 000 entreprises et services publics. La SCP et sa filiale traitent chaque jour ouvrable 38 millions d'envois en moyenne dans ses 22 grands &#233;tablissements et dans de nombreuses installations. Postes Canada entretient des relations commerciales, op&#233;rationnelles et financi&#232;res avec plus de 200 administrations postales dans le monde entier.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La Nouvelle-France et la philat&#233;lie canadienne&lt;/h3&gt;
&lt;dl class='spip_document_296 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/Premier_timbre_canadien.jpg' title='JPEG - 63.7 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L475xH369/Premier_timbre_canadien-2-aca77.jpg' width='475' height='369' alt='JPEG - 63.7 ko' style='height:369px;width:475px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Le premier timbre canadien&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le premier timbre canadien date de 1851. Il repr&#233;sente un castor et sa valeur est de trois pence. Les autres timbres qui suivent sont maintenant des pi&#232;ces rares rendant hommage &#224; la reine Victoria, au prince Albert, mais aussi &#224; Jacques Cartier. La l&#233;gende des premiers timbres est r&#233;dig&#233;e uniquement en anglais.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_295 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/png/Timbre_canadien_de_1908_pour_le_300eme_anniversaire_de_Quebec.png' title='PNG - 201.6 ko' type=&quot;image/png&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L400xH288/Timbre_canadien_de_1908_pour_le_300eme_anniversaire_de_Quebec-2-2d19a.png' width='400' height='288' alt='PNG - 201.6 ko' style='height:288px;width:400px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Timbre canadien de 1908 c&#233;l&#233;brant le 300&#232;me anniversaire de la ville de Qu&#233;bec (1608-1908)&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;En 1903, &#224; l'occasion du tricentenaire de Qu&#233;bec, une s&#233;rie de huit timbres &#233;voque les temps h&#233;ro&#239;ques de la Nouvelle-France. Ces timbres comportent une l&#233;gende en fran&#231;ais uniquement, mais avec la mention &#171; Canada Postage &#187;. C'est en 1927 qu'appara&#238;t pour la premi&#232;re fois le mot &#171; Postes &#187;. Comme pour les billets, un d&#233;bat passionn&#233; a lieu pour reconna&#238;tre le bilinguisme sur les timbres, alors que les francophones repr&#233;sentent un tiers de toute la population canadienne et que le fran&#231;ais est la seule langue officielle de l'Union Postale Universelle. Il faudra attendre 1947 pour que les deux langues du Canada apparaissent d&#233;finitivement sur les timbres canadiens !&lt;br&gt;
De nombreux timbres canadiens repr&#233;sentent les explorateurs et colonisateurs de la Nouvelle-France. Jacques Cartier, d&#233;couvreur du Canada, est repr&#233;sent&#233; plusieurs fois. En 1903, la s&#233;rie de huit timbres du tricentenaire de Qu&#233;bec repr&#233;sente notamment Jacques Cartier, Samuel de Champlain et les g&#233;n&#233;raux Montcalm et Wolfe. Plus tard, plusieurs timbres sont consacr&#233;s &#224; Pierre Gaultier de la V&#233;rendrye, explorateur de l'Ouest canadien, Robert Cavelier de La Salle, explorateur de la Louisiane, Jean Talon, premier intendant de la Nouvelle-France, Dollard des Ormeaux, Louis de Buade, marquis de Frontenac, gouverneur en 1672, Monseigneur Fran&#231;ois de Laval, premier &#233;v&#234;que de Qu&#233;bec, et Jeanne Mance, fondatrice de l'H&#244;tel-Dieu de Montr&#233;al. En 1959, un timbre comm&#233;more le bicentenaire de la bataille des plaines d'Abraham (Qu&#233;bec) qui annonce la fin de la souverainet&#233; fran&#231;aise en Am&#233;rique du Nord. &#192; partir des ann&#233;es 1960, les postes canadiennes &#233;mettent plusieurs timbres comm&#233;moratifs des principaux personnages du Qu&#233;bec, hommes politiques, diplomates, gouverneurs, &#233;crivains&#8230; Il faut citer en particulier Louis-Joseph Papineau, Louis Riel, Gabriel Dumont, Philippe Aubert de Gasp&#233;, Louis Fr&#233;chette, Henri Bourassa, Georges Vannier, Jean Lesage, Pierre Laporte&#8230;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La Nouvelle-France et la philat&#233;lie fran&#231;aise&lt;/h3&gt;
&lt;dl class='spip_document_293 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/Emission_commune_France-Canada_en_l_honneur_de_Jacques_Cartier.jpg' title='JPEG - 300 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L500xH233/Emission_commune_France-Canada_en_l_honneur_de_Jacques_Cartier-2-621f9.jpg' width='500' height='233' alt='JPEG - 300 ko' style='height:233px;width:500px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Emission commune France-Canada en l'honneur de Jacques Cartier, d&#233;couvreur de la Nouvelle-France&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; Parmi les quelques 3000 timbres r&#233;alis&#233;s par la poste fran&#231;aise depuis 1849, seulement moins de dix timbres ont &#233;t&#233; consacr&#233;s &#224; l'histoire de la Nouvelle-France et du Qu&#233;bec. En 1934, &#224; l'occasion du quatri&#232;me centenaire de l'arriv&#233;e de Jacques Cartier au Canada, deux timbres repr&#233;sentent le navigateur malouin. Ces timbres, dont la valeur faciale est de 75 centimes (couleur lilas) et 1,50 francs (bleu), ont &#233;t&#233; grav&#233;s par Pierre Gandon. En 1955, un nouveau timbre repr&#233;sente la fr&#233;gate &#171; La Capricieuse &#187; qui, le 13 juillet 1855, entrait dans le port de Qu&#233;bec et symbolise toujours les retrouvailles franco-qu&#233;b&#233;coises. Ce timbre, d'une valeur faciale de trente francs et de couleur bleu-vert, grav&#233; par Albert Decaris, porte la mention &#171; France-Canada &#187;.&lt;br&gt;
En 1956, une s&#233;rie de six timbres rend hommage &#224; plusieurs personnalit&#233;s fran&#231;aises dont Samuel de Champlain, fondateur de Qu&#233;bec. Ce timbre, de couleur vermillon et d'une valeur faciale de douze francs (plus trois francs de surtaxe), a &#233;t&#233; grav&#233; par Albert Decaris. En 1972, une nouvelle s&#233;rie de quatre timbres repr&#233;sente plusieurs c&#233;l&#233;brit&#233;s fran&#231;aises dont Paul Chomedey, sieur de Maisonneuve, fondateur de Montr&#233;al. Ce timbre, de couleur bleu-noir, noir et bleu p&#226;le, avec une valeur faciale de cinquante centimes (plus dix centimes de surtaxe), a &#233;t&#233; grav&#233; par Pierre Becquet.&lt;br&gt;
En 1984, &#224; l'occasion du 450&#232;me anniversaire du premier de voyage de Jacques Cartier au Canada, une &#233;mission commune franco-canadienne illustre le navigateur malouin et la &#171; Grande Hermine &#187;. Ce timbre multicolore, d'une valeur faciale de deux francs, a &#233;t&#233; tir&#233; &#224; quinze millions d'exemplaires. On peut &#233;galement citer un timbre de 1967 qui repr&#233;sente le pavillon de la France &#224; l'Exposition Universelle de Montr&#233;al, avec une valeur faciale de soixante centimes et une couleur bleu et vert-bleu.&lt;br&gt;
Enfin, d'autres timbres fran&#231;ais &#233;voquent des lieux de m&#233;moire franco-qu&#233;b&#233;cois : Brouage, La Rochelle ou Saint-Malo. En 1997, &#224; l'occasion du trenti&#232;me anniversaire de la visite de Charles de Gaulle au Qu&#233;bec et &#224; l'initiative de Pierre Mesmer et de Pierre-Louis Mallen, un timbre &#224; grand tirage &#233;voquant cet &#233;v&#233;nement devait sortir en juillet. Malheureusement, apr&#232;s l'intervention de Jean Chr&#233;tien aupr&#232;s de Jacques Chirac, ce projet a &#233;t&#233; finalement annul&#233;.&lt;br&gt;
En 2004, les postes canadienne et fran&#231;aise ont r&#233;alis&#233; une &#233;mission philat&#233;lique commune consacr&#233;e &#224; Pierre Dugas de Mons, fondateur de l'Acadie et de la Nouvelle-France.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_283 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/Enveloppe_premier_jour_Pierre_Dugua_de_Mons.jpg' title='JPEG - 236.9 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L500xH281/Enveloppe_premier_jour_Pierre_Dugua_de_Mons-2-5034d.jpg' width='500' height='281' alt='JPEG - 236.9 ko' style='height:281px;width:500px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Enveloppe premier jour du timbre &#224; l'effigie de Pierre Dugua de Mons, fondateur de l'Acadie&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;dl class='spip_document_291 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/Pierre_Dugua_de_Mons_et_le_400eme_anniversaire_de_la_fondation_de_l_Acadie.jpg' title='JPEG - 278.8 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L500xH330/Pierre_Dugua_de_Mons_et_le_400eme_anniversaire_de_la_fondation_de_l_Acadie-2-4afa4.jpg' width='500' height='330' alt='JPEG - 278.8 ko' style='height:330px;width:500px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Pierre Dugua de Mons et le 400&#232;me anniversaire de la fondation de l'Acadie (1604-2004)&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;En 2008, suite &#224; ma demande aupr&#232;s du Pr&#233;sident de La Poste, les postes canadienne et fran&#231;aise ont r&#233;alis&#233; un timbre consacr&#233; au 400&#232;me anniversaire de la fondation de Qu&#233;bec et au p&#232;re de la Nouvelle-France, Samuel de Champlain. A cette occasion, de nombreuses expositions et manifestations ont eu lieu en France et au Canada pour comm&#233;morer cet &#233;v&#232;nement.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_285 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/Enveloppe_premier_jour_du_timbre_des_400_ans_de_Quebec.jpg' title='JPEG - 206.2 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L500xH309/Enveloppe_premier_jour_du_timbre_des_400_ans_de_Quebec-2-fa432.jpg' width='500' height='309' alt='JPEG - 206.2 ko' style='height:309px;width:500px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Rappelons que l'association Visualia cartophilie de La Poste et de France T&#233;l&#233;com dispose de deux int&#233;ressantes expositions historiques, photographiques, philat&#233;liques et cartophiles consacr&#233;e &#224; l'histoire de la Nouvelle-France, du Qu&#233;bec et de l'Acadie, de Jacques Cartier &#224; nos jours. L'association Frontenac-Am&#233;riques a contribu&#233; largement &#224; la r&#233;alisation de la deuxi&#232;me exposition consacr&#233;e au 400&#232;me anniversaire de la fondation de Qu&#233;bec.&lt;br&gt;
Ces deux expositions peuvent &#234;tre pr&#234;t&#233;es &#224; des associations, des mairies ou autres organismes culturels.&lt;br&gt;
Pour toutes pr&#233;cisions, vous pouvez contacter Alain Ripaux (vice-pr&#233;sident de Frontenac-Am&#233;riques) et pr&#233;sident national de Visualia cartophilie : 06 09 44 95 34 &#8211; courriel : alain.ripaux@laposte.net.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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