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	<title>Le site de l'association Frontenac-Am&#233;riques</title>
	<link>http://www.frontenac-ameriques.org/</link>
	<description>L'association Frontenac-Am&#233;riques a pour objectif la promotion de la francophonie et de l'histoire de l'Am&#233;rique fran&#231;aise. Adobe Acrobat XI Pro Community
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		<title>45. Les minorit&#233;s francophones du Canada hors Qu&#233;bec</title>
		<link>https://frontenac-ameriques.org/la-francophonie-en-amerique/article/les-minorites-francophones-du</link>
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		<dc:date>2015-11-07T16:33:51Z</dc:date>
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		<dc:creator>Alain Ripaux</dc:creator>



		<description>De l'Acadie &#224; l'Ontario, du Manitoba &#224; la Colombie-Britannique, des Territoires du Nord-Ouest au Yukon Selon le recensement de 2011, 7.274.090 Canadiens d&#233;clarent avoir le fran&#231;ais comme langue maternelle, soit 22 % de la population. Six millions de Canadiens francophones r&#233;sident au Qu&#233;bec, o&#249; ils constituent le principal groupe linguistique, et un autre million r&#233;side dans diff&#233;rentes r&#233;gions des autres provinces et territoires. La plupart des francophones hors-Qu&#233;bec r&#233;sident au Nouveau Brunswick, (...)

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&lt;a href="https://frontenac-ameriques.org/la-francophonie-en-amerique/" rel="directory"&gt;3. La francophonie en Am&#233;rique&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L135xH95/arton66-0cf6a.jpg' width='135' height='95' style='height:95px;width:135px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De l'Acadie &#224; l'Ontario, du Manitoba &#224; la Colombie-Britannique, des Territoires du Nord-Ouest au Yukon&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_117 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/png/drapeau_canada.png' title='PNG - 2.7 ko' type=&quot;image/png&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH75/drapeau_canada_150-9e1db.png' width='150' height='75' alt='PNG - 2.7 ko' style='height:75px;width:150px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Selon le recensement de 2011, 7.274.090 Canadiens d&#233;clarent avoir le fran&#231;ais comme langue maternelle, soit 22 % de la population. Six millions de Canadiens francophones r&#233;sident au Qu&#233;bec, o&#249; ils constituent le principal groupe linguistique, et un autre million r&#233;side dans diff&#233;rentes r&#233;gions des autres provinces et territoires. La plupart des francophones hors-Qu&#233;bec r&#233;sident au Nouveau Brunswick, mais aussi dans certaines r&#233;gions de l'Ontario et du sud du Manitoba. Contrairement aux francophones du Qu&#233;bec qui s'identifient comme Qu&#233;b&#233;cois, les francophones r&#233;sidant en dehors du Qu&#233;bec sont appel&#233;s Canadiens fran&#231;ais ou Franco-Canadiens. Par contre les francophones habitant les provinces du Nouveau Brunswick, de Nouvelle-&#201;cosse et de l'&#206;le-du-Prince-&#201;douard, correspondant &#224; l'ancienne Acadie, sont consid&#233;r&#233;s comme Acadiens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les Canadiens fran&#231;ais disposent dans tout le pays de journaux et de m&#233;dias francophones, d'&#233;coles et d'universit&#233;s, d'artistes et d'&#233;crivains. La cha&#238;ne Radio Canada (radio et t&#233;l&#233;vision) dispose de stations dans les diff&#233;rentes provinces et les Canadiens francophones peuvent recevoir des &#233;missions dans leur langue maternelle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les minorit&#233;s fran&#231;aises du Canada doivent &#234;tre vigilantes pour la d&#233;fense de leurs droits linguistiques et culturels. Ils sont parfois oblig&#233;s d'organiser des manifestations et faire des p&#233;titions aupr&#232;s des gouvernements provinciaux et de leurs &#233;lus. En 1997, une manifestation forte de 10.000 personnes est organis&#233;e &#224; Ottawa pour s'opposer &#224; la d&#233;cision du gouvernement provincial de l'Ontario de fermer l'h&#244;pital francophone Montfort. Dans un univers majoritairement anglophone, la d&#233;fense des francophones du Canada est un combat de tous les jours.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les minorit&#233;s francophones du Canada sont repr&#233;sent&#233;s &#224; l'Organisation internationale de la francophonie par le gouvernement f&#233;d&#233;ral canadien. Les Acadiens sont repr&#233;sent&#233;s par le gouvernement du Nouveau Brunswick. La province francophone du Qu&#233;bec est repr&#233;sent&#233;e par le gouvernement du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les francophones de l'Est (Acadie)&lt;/strong&gt;
&lt;span class='spip_document_114 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:150px;'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH100/drapeau_acadie_150-2fd81.png' width='150' height='100' alt=&quot;&quot; style='height:100px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les francophones du Nouveau Brunswick&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Nouveau-Brunswick est une province canadienne bord&#233;e par la c&#244;te Atlantique. La capitale est Fr&#233;d&#233;ricton. C'est la seule province du Canada officiellement bilingue. Les francophones sont surtout des Acadiens. Ils repr&#233;sentent 32 % de la population et sont au nombre de 240.000. Ils vivent surtout dans le nord et l'est de la province, pr&#232;s de la fronti&#232;re du Qu&#233;bec et sur la c&#244;te Atlantique. Les villages acadiens ont pour nom Bouctouche, Richibouctou, Truro, Lam&#232;que, Shippagan, Cobequid, Pizuiquid, etc. Ils vivent surtout de la p&#234;che au homard. Les principales villes sont Edmundston et Moncton qui sont bilingues. La ville de Moncton poss&#232;de une importante universit&#233; francophone.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les francophones de Nouvelle-&#201;cosse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Nouvelle-&#201;cosse est une province majoritairement anglophone. La capitale est Halifax. Les francophones sont au nombre de 35.000, soit 3,8 % de la population totale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avant la conqu&#234;te de la province par les britanniques, les Acadiens originaires du Poitou avaient fait souche dans la r&#233;gion de Port Royal. Les Acadiens, ayant refus&#233; de pr&#234;ter serment d'all&#233;geance au Roi d'Angleterre, Charles Lawrence, lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-&#201;cosse d&#233;cr&#233;ta le 28 juillet 1755 leur d&#233;portation dans les treize colonies anglaises d'Am&#233;rique. De 1755 &#224; 1764, plus de 10.000 Acadiens furent d&#233;port&#233;s et plusieurs milliers perdirent la vie du fait de mauvais traitements des troupes britanniques et d'&#233;pid&#233;mies dans les colonies anglaises. A partir de 1760, les colons de la Nouvelle Angleterre prennent possession des terres tr&#232;s fertiles des Acadiens. En 1764, les Acadiens furent autoris&#233;s de revenir en Nouvelle-&#201;cosse et le long de la c&#244;te du Nouveau Brunswick.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au cours du 19&#232;me si&#232;cle, les Acadiens obtinrent de nouveaux droits dans les provinces maritimes et fond&#232;rent des &#233;coles fran&#231;aises.
A l'occasion de la Convention acadienne de 1881, les Acadiens choisirent le 15 ao&#251;t comme Journ&#233;e nationale des Acadiens. En 1884, ils adopt&#232;rent un hymne national, l'Ave Maris Stella, et un drapeau acadien, tricolore fran&#231;ais avec l'&#233;toile de Marie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En d&#233;cembre 2003, Adrienne Clarkson, gouverneur g&#233;n&#233;rale du Canada, repr&#233;sentant la reine &#201;lisabeth II, d&#233;clara que la Couronne britannique reconnaissait les &#233;preuves du peuple acadien lors du &#171; Grand d&#233;rangement &#187; de 1755. Mais, le peuple acadien attend toujours les r&#233;parations et les d&#233;dommagements de l'Angleterre pour les massacres et les forfaits des troupes britanniques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les francophones de l'Ile du Prince &#201;douard&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Ile-du-Prince-&#201;douard est une province canadienne de l'Atlantique majoritairement anglophone. C'est la plus petite province du Canada. La capitale est Charlottetown. La population francophone est d'origine acadienne. Les 5.685 francophones de l'&#238;le repr&#233;sentent 4 % de la population totale de cette province. En 1603, Samuel de Champlain revendiqua l'&#238;le au nom du Roi de France et l'appela Ile Saint Jean. En 1720, plus de 300 colons fran&#231;ais vient s'&#233;tablir dans l'&#238;le. En 1748, la petite colonie fran&#231;aise de l'&#238;le Saint-Jean comptait 700 colons fran&#231;ais et acadiens. En 1749, plusieurs milliers d'Acadiens fuyant l'invasion de la Nouvelle-&#201;cosse par les Britanniques viennent se r&#233;fugier dans cette &#238;le fran&#231;aise. En 1752, la colonie comte 2800 habitants francophones. Suite &#224; la capitulation de la forteresse fran&#231;aise de Louisbourg en 1758, les Anglais envahissent l'&#238;le et les 3100 Acadiens furent d&#233;port&#233;s. Les 5.685 francophones pr&#233;sents aujourd'hui descendent des Acadiens qui sont revenus apr&#232;s le trait&#233; de Paris de 1763.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les francophones de Terre Neuve&lt;/strong&gt;
&lt;span class='spip_document_125 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:150px;'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH87/drapeau_terre_neuve-9a2b4.png' width='150' height='87' alt=&quot;&quot; style='height:87px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt;
La grande &#238;le de Terre Neuve se trouve &#224; l'entr&#233;e du Golfe du Saint Laurent. C'est la derni&#232;re province qui a rejoint la conf&#233;d&#233;ration canadienne en 1949. Colonie britannique depuis 1713, c'est une province &#224; grande majorit&#233; anglophone. Les francophones ne repr&#233;sentent que 0,6 % de la population totale, soit 3.015 habitants. Ils sont d'origine acadienne et bretonne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Terre Neuve a &#233;t&#233; une colonie fran&#231;aise de 1662 &#224; 1713. Dans le cadre du trait&#233; d'Utrecht, elle fut c&#233;d&#233;e &#224; l'Angleterre. Les droits de p&#234;che fran&#231;ais furent garantis par le trait&#233; de Paris de 1763. Ensuite, des villages de p&#234;che fran&#231;ais d'origine bretonne et acadienne prirent place clandestinement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'archipel fran&#231;ais de Saint-Pierre-et-Miquelon se trouve au sud de Terre Neuve.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les Franco-Ontariens&lt;/strong&gt;
&lt;span class='spip_document_119 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:150px;'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH101/drapeau_ontario-e7f6a.png' width='150' height='101' alt=&quot;&quot; style='height:101px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt;
Selon le recensement de 2006, il y avait 615.240 francophones de langue maternelle en Ontario, soit 4,2 % de la population ontarienne. Les Franco-Ontariens repr&#233;sentent la plus importante communaut&#233; francophone du Canada apr&#232;s celle du Qu&#233;bec. En pourcentage, la population francophone du Nouveau Brunswick repr&#233;sente 33 % de la population totale de cette province.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La population franco-ontarienne est concentr&#233;e principalement dans l'Est de l'Ontario et &#224; Ottawa, capitale f&#233;d&#233;rale canadienne, forte de 139.205 francophones. Dans le nord de l'Ontario, les Franco-Ontariens vivent surtout dans le Grand Sudbury, &#224; Timmins et dans de nombreuses petites villes. La r&#233;gion du Centre-sud de l'Ontario compte aussi un nombre important de francophones, surtout dans la r&#233;gion de Toronto. D'autres r&#233;gions de la province ont des populations francophones importantes comme Windsor, Penetanguishne et Welland.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les premiers Fran&#231;ais arrivent en 1610 dans le territoire qui va devenir l'Ontario. La grande majorit&#233; des francophones arrive dans la province au XIX&#232;me et au d&#233;but du XX&#232;me si&#232;cle, d'abord dans l'Est, le long de la rivi&#232;re des Outaouais, puis vers le Nord-Est. Diverses industries comme le chemin de fer, l'exploitation foresti&#232;re ou mini&#232;re attirent les francophones dans chacune de ces r&#233;gions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plusieurs institutions francophones catholiques sont fond&#233;es &#224; partir du XIX&#232;me si&#232;cle comme l'Association canadienne-fran&#231;aise de l'Ontario. Le journal &#171; Le Droit &#187; para&#238;t pour la premi&#232;re fois en 1913.
Pendant de nombreuses ann&#233;es, le gouvernement de l'Ontario ne donnait que tr&#232;s peu d'appuis &#224; la communaut&#233; francophone et la l&#233;gislation provinciale se d&#233;clarait hostile aux francophones. Les Franco-Ontariens ont &#233;t&#233; oblig&#233;s de faire instruire leurs enfants dans des &#233;tablissements catholiques. Une v&#233;ritable guerre scolaire, longue et difficile, a oppos&#233; pendant longtemps la communaut&#233; francophone aux institutions anglophones et orangistes. A partir des ann&#233;es 1970, les Franco-Ontariens obtiennent certains droits au niveau de l'enseignement en fran&#231;ais. L'Office des affaires francophones voit le jour en 1985. La cha&#238;ne francophone TV Ontario est cr&#233;&#233;e en 1987.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les Franco-Manitobains&lt;/strong&gt;
&lt;span class='spip_document_120 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:150px;'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH85/drapeau_manitoba-fd603.png' width='150' height='85' alt=&quot;&quot; style='height:85px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt;
Les francophones de la province canadienne du Manitoba sont au nombre de 51.146. La majorit&#233; des Franco-manitobains habite dans la r&#233;gion de Winnipeg, surtout dans les quartiers de Saint-Boniface, Saint-Vital et Saint-Norbert, la r&#233;gion de la rivi&#232;re Rouge ainsi que dans certains villages du sud de la province.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le site de Winnipeg a &#233;t&#233; explor&#233; par Pierre Gaultier de Varennes et de La V&#233;randrye en 1738. Par la suite, des Canadiens fran&#231;ais originaires de la Nouvelle France fondent des postes de traites et nomment plusieurs lieux. Ces colons francophones se marient avec des femmes am&#233;rindiennes et donnent naissance au peuple M&#233;tis. La colonie de la rivi&#232;re Rouge est fond&#233;e au confluent de la rivi&#232;re Rouge et de la rivi&#232;re Assiniboine. Les abb&#233;s Norbert Provencher et S&#233;v&#232;re Dumoulin s'y &#233;tablissent en 1818 avec des colons canadiens. Saint-Boniface devient la capitale de la colonie. Au milieu du XIX&#232;me si&#232;cle, les M&#233;tis r&#233;sistent au monopole de la Compagnie de la Baie d'Hudson et ensuite au gouvernement du Canada.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une partie de la population se disperse ensuite dans l'Ouest canadien et un grand nombre de francophones s'&#233;tablissent dans les provinces de l'Ouest durant la seconde moiti&#233; du XIX&#232;me si&#232;cle. Ce sont des Qu&#233;b&#233;cois, des Acadiens et aussi des Belges, des Suisses et des Fran&#231;ais. La colonie devient le Manitoba &#224; la suite d'un mouvement populaire men&#233; par Louis Riel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Acte du Manitoba reconna&#238;t la dualit&#233; linguistique de la nouvelle province. L'immigration massive de Britanniques et de Canadiens anglophones entre 1870 et 1885 rel&#232;gue les Franco-manitobains au rang de minorit&#233;, ne comptant plus que 10 % de la population. En 1890, l'Assembl&#233;e l&#233;gislative du Manitoba d&#233;clare la province officiellement anglophone. Cette loi sera jug&#233;e inconstitutionnelle par la Cour supr&#234;me du Canada en 1978.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A partir des ann&#233;es 1980, les Franco-manitobains recouvrent certains droits en particulier au niveau de l'enseignement et de la reconnaissance officielle du fran&#231;ais. Louis Riel est reconnu comme fondateur du Manitoba. L'association d'&#233;ducation des canadiens-fran&#231;ais du Manitoba devient la Soci&#233;t&#233; franco-manitobaine en 1968. Toutes les lois de la province sont d&#233;clar&#233;es inconstitutionnelles par la Cour supr&#234;me du Canada en 1985 car elles ont &#233;t&#233; adopt&#233;es uniquement en anglais. Avec la politique de bilinguisme et de biculturalisme de Pierre Eliott Trudeau, premier ministre canadien, le fran&#231;ais et les francophones retrouvent une nouvelle existence officielle dans la province du Manitoba.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En France, le nom de Louis Riel est pratiquement inconnu. C'&#233;tait un homme politique canadien-fran&#231;ais, chef du peuple m&#233;tis dans les provinces canadiennes de l'Ouest et fondateur de la province du Manitoba. Il a dirig&#233; deux mouvements de r&#233;sistance contre le gouvernement f&#233;d&#233;ral canadien dans le but de prot&#233;ger les droits et la culture du peuple M&#233;tis. La premi&#232;re r&#233;volte est la r&#233;bellion de la Rivi&#232;re rouge, de 1869 &#224; 1870. Le gouvernement provisoire, &#233;tabli par Louis Riel, n&#233;gocie l'entr&#233;e du Manitoba dans la Conf&#233;d&#233;ration canadienne. Apr&#232;s un exil de plusieurs ann&#233;es aux &#201;tats-Unis, Louis Riel revient en 1884 dans la province de la Saskatchewan pour pr&#233;senter les dol&#233;ances du peuple m&#233;tis. Cette r&#233;sistance d&#233;g&#233;n&#232;re en r&#233;bellion arm&#233;e connue sous le nom de R&#233;bellion du Nord-Ouest. Celle-ci fut &#233;cras&#233;e par le gouvernement f&#233;d&#233;ral canadien et se conclut par l'arrestation, le proc&#232;s puis la pendaison de Louis Riel pour trahison. Ce d&#233;fenseur du peuple m&#233;tis deviendra un v&#233;ritable h&#233;ros pour les Canadiens fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les Fransaskois&lt;/strong&gt;
&lt;span class='spip_document_121 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:150px;'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH75/drapeau_saskatchewan-c55cb.png' width='150' height='75' alt=&quot;&quot; style='height:75px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt;
La Saskatchewan est une province de l'Ouest du Canada, situ&#233;e entre le Manitoba et l'Alberta, les Territoires du Nord-Ouest au nord et les &#201;tats du Montana et du Dakota au sud. Elle s'&#233;tend sur une superficie de 651 900 km2, avec une population de 1.010.146 habitants dont la plupart habitent au sud de la province. Sa capitale est R&#233;gina. Selon le recensement f&#233;d&#233;ral de 2001, les Fran&#231;ais repr&#233;sentent 12,4 % de la population totale. Les francophones sont au nombre de 16.060 personnes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avant l'arriv&#233;e des Europ&#233;ens, la Saskatchewan est peupl&#233;e par les Athabascans, les Algonquiens et les Sioux. Le premier &#233;tablissement europ&#233;en est un comptoir de la Compagnie de la Baie d'Hudson en 1774. Le peuplement de la r&#233;gion commence surtout pendant les ann&#233;es 1870 gr&#226;ce &#224; la construction du Canadien Pacifique et &#224; la concession de terres gratuites aux nouveaux colons venus de plusieurs pays europ&#233;ens. Les autorit&#233;s f&#233;d&#233;rales canadiennes et la Police mont&#233;e d&#233;placent les peuples autochtones par la force vers des r&#233;serves. La Saskatchewan devient une province en 1905.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd'hui, la majorit&#233; de la population est compos&#233;e de descendants de Fran&#231;ais, d'Anglais, d'Allemands, d'&#201;cossais, d'Irlandais et de peuples venant de l'Europe de l'Est. L'&#233;conomie de la province repose sur la culture du bl&#233;, du colza, du seigle, de l'avoine et de l'orge. L'exploitation foresti&#232;re est importante dans le nord de la Saskatchewan. L'industrie mini&#232;re est importante et la province dispose d'importants gisements d'uranium, de p&#233;trole de potasse et de gaz naturel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les Franco-Albertains&lt;/strong&gt;
&lt;span class='spip_document_123 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:150px;'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH93/drapeau_alberta-4fcea.png' width='150' height='93' alt=&quot;&quot; style='height:93px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt;
L'Alberta est l'une des provinces de l'Ouest du Canada. Sa capitale est Edmonton ; les grandes villes sont : Calgary, Grande Prairie, Medicine Hat, Red Deer et Lethbridge. L'Alberta est le plus riche des dix provinces canadiennes. Elle fournit 70 % du p&#233;trole et du gaz naturel exploit&#233; par le Canada. En 2011, la population &#233;tait de 3.645.257 habitants. La population est majoritairement anglophone. 65.995 personnes parlent le fran&#231;ais comme premi&#232;re langue et 205.000 personnes peuvent parler notre langue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A partir de 1731, les Fran&#231;ais furent les premiers Europ&#233;ens &#224; s'&#233;tablirent le long des cours d'eau et dans les postes de traite. En 1905, l'Alberta a re&#231;u le statut de province canadienne avec Edmonton comme capitale. L'Alberta est le plus grand producteur canadien de p&#233;trole et poss&#232;de la deuxi&#232;me r&#233;serve mondiale de p&#233;trole brut, derri&#232;re l'Arabie saoudite. Elle poss&#232;de aussi des r&#233;serves importantes de gaz naturel, de charbon et de nombreuses industries de raffinage de p&#233;trole pour des clients du monde entier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les Franco-Colombiens&lt;/strong&gt;
&lt;span class='spip_document_124 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:150px;'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH75/drapeau_colombie_britannique-14232.png' width='150' height='75' alt=&quot;&quot; style='height:75px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt;
La Colombie Britannique est la plus occidentale des provinces canadiennes. Elle longe la c&#244;te Pacifique du Canada. La capitale de la province est Victoria, &#224; l'extr&#233;mit&#233; sud-est de l'&#238;le de Vancouver. La principale m&#233;tropole est Vancouver. La province est peupl&#233;e de 4.400.057 habitants en 2011 majoritairement anglophones. Les francophones sont tr&#232;s minoritaires, au nombre de 70.755 habitants, soit 1,6 % de la population totale. La province est peupl&#233;e &#233;galement d'une communaut&#233; chinoise importante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les Canadiens fran&#231;ais ont particip&#233; en grande mesure dans les explorations et au d&#233;veloppement de la Colombie Britannique, gr&#226;ce au r&#244;le de la Compagnie du Nord-Ouest et de la Compagnie de la Baie d'Hudson. Avant 1858, quand commen&#231;a la ru&#233;e vers l'or, les Canadiens fran&#231;ais formaient la population la plus nombreuse de la partie occidentale du Canada de ce qui est aujourd'hui la Colombie Britannique. Apr&#232;s la construction du chemin de fer transcontinental, une petite communaut&#233; d'ouvriers francophones s'installa &#224; Hatzie Prairie. En 1910, la communaut&#233; francophone de Maillardville fut fond&#233;e par les colons Qu&#233;b&#233;cois dans la r&#233;gion de Coquitlam. La Colombie Britannique devint la sixi&#232;me province du Canada le 20 juillet 1871, &#224; la suite de la promesse du dominion de construire une ligne de chemin de fer reliant la c&#244;te du Pacifique aux provinces de l'est. Le Canadien Pacifique traversant les montagnes Rocheuses fut difficilement construit entre 1871 et 1885.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'&#233;conomie de la Colombie Britannique est historiquement li&#233;e aux ressources naturelles : exploitation foresti&#232;re, extraction de min&#233;raux et p&#234;che. La province est r&#233;put&#233;e pour ses paysages montagneux et ses fjords spectaculaires. Elle attire chaque ann&#233;e de nombreux touristes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les Franco-T&#233;nois&lt;/strong&gt;
&lt;span class='spip_document_126 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:150px;'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH100/drapeau_franco_tenois-36960.png' width='150' height='100' alt=&quot;&quot; style='height:100px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt;
Les Territoires du Nord-Ouest sont un des territoires du Canada. Ils recouvrent la partie nord du Canada, entre les deux autres territoires, le Yukon &#224; l'ouest et le Nunavut &#224; l'est. Avec plus de 1.300.000 km&#178;, c'est la troisi&#232;me plus grande entit&#233; du pays, apr&#232;s le Nunavut et le Qu&#233;bec. Parmi ses caract&#233;ristiques g&#233;ographiques, il faut citer
Le Grand lac de l'Ours, le Grand lac des Esclaves, le fleuve Mackenzie et les canyons de la r&#233;serve du parc national de la Nahanni. Il est en grande partie recouvert par la ta&#239;ga. En 2009, sa population est estim&#233;e &#224; 42.940 habitants. Les francophones de ce territoire canadien, appel&#233;s Franco-T&#233;nois, sont au nombre de 1.175 habitants, soit 2,9 % de la population totale. Sur le plan ethnique, les Fran&#231;ais repr&#233;sentent 10,4% de la population totale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La partie m&#233;ridionale Des Territoires du Nord-Ouest conna&#238;t un climat subarctique tandis que le nord subit un climat polaire. Dans le sud, les &#233;t&#233;s sont courts mais relativement chauds. Les hivers sont longs et froid. Dans le nord, les temp&#233;ratures descendent jusqu'&#224; -50 &#176;C en hiver, mais elles peuvent monter au-dessus de -10&#176;C le jour. La majorit&#233; des habitants est concentr&#233;e au sud de la limite des arbres, o&#249; la terre est recouverte de for&#234;ts et le sol est riche en minerais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis 1967, la capitale des Territoires du Nord-Ouest est Yellowknife, sur la rive du Grand lac des Esclaves. Elle regroupe la moiti&#233; des habitants du territoire. Cinq autres communaut&#233;s comptent plus de 1.000 habitants. 28 autres communaut&#233;s comptent moins de 1.000 habitants. La densit&#233; de la population est extr&#234;mement faible, avec 0,036 habitants par km2, 100 fois moins que la densit&#233; moyenne du Canada.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les Territoires du Nord Ouest ont moins de droits qu'une province canadienne. Le commissaire des Territoires est le chef de l'ex&#233;cutif. Il repr&#233;sente le gouvernement f&#233;d&#233;ral canadien. L'&#233;conomie des Territoires du Nord-Ouest repose sur l'exploitation mini&#232;re : or, diamant, gaz naturel, p&#233;trole, argent, nickel et tungst&#232;ne.
L'agriculture est pratiquement impossible, mais il existe des activit&#233;s de p&#234;che &#224; la truite. Du fait de leur taille et de leur situation g&#233;ographique, les transports dans ce vaste territoire sont souvent difficiles et les d&#233;placements se font g&#233;n&#233;ralement par la voie a&#233;rienne et les a&#233;roports sont nombreux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les Franco-Yukonnais&lt;/strong&gt;
&lt;span class='spip_document_127 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:150px;'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH75/drapeau_yukon-3f2ae.png' width='150' height='75' alt=&quot;&quot; style='height:75px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt;
Le Yukon est un des territoires du Canada. Situ&#233; dans la partie nord-ouest du pays, &#224; la fronti&#232;re avec l'Alaska, le Yukon couvre une superficie de 480.000 Km&#178;. Il tire son nom du fleuve Yukon.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Yukon a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; en 1898 &#224; partir de la r&#233;gion occidentale des Territoires-du-Nord-Ouest afin de r&#233;pondre &#224; la croissance de la population lors de la ru&#233;e vers l'or du Klondike. En 2009, la population de ce territoire canadien s'&#233;l&#232;ve &#224; 31 530 habitants. Les francophones de ce territoire canadien sont appel&#233;s Franco-Yukonnais. Ils sont au nombre de 1.630 habitants, soit 4,8 % de la population totale. Le climat de la majeure partie du Yukon est subarctique avec des hivers longs et froids et des &#233;t&#233;s courts et chauds. Le Yukon est tr&#232;s peu peupl&#233; avec un peu plus de 30.000 habitants sur un territoire grand comme la Su&#232;de. La capitale, White Horse, h&#233;berge les deux tiers de la population du territoire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En ao&#251;t 1896, une &#233;quipe de chercheurs d'or d&#233;couvre le minerai pr&#233;cieux dans la Bonanza Creek, un affluent du Klondike. Pendant l'hiver et le printemps 1897-1898, de 30.000 &#224; 40.000 personnes atteignent les gisements aurif&#232;res du Klondike. Pour contr&#244;ler cet afflux de population, le gouvernement canadien d&#233;cide de cr&#233;er un territoire distinct en 1898. Apr&#232;s la ru&#233;e vers l'or, la population du Yukon d&#233;cro&#238;t rapidement. D'autres exploitations mini&#232;res se d&#233;veloppent ensuite comme l'argent et le cuivre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les Franco-Nunavois&lt;/strong&gt;
&lt;span class='spip_document_750 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:360px;'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L360xH216/Drapeau_Nunavut-f22b6.png' width='360' height='216' alt=&quot;&quot; style='height:216px;width:360px;' /&gt;&lt;/span&gt;
Le Nunavut est un territoire inukophone du Canada. C'est le plus jeune et le plus grand des territoires du Canada. Il fut s&#233;par&#233; des immenses territoires du Nord-Ouest le 1er avril 1999 par la loi sur le Nunavut. C'est maintenant un territoire distinct. Nunavut signifie &#171; notre terre &#187; en inuktitut, la langue des Inuits. D'une superficie de plus de 2 000 000 de km2 dont 160 935 km2 de lacs et de rivi&#232;res, ce vaste territoire est situ&#233; &#224; l'extr&#233;mit&#233; nord du Canada, imm&#233;diatement &#224; l'ouest de baie d'Hudson, ainsi que la majeure partie de l'archipel arctique canadien et sur les &#238;les de la baie d'Hudson, James et Ungava.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Nunavut est travers&#233; par le Passage du nord-ouest. Celui-ci est emprunt&#233; par les navires p&#233;troliers et de marchandises de nombreuses nations qui consid&#232;rent ces eaux libres. Cette situation est l'objet d'un enjeu &#233;conomique important pour le Canada qui revendique sa souverainet&#233; sur ses eaux int&#233;rieures.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La toundra arctique recouvre quasiment tout le Nunavut. La v&#233;g&#233;tation du territoire comprend de rares baies, des lichens, des saules arctiques, des herbes dures et de petits buissons de saules. La densit&#233; de la population du Nunavut est la plus faible du monde. La capitale du Nunavut est Iqualuit (anciennement Frobisher Bay) sur l'&#238;le de Baffin &#224; l'est. Avec 6.200 habitants, c'est la plus grande ville du territoire et il existe 26 communaut&#233;s reconnues. En 2009, la population du Nunavut est estim&#233;e &#224; 31.556 habitants, c'est le moins peupl&#233; des territoires du Canada avec une superficie &#233;quivalente &#224; celle de l'Europe occidentale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La population est touch&#233;e par des probl&#232;mes sociaux importants : ch&#244;mage, p&#233;nurie de logements, d&#233;linquance, alcoolisme et suicides.
Les langues officielles du Nunavut sont l'Inuktitut, l'Inuinanaqtun, l'anglais et le fran&#231;ais. Les anglophones sont au nombre de 7.765 et les francophones sont seulement 370.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Texte extrait du livre d'Alain Ripaux, &lt;i&gt;La France en Am&#233;rique du Nord et en Outre-mer&lt;/p&gt;
&lt;/h3&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>1. Qu'est-ce que la francophonie ?</title>
		<link>https://frontenac-ameriques.org/la-francophonie-en-amerique/article/qu-est-ce-que-la-francophonie</link>
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		<dc:date>2015-01-03T23:15:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicolas Pr&#233;vost</dc:creator>



		<description>La langue fran&#231;aise est le patrimoine commun d'une cinquantaine de nations &#224; travers le monde. Elle est aussi langue officielle de toutes les grandes prestigieuses institutions internationales comme l'Organisation des Nations Unies (ONU), l'Union Europ&#233;enne (UE), l'UNESCO, le Comit&#233; International Olympique (CIO), l'Union Postale Universelle (UPU), la F&#233;d&#233;ration Internationale de Football Association (FIFA), l'Accord de Libre-&#201;change Nord-Am&#233;ricain (ALENA)... Le mot francophonie est cr&#233;&#233; &#224; la fin du (...)

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&lt;a href="https://frontenac-ameriques.org/la-francophonie-en-amerique/" rel="directory"&gt;3. La francophonie en Am&#233;rique&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH89/arton13-796cb.jpg' width='150' height='89' style='height:89px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;table class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;La langue fran&#231;aise est le patrimoine commun d'une cinquantaine de nations &#224; travers le monde. Elle est aussi langue officielle de toutes les grandes prestigieuses institutions internationales comme l'Organisation des Nations Unies (ONU), l'Union Europ&#233;enne (UE), l'UNESCO, le Comit&#233; International Olympique (CIO), l'Union Postale Universelle (UPU), la F&#233;d&#233;ration Internationale de Football Association (FIFA), l'Accord de Libre-&#201;change Nord-Am&#233;ricain (ALENA)...&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;dl class='spip_document_46 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:200px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/senghor.jpg' title='JPEG - 12.7 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L200xH287/senghor_200-0ae84.jpg' width='200' height='287' alt='JPEG - 12.7 ko' style='height:287px;width:200px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:200px;'&gt;&lt;strong&gt;Le pr&#233;sident L&#233;opold S&#233;dar Senghor&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:200px;'&gt;Fondation Senghor, S&#233;n&#233;gal
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le mot &lt;strong&gt;francophonie&lt;/strong&gt; est cr&#233;&#233; &#224; la fin du XIX&#232; si&#232;cle par le g&#233;ographie On&#233;sime Reclus. Il d&#233;signe l'ensemble des locuteurs qui utilisent le fran&#231;ais comme langue maternelle ou langue seconde. Cette notion tombe un peu dans l'oubli jusqu'au d&#233;but des ann&#233;es 1960. C'est en 1962 que le pr&#233;sident du S&#233;n&#233;gal et homme de lettre L&#233;opold S&#233;dar Senghor &#233;crit : &#171; La francophonie, c'est cet humanisme int&#233;gral qui se tisse autour de la terre, cette symbiose des &#233;nergies dormantes de tous les continents, de toutes les races, qui se r&#233;veillent &#224; leur chaleur compl&#233;mentaire &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La d&#233;finition de la francophonie donn&#233;e par le Pr&#233;sident Senghor fait toujours r&#233;f&#233;rence de nos jours.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le mot &lt;strong&gt;francophone&lt;/strong&gt; d&#233;signe les habitants de langue fran&#231;aise d'entit&#233;s nationales ou r&#233;gionales, et par extension, s'applique &#224; ces entit&#233;s elles-m&#234;mes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La &lt;strong&gt;francophonie&lt;/strong&gt; d&#233;signe particuli&#232;rement ceux qui parlent fran&#231;ais, en dehors d'une notion g&#233;opolitique. Ainsi, la francophonie canadienne d&#233;signe les habitants du Canada parlant fran&#231;ais. De m&#234;me, l'expression &#171; il existe une francophonie en Louisiane &#187; signifie que dans cet &#201;tat, un certain nombre de personnes s'exprime en fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La &lt;strong&gt;Francophonie&lt;/strong&gt; (avec un F majuscule) d&#233;signe l'ensemble du monde francophone, c'est-&#224;-dire les diff&#233;rents pays et r&#233;gions o&#249; le fran&#231;ais est langue maternelle ou seconde. Il s'agit d'une expression g&#233;ographique et d'un regroupement g&#233;opolitique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La &lt;strong&gt;Francit&#233;&lt;/strong&gt; est l'ensemble des traits qui forme la communaut&#233; d'esprit de la francophonie, c'est-&#224;-dire le caract&#232;re particulier de la civilisation fran&#231;aise. Ce mot a connu depuis 1964 par le relais du Qu&#233;bec une diffusion parall&#232;le &#224; celle de francophonie, notion avec laquelle il se confond parfois. Alors qu'il se trouve &#224; l'Universit&#233; Laval de Qu&#233;bec en 1966, L&#233;opold S&#233;dar Senghor d&#233;clare : &#171; La Francophonie, c'est par del&#224; la langue, la civilisation fran&#231;aise, plus pr&#233;cis&#233;ment l'esprit de cette civilisation, c'est-&#224;-dire la culture fran&#231;aise, que j'appellerai Francit&#233; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;L'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF)&lt;/h3&gt;
&lt;dl class='spip_document_47 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/png/oif.png' title='PNG - 5 ko' type=&quot;image/png&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH145/oif-2-07eaa.png' width='150' height='145' alt='PNG - 5 ko' style='height:145px;width:150px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:150px;'&gt;&lt;strong&gt;Le logo de l'OIF&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;L'Organisation Internationale de la Francophonie regroupe les chefs d'&#201;tats et de gouvernements ayant le fran&#231;ais en partage. La secr&#233;taire g&#233;n&#233;rale de l'OIF, la Qu&#233;b&#233;coise Micha&#235;lle Jean, a &#233;t&#233; &#233;lue &#224; Dakar le 30 novembre 2014, et a succ&#233;d&#233; au S&#233;n&#233;galais Abdou Diouf (2003-2014) et &#224; l'&#201;gyptien Boutros Boutros-Ghali (1997-2002).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis 1986 se r&#233;unit le Sommet de la Francophonie. Ces sommets ont eu lieu en France &#224; Paris-Versailles (1986), au Canada &#224; Qu&#233;bec (1987), au S&#233;n&#233;gal &#224; Dakar (1989), en France &#224; Paris-Chaillot (1991), &#224; l'&#206;le Maurice &#224; Grand-Baie (1993), au B&#233;nin &#224; Cotonou (1995), au Vietnam &#224; Hanoi (1997), au Canada en Acadie (1999), au Liban &#224; Beyrouth (2002), au Burkina Faso &#224; Ouagadougou (2004), en Roumanie &#224; Bucarest (2006), au Canada &#224; Qu&#233;bec (2008), en Suisse &#224; Montreux (2010), en R&#233;publique d&#233;mocratique du Congo &#224; Kinshasa (2012) et au S&#233;n&#233;gal &#224; Dakar (2014). Le 16&#232;me Sommet de la Francophonie se tiendra en 2016 &#224; Madagascar &#224; Antananarivo.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_48 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/sommet_1986.jpg' title='JPEG - 247.4 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L500xH314/sommet_1986_500-1f527.jpg' width='500' height='314' alt='JPEG - 247.4 ko' style='height:314px;width:500px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Les repr&#233;sentants de la France, du Canada et du Qu&#233;bec lors du sommet de 1987&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Les pays membres de la Francophonie&lt;/h3&gt;
&lt;table class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;L'Organisation Internationale de la Francophonie compte 80 pays : 57 membres et 23 observateurs. Cela repr&#233;sente plus du tiers des pays du monde et environ 800 millions d'habitants.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Voici la liste, par ordre alphab&#233;tique :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pays membres :&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
A : Albanie, Andorre, Arm&#233;nie&lt;br&gt;
B : Belgique, Belgique F&#233;d&#233;ration Wallonie-Bruxelles, B&#233;nin, Bulgarie, Burkina Faso, Burundi&lt;br&gt;
C : Cambodge, Cameroun, Canada, Canada Nouveau-Brunswick, Canada Qu&#233;bec, Cap-Vert, Centrafrique, Chypre, Communaut&#233; fran&#231;aise de Belgique, Comores, Congo, Congo RDC, C&#244;te d'Ivoire&lt;br&gt;
D : Djibouti, Dominique&lt;br&gt;
E : &#201;gypte, Ex-R&#233;publique yougoslave de Mac&#233;doine&lt;br&gt;
F : France&lt;br&gt;
G : Gabon, Ghana, Gr&#232;ce, Guin&#233;e, Guin&#233;e Bissau, Guin&#233;e &#233;quatoriale&lt;br&gt;
H : Ha&#239;ti&lt;br&gt;
L : Laos, Liban, Luxembourg&lt;br&gt;
M : Madagascar, Mali, Maroc, Maurice, Mauritanie, Moldavie, Monaco&lt;br&gt;
N : Niger&lt;br&gt;
Q : Qatar&lt;br&gt;
R : Roumanie, Rwanda&lt;br&gt;
S : Sainte-Lucie, Saint-Thomas-et-Prince, S&#233;n&#233;gal, Seychelles, Suisse&lt;br&gt;
T : Tchad, Togo, Tunisie&lt;br&gt;
V : Vanuatu, Vietnam&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Observateurs :&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
A : Autriche&lt;br&gt;
B : Bosnie-Herz&#233;govine&lt;br&gt;
C : Costa Rica, Croatie&lt;br&gt;
E : &#201;mirats arabes unis, Estonie&lt;br&gt;
G : G&#233;orgie&lt;br&gt;
H : Hongrie&lt;br&gt;
K : Kosovo&lt;br&gt;
L : Lettonie, Lituanie&lt;br&gt;
M : Mexique, Mont&#233;n&#233;gro, Mozambique&lt;br&gt;
P : Pologne&lt;br&gt;
R : R&#233;publique Tch&#232;que, R&#233;publique dominicaine&lt;br&gt;
S : Serbie, Slovaquie, Slov&#233;nie&lt;br&gt;
T : Tha&#239;lande&lt;br&gt;
U : Ukraine, Uruguay&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>55. La Charte de la langue fran&#231;aise au Qu&#233;bec ou Loi 101</title>
		<link>https://frontenac-ameriques.org/la-francophonie-en-amerique/article/la-charte-de-la-langue-francaise</link>
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		<dc:date>2010-11-01T20:27:45Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicolas Pr&#233;vost</dc:creator>



		<description>La langue fran&#231;aise au c&#339;ur de l'identit&#233; qu&#233;b&#233;coise Une langue qui s'unifie rapidement en Nouvelle-France Au Qu&#233;bec, la langue fran&#231;aise est au c&#339;ur de la mobilisation nationale. Elle est l'&#233;l&#233;ment fondateur de la &#171; soci&#233;t&#233; distincte &#187; et de la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise en g&#233;n&#233;ral. Le Qu&#233;bec est depuis toujours attach&#233; &#224; sa langue. Il en parle la plupart du temps avec amour et passion. La moindre remise en cause du statut de la langue fran&#231;aise est toujours l'objet de d&#233;bats et de manifestations passionn&#233;es. Les (...)

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&lt;a href="https://frontenac-ameriques.org/la-francophonie-en-amerique/" rel="directory"&gt;3. La francophonie en Am&#233;rique&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La langue fran&#231;aise au c&#339;ur de l'identit&#233; qu&#233;b&#233;coise&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une langue qui s'unifie rapidement en Nouvelle-France&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_345 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/Montreal_-_Sa_Majeste_la_langue_francaise_char_allegorique_du_defile_de_la_Saint-Jean_en_1957_SSJB_.jpg' title='JPEG - 149.6 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L428xH371/Montreal_-_Sa_Majeste_la_langue_francaise_char_allegorique_du_defile_de_la_Saint-Jean_en_1957_SSJB_-2-155a4.jpg' width='428' height='371' alt='JPEG - 149.6 ko' style='height:371px;width:428px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&quot;Sa majest&#233; la langue fran&#231;aise&quot;, char all&#233;gorique du d&#233;fil&#233; de la Saint-Jean le 24 juin 1957 &#224; Montr&#233;al&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;Soci&#233;t&#233; Saint-Jean-Baptiste de Montr&#233;al
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Au Qu&#233;bec, la langue fran&#231;aise est au c&#339;ur de la mobilisation nationale. Elle est l'&#233;l&#233;ment fondateur de la &#171; soci&#233;t&#233; distincte &#187; et de la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise en g&#233;n&#233;ral. Le Qu&#233;bec est depuis toujours attach&#233; &#224; sa langue. Il en parle la plupart du temps avec amour et passion. La moindre remise en cause du statut de la langue fran&#231;aise est toujours l'objet de d&#233;bats et de manifestations passionn&#233;es. Les Qu&#233;b&#233;cois accordent aussi beaucoup d'importance au visage fran&#231;ais de leur territoire, qui se traduit par une grande attention au niveau de l'affichage par exemple. Pour Fernand Dumont, auteur de &lt;i&gt;Gen&#232;se de la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise&lt;/i&gt;, &#171; la langue n'est pas le rev&#234;tement de nos vies, leur traduction en parole, la langue constitue en quelque sorte notre existence &#187;. Ce que confirme l'&#233;crivain Andr&#233; Belleau quand il d&#233;clare :&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;table class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;&#171; Nous n'avons pas besoin de parler fran&#231;ais, nous avons besoin du fran&#231;ais pour parler. &#187;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'origine, on constate que la diversit&#233; linguistique qui existe en Nouvelle-France se r&#233;sorbe beaucoup plus rapidement qu'en France. Au XVIIIe si&#232;cle, par exemple, la France est loin d'avoir r&#233;alis&#233; son unit&#233; linguistique, et le fran&#231;ais coexiste encore avec des patois locaux et des langues r&#233;gionales (breton, basque, alsacien&#8230;). Or, le fran&#231;ais am&#233;ricain, lui, s'homog&#233;n&#233;ise tr&#232;s vite et l'unification linguistique se fait rapidement. Les sp&#233;cialistes attribuent cet &#233;tat de fait &#224; plusieurs causes : plus de 90 % des colons proviennent alors de la moiti&#233; nord de la France o&#249; le fran&#231;ais est plus g&#233;n&#233;ralis&#233; que dans le Sud, 55 % des colons proviennent d'une agglom&#233;ration urbaine, la majorit&#233; des colons a re&#231;u une instruction car plus de la moiti&#233; d'entre eux est capable de signer les diff&#233;rents actes officiels, et plus du tiers des colons exerce un m&#233;tier impliquant une bonne connaissance du fran&#231;ais.&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_347 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:220px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/Charlevoix_Nouvelle-France.jpg' title='JPEG - 24 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L220xH320/Charlevoix_Nouvelle-France-2-ae185.jpg' width='220' height='320' alt='JPEG - 24 ko' style='height:320px;width:220px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Tous les voyageurs du XVIIIe si&#232;cle t&#233;moignent de l'excellente qualit&#233; de la langue fran&#231;aise parl&#233;e au Qu&#233;bec. En 1744, lors de son voyage en Nouvelle-France, le Fran&#231;ais Charlevoix &#233;crit, dans &lt;i&gt;Histoire et description g&#233;n&#233;rale de la Nouvelle-France&lt;/i&gt;, que &#171; nulle part ailleurs on ne parle plus purement notre langue &#187;, &#171; on ne remarque m&#234;me ici aucun accent &#187;, &#171; la rusticit&#233;, soit dans le langage, soit dans les fa&#231;ons, n'est m&#234;me pas connue dans les campagnes les plus &#233;cart&#233;es &#187; . Dans &lt;i&gt;Voyages et m&#233;moires sur le Canada&lt;/i&gt;, &#233;crit en 1752, Louis Franquet constate que &#171; les Canadiennes parlent un fran&#231;ais &#233;pur&#233; et n'ont pas le moindre accent &#187; . En 1756, dans son &lt;i&gt;Journal&lt;/i&gt;, le marquis de Montcalm note qu'il a observ&#233; &#171; que les paysans canadiens parlent tr&#232;s bien le fran&#231;ais &#187; . En 1757, Bougainville constate, dans son &lt;i&gt;M&#233;moire sur l'&#201;tat de la Nouvelle-France&lt;/i&gt;, que &#171; les Canadiens parlent avec aisance &#187; et que leur accent est aussi bon qu'&#224; Paris &#187;.&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le fran&#231;ais &#224; l'&#233;preuve du colonialisme britannique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais ce bel essor linguistique conna&#238;t bien s&#251;r une rupture avec le trait&#233; de Paris de 1763. &#192; cette date, la colonie fran&#231;aise devient une colonie dirig&#233;e par des gouverneurs britanniques, et le fran&#231;ais perd son statut de &#171; langue royale &#187;. Toutefois, comme la population est toujours presque uniquement francophone, l'&#171; Acte de Qu&#233;bec &#187; de 1774, redonne au fran&#231;ais son statut juridique en m&#234;me temps qu'il r&#233;instaure le catholicisme.&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le lien est &#233;vident entre langue et identit&#233; dans l'histoire du peuple francophone d'Am&#233;rique. &lt;i&gt;Le Canadien&lt;/i&gt;, journal francophone lanc&#233; en 1831 par &#201;tienne Parent, a ainsi pour devise &#171; Nos institutions, notre langue et nos lois &#187;. Plus tard, se d&#233;veloppe la c&#233;l&#232;bre expression &#171; la langue, gardienne de la foi &#187;. Ainsi, Monseigneur Lafl&#232;che indique que &#171; la langue maternelle et la foi des anc&#234;tres sont les &#233;l&#233;ments constitutifs de la nation &#187;.&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_351 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/Le_Canadien.jpg' title='JPEG - 212.2 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L500xH230/Le_Canadien_copie-89a7a.jpg' width='500' height='230' alt='JPEG - 212.2 ko' style='height:230px;width:500px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Couverture du journal &quot;Le Canadien&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, le XIXe si&#232;cle est aussi l'&#233;poque du r&#234;ve de certains britanniques d'angliciser une fois pour toute la population du Bas-Canada (le Qu&#233;bec actuel). Ainsi, d&#232;s 1789, Hugh Finlay &#233;crit : &#171; Que les ma&#238;tres d'&#233;cole soient Anglais si nous voulons faire des Anglais de ces Canadiens. [&#8230;] Nous pourrions angliciser compl&#232;tement le peuple par l'introduction de la langue anglaise. &#187;&lt;/p&gt; &lt;table class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;Dans son c&#233;l&#232;bre &lt;i&gt;Rapport&lt;/i&gt;, Lord Durham, envoy&#233; par Londres au Bas-Canada en 1839, va plus loin : &#171; La langue, les lois et le caract&#232;re du continent nord-am&#233;ricain sont anglais. Toute autre race que la race anglaise y appara&#238;t dans un &#233;tat d'inf&#233;riorit&#233;. [&#8230;] Le premier objectif du plan quelconque qui sera adopt&#233; pour le gouvernement futur du Bas-Canada devrait &#234;tre d'en faire une province anglaise ; &#224; cet effet, que la supr&#233;matie ne soit jamais plac&#233;e dans d'autres mains que celles des Anglais. Le Bas-Canada, maintenant et toujours, doit &#234;tre gouvern&#233; par la population anglaise. &#187;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Mais tous ces efforts sont vains, devant la t&#233;nacit&#233; et surtout le remarquable ancrage de la langue fran&#231;aise dans la terre qu&#233;b&#233;coise.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lors de l'&#233;tablissement de la Conf&#233;d&#233;ration en 1867, la langue fran&#231;aise obtient pour la premi&#232;re fois un statut officiel &#224; &#233;galit&#233; avec l'anglais. Pourtant, l'anglais et le fran&#231;ais ne disposent pas du m&#234;me poids et on est bien loin de parler fran&#231;ais et anglais d'un oc&#233;an &#224; l'autre. Au Qu&#233;bec, on peut parler fran&#231;ais et anglais. Dans le reste du Canada, seul l'anglais est de rigueur. De plus, le Qu&#233;bec conna&#238;t &#224; cette &#233;poque une anglicisation massive due &#224; plusieurs facteurs : le d&#233;part progressif de pr&#232;s d'un million de Canadiens-fran&#231;ais vers les &#201;tats-Unis, le bilinguisme et surtout le statut minoritaire des Canadiens-fran&#231;ais &#224; l'&#233;chelle canadienne. Tout est fait pour restreindre l'usage du fran&#231;ais au seul p&#233;rim&#232;tre qu&#233;b&#233;cois. Ainsi, les minorit&#233;s francophones des autres provinces se voient petit &#224; petit restreindre l'acc&#232;s aux &#233;coles, alors que les anglophones du Qu&#233;bec disposent, eux, d'un syst&#232;me d'&#233;ducation complet. En fait, la p&#233;riode qui suit l'&#233;tablissement de la Conf&#233;d&#233;ration est la plus d&#233;favorable au fran&#231;ais : &#171; en dehors du Qu&#233;bec, le Canada se veut un pays de langue anglaise &#187; (Craig Brown).&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En d&#233;pit de ces constatations peu reluisantes, le fran&#231;ais ne capitule pas et r&#233;siste plut&#244;t bien. De 1850 au d&#233;but des ann&#233;es 1960, la population du Qu&#233;bec s'accro&#238;t de fa&#231;on importante, passant de 900 000 &#224; plus de 5,2 millions d'habitants. La &#171; revanche des berceaux &#187; ancre davantage le fran&#231;ais dans le territoire qu&#233;b&#233;cois.&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_353 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/La_revanche_des_berceaux.jpg' title='JPEG - 68.8 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L500xH312/La_revanche_des_berceaux-2-247da.jpg' width='500' height='312' alt='JPEG - 68.8 ko' style='height:312px;width:500px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&quot;La revanche des berceaux&quot; au Canada fran&#231;ais&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La remise en question du fran&#231;ais qu&#233;b&#233;cois&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toutefois, les Qu&#233;b&#233;cois du XIXe si&#232;cle sont surpris de constater le m&#233;pris avec lequel certains milieux anglo-saxons jugent le fran&#231;ais canadien en le qualifiant de &lt;i&gt;French Canadian Patois&lt;/i&gt; (&#171; patois canadien-fran&#231;ais &#187;), en opposition &#224; un hypoth&#233;tique &lt;i&gt;Parisian French&lt;/i&gt; (&#171; fran&#231;ais de Paris &#187;). Les r&#233;actions des chroniqueurs et experts en linguistique sont tr&#232;s nombreuses. Beaucoup d'intellectuels qu&#233;b&#233;cois se demandent ce que peut &#234;tre v&#233;ritablement ce fran&#231;ais &#171; parisien &#187;, qui n'est bien &#233;videmment qu'un mythe et non une r&#233;alit&#233;. En effet, la France a elle-m&#234;me du Nord au Sud une vari&#233;t&#233; de fran&#231;ais, et la r&#233;gion parisienne n'a pas de norme de langage bien d&#233;finie. Et, de plus, il existe &#224; l'&#233;poque une langue famili&#232;re typique de Paris, bien loin du fran&#231;ais dit standard. Quant &#224; l'expression &#171; patois &#187;, elle n'a pas de sens puisque, comme on l'a vu, les patois ont tr&#232;s vite disparu du Qu&#233;bec. Certains Qu&#233;b&#233;cois de cette &#233;poque se demandent donc avec une pointe d'ironie si &#171; les Anglais du Canada comme ceux des &#201;tats-Unis ont la pr&#233;tention de parler le pur anglais de Londres ou des universit&#233;s d'Oxford ou de Cambridge ? &#187;. Sans compter que l'anglais est compos&#233;e de plus 50 % de mots d'origine fran&#231;aise ! Il n'emp&#234;che que ces jugements &#233;tablis par les milieux anglo-saxons sont souvent int&#233;rioris&#233;s par les Canadiens-fran&#231;ais. En quelque sorte, ils servent &#224; remettre v&#233;ritablement en question la langue au Qu&#233;bec et &#224; s'interroger s&#233;rieusement sur sa qualit&#233;.&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut attendre les ann&#233;es 1960 pour assister &#224; l'affirmation d&#233;finitive de la langue comme aspect fondamental de l'identit&#233; qu&#233;b&#233;coise. Comme on l'a vu, la langue se d&#233;tache alors du groupe ethnique canadien-fran&#231;ais pour se rattacher &#224; l'ensemble des habitants du territoire qu&#233;b&#233;cois. Elle n'est plus l'apanage des Canadiens d'origine fran&#231;aise, mais de tous les Qu&#233;b&#233;cois, quels qu'ils soient. Les d&#233;bats sur la langue deviennent tr&#232;s vifs &#224; partir de cette &#233;poque, et bien s&#251;r pr&#233;alables &#224; toute politique de coop&#233;ration internationale venant du Qu&#233;bec. On s'aper&#231;oit aussi tr&#232;s rapidement que toute politique linguistique internationale ne peut se faire qu'avec un d&#233;bat sur la qualit&#233; m&#234;me du fran&#231;ais qu&#233;b&#233;cois.&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Les d&#233;bats sur la qualit&#233; de la langue&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Durant les ann&#233;es 1960 et 1970, on se demande quel niveau de qualit&#233; le fran&#231;ais doit avoir au Qu&#233;bec pour pr&#233;tendre &#224; une politique francophone internationale. En effet, apr&#232;s deux si&#232;cles de colonialisme britannique, la langue s'&#233;tait consid&#233;rablement d&#233;grad&#233;e au moins depuis un si&#232;cle, en particulier dans les classes populaires peu instruites. L'isolement total d'avec la France avait contribu&#233; aussi &#224; faire &#233;voluer les deux langues fran&#231;aises de part et d'autre de l'Atlantique de fa&#231;on diff&#233;rente.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La lutte contre le &lt;i&gt;joual&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#232;s le XIXe si&#232;cle, la qualit&#233; de la langue est, comme on l'a vu, l'objet de vifs d&#233;bats. On d&#233;nonce d&#233;j&#224; les emprunts excessifs &#224; l'anglais, mais aussi les archa&#239;smes et les provincialismes. Pour beaucoup d'auteurs d&#232;s le XIXe si&#232;cle, la langue fran&#231;aise d'Am&#233;rique doit &#234;tre absolument modernis&#233;e, et le fran&#231;ais canadien doit se rapprocher du fran&#231;ais de France. Car, &#224; partir des ann&#233;es 1940, on en vient &#224; int&#233;grer l'opinion n&#233;gative des groupes anglo-saxons, c'est-&#224;-dire admettre que les Canadiens-fran&#231;ais parlent une langue d&#233;structur&#233;e &#224; l'extr&#234;me et &#233;loign&#233;e du &#171; fran&#231;ais standard &#187;. De plus, certains auteurs francophones estiment que le bilinguisme pratiqu&#233; par un nombre de plus en plus significatif de Canadiens-fran&#231;ais est la principale cause de d&#233;t&#233;rioration de la langue, car favorisant l'utilisation abusive de tournures incorrectes. Et pour beaucoup, ce bilinguisme g&#233;n&#233;ralis&#233; appara&#238;t comme une &#233;tape vers l'anglicisation pure et simple du Qu&#233;bec.&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tous ces facteurs historiques donnent naissance au &lt;i&gt;joual&lt;/i&gt;, langue fran&#231;aise truff&#233;e d'anglicismes et de tournures incorrectes, bien diff&#233;rentes du &#171; fran&#231;ais standard &#187;. Mais le joual est aussi une mani&#232;re pour le Qu&#233;bec de montrer sa contestation de l'ordre &#233;tabli, de se distinguer de la France (le joual, &#171; notre langue &#224; nous &#187;), et beaucoup d'&#339;uvres sont &#233;crites en joual. Pourtant, utiliser cette langue est pour bon nombre de Qu&#233;b&#233;cois se condamner &#224; rester isol&#233; et incompris. En effet, le joual, limit&#233; aux seuls Qu&#233;b&#233;cois, ne leur permet pas de communiquer avec les autres francophones et pourrait &#234;tre l&#224; aussi dangereux pour l'essor du fran&#231;ais en Am&#233;rique du Nord.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'adoption d&#233;finitive du fran&#231;ais international&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_343 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:230px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/Les_insolences_du_frere_Untel.jpg' title='JPEG - 48.4 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L230xH318/Les_insolences_du_frere_Untel-2-1b260.jpg' width='230' height='318' alt='JPEG - 48.4 ko' style='height:318px;width:230px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Avec la priorit&#233; donn&#233;e &#224; l'&#233;ducation lors de la R&#233;volution Tranquille, on se dit qu'il vaut mieux pour le Qu&#233;bec adopter le fran&#231;ais de France ou le fran&#231;ais international, et abandonner le joual, fran&#231;ais marqu&#233; par de trop nombreux barbarismes, anglicismes et archa&#239;smes. Ceci est encore encourag&#233; par beaucoup d'intellectuels des ann&#233;es 1960 qui portent un jugement tr&#232;s s&#233;v&#232;re sur le joual. Ainsi, Jean-Paul Desbiens, auteur du c&#233;l&#232;bre livre &lt;i&gt;Les insolences du fr&#232;re Untel&lt;/i&gt;, d&#233;clare que &#171; proscrire le joual, ce n'est d'aucune fa&#231;on prendre le parti du mus&#233;e, au contraire, c'est refuser cette impasse de l'expression qui caract&#233;rise notre vie collective et qui explique l'absence g&#233;n&#233;ralis&#233;e de la pens&#233;e au Qu&#233;bec &#187;. L'expression &#171; fran&#231;ais international &#187; est aussi pr&#233;f&#233;r&#233; &#224; celle de &#171; fran&#231;ais de France &#187;, puisqu'il n'y a pas de r&#233;f&#233;rence &#224; l'h&#233;g&#233;monie linguistique de Paris. En r&#233;alit&#233;, ce fran&#231;ais international n'est autre que la norme du fran&#231;ais telle qu'elle est d&#233;crite dans les grammaires courantes et les dictionnaires fran&#231;ais &#233;dit&#233;s en France.&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1969, &lt;i&gt;l'Office de la Langue Fran&#231;aise&lt;/i&gt;, organisme gouvernemental charg&#233; du contr&#244;le et du d&#233;veloppement du fran&#231;ais au Qu&#233;bec et en Am&#233;rique, promulgue une liste d'environ soixante canadianismes (ou qu&#233;b&#233;cismes) autoris&#233;s. C'est le cas par exemple du mot &#171; magasinage &#187;. Hormis ces exceptions, la langue se doit d'&#234;tre identique au fran&#231;ais international. M&#234;me s'il reste quelques diff&#233;rences avec la France au niveau du parler (mais c'est aussi le cas &#224; l'int&#233;rieur m&#234;me de la France entre Paris et Marseille), le fran&#231;ais du Qu&#233;bec se rapproche tr&#232;s vite du fran&#231;ais de France. La scolarisation massive am&#233;liore la prononciation, et la t&#233;l&#233;vision, les m&#233;dias et les t&#233;l&#233;communications diffusent surtout le fran&#231;ais standard. Parall&#232;lement, la perception r&#233;aliste de la langue se g&#233;n&#233;ralise, avec la prise de conscience que, de toutes mani&#232;res, il existe de par le monde plusieurs fa&#231;ons de parler fran&#231;ais, et m&#234;me au sein de la France. On finit donc par soutenir que le fran&#231;ais du Qu&#233;bec est pris dans une dualit&#233; : il est imp&#233;ratif de parler correctement, tout en reconnaissant qu'il y a une norme fran&#231;aise propre au Qu&#233;bec, de m&#234;me qu'il y en a une pour la Belgique, le S&#233;n&#233;gal, les Antilles, la Provence ou l'Alsace.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Les cons&#233;quences sur la politique linguistique qu&#233;b&#233;coise&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sortir le fran&#231;ais de son ambigu&#239;t&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour pr&#233;tendre &#224; une politique francophone internationale, il s'av&#232;re indispensable pour le Qu&#233;bec de fixer un statut politique et constitutionnel pr&#233;cis pour la langue fran&#231;aise au sein m&#234;me de la province.&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_341 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/Montreal_-_Manifestation_pour_la_langue_francaise_au_Quebec.jpg' title='JPEG - 35.6 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L479xH304/Montreal_-_Manifestation_pour_la_langue_francaise_au_Quebec-2-d35b7.jpg' width='479' height='304' alt='JPEG - 35.6 ko' style='height:304px;width:479px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Manifestation pour la langue fran&#231;aise &#224; Montr&#233;al&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Dans le contexte nord-am&#233;ricain, si proche des &#201;tats-Unis, l'anglicisation massive des immigrants encourage la province &#224; l&#233;gif&#233;rer sur la langue pour la prot&#233;ger mais aussi lui donner l'essor et le d&#233;veloppement qu'elle m&#233;rite. &#192; partir de 1960, la moindre remise en question de la langue fran&#231;aise devient la cause de conflits et de gigantesques manifestations, en particulier &#224; Montr&#233;al. Le souhait de cr&#233;er la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise fran&#231;aise pose &#233;galement la question des immigrants, nombreux &#224; s'&#233;tablir au Canada. M&#234;me quand ils d&#233;cident de s'installer au Qu&#233;bec, la plupart des immigrants des ann&#233;es 1960 s'int&#232;grent encore, souvent de bonne foi d'ailleurs, &#224; la langue anglaise, qui est la plupart du temps vue par eux comme la seule langue d'Am&#233;rique du Nord. Cet &#233;tat de fait, qui date de la fin du XIXe si&#232;cle, est alors de plus en plus per&#231;u comme une menace par les Qu&#233;b&#233;cois, qui voudraient inverser la tendance et obtenir des immigrants l'int&#233;gration &#224; la langue fran&#231;aise et &#224; la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise. Ceci entra&#238;ne de nombreux d&#233;bats et plusieurs crises, comme celle de l'&#233;cole de Saint-L&#233;onard en 1967 avec des Italiens r&#233;fractaires &#224; l'usage du fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'offensive du gouvernement f&#233;d&#233;ral&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour aller &#224; l'encontre du mouvement identitaire qu&#233;b&#233;cois et avec le but louable (mais qui se r&#233;v&#233;lera bien s&#251;r utopique) que les Qu&#233;b&#233;cois se sentent chez eux d'un bout &#224; l'autre du Canada, Pierre Trudeau, Premier ministre f&#233;d&#233;ral, impose en 1969 la Loi sur les langues officielles, loi f&#233;d&#233;rale qui, comme on l'a vu, fait du fran&#231;ais et de l'anglais les deux langues officielles du Canada.&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_349 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:220px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/Pierre_Trudeau_et_Rene_Levesque.jpg' title='JPEG - 12 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L220xH172/Pierre_Trudeau_et_Rene_Levesque-2-26e11.jpg' width='220' height='172' alt='JPEG - 12 ko' style='height:172px;width:220px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:220px;'&gt;&lt;strong&gt;Pierre Trudeau et Ren&#233; L&#233;vesque &#224; Ottawa en 1979&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:220px;'&gt;Radio Canada
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Cette loi f&#233;d&#233;rale voit en fait deux conceptions s'affronter : pour Ottawa, l'avenir du fran&#231;ais au Canada passe par l'implantation du bilinguisme &#171; d'un oc&#233;an &#224; l'autre &#187; ; pour Qu&#233;bec, cette vision conduit &#224; la survivance artificielle du fran&#231;ais et la seule fa&#231;on d'assurer une v&#233;ritable vie fran&#231;aise au Canada est de construire un Qu&#233;bec fort o&#249; le fran&#231;ais domine dans toutes les sph&#232;res d'activit&#233;. De plus, pour cette loi, la personnalit&#233; de Pierre Trudeau joue beaucoup. En effet, Trudeau est n&#233; au Qu&#233;bec, d'un p&#232;re francophone et d'une m&#232;re anglophone, et se sert beaucoup de sa forte personnalit&#233; et de son pouvoir de s&#233;duction. Il parle et est aussi &#224; l'aise dans les deux langues et pense qu'il peut g&#233;n&#233;raliser cette situation, sans peut-&#234;tre se rendre compte que tous les Canadiens ne b&#233;n&#233;ficient pas du m&#234;me niveau d'instruction que lui ou de la m&#234;me situation familiale. Il n'emp&#234;che que la Loi sur les langues officielles est adopt&#233;e le 7 septembre 1969 : en plus de consacrer l'&#233;galit&#233; du fran&#231;ais et de l'anglais dans toutes les institutions du gouvernement canadien, du Parlement et des organismes f&#233;d&#233;raux, elle cr&#233;e aussi un poste de commissaire aux langues officielles pour veiller &#224; l'application de la loi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Charte de la langue fran&#231;aise au Qu&#233;bec&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En d&#233;pit de toutes les initiatives venant d'Ottawa, la Loi sur les langues officielles n'emp&#234;che pas la l&#233;gislation linguistique de progresser au Qu&#233;bec au cours des ann&#233;es 1970, en faveur de l'unilinguisme fran&#231;ais.&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_355 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:240px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/Loi_101_annees_1970.jpg' title='JPEG - 30.5 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L240xH155/Loi_101_annees_1970-2-452fe.jpg' width='240' height='155' alt='JPEG - 30.5 ko' style='height:155px;width:240px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:240px;'&gt;&lt;strong&gt;Manifestation pour la Loi 101 dans les ann&#233;es 1970&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;En 1974, le gouvernement lib&#233;ral de Robert Bourassa fait adopter la Loi 22 qui fait du fran&#231;ais la seule langue officielle du Qu&#233;bec. La Loi 22, qui a pour intitul&#233; &#171; Loi sur la langue officielle &#187;, est la r&#233;ponse qu&#233;b&#233;coise &#224; Pierre Trudeau et &#224; Ottawa. La politique de la langue fran&#231;aise au Qu&#233;bec touche cette fois &#224; tous les secteurs, mais avant tout le monde du travail, des entreprises et des affaires. Un organisme re&#231;oit le mandat de veiller &#224; l'implantation des programmes de francisation des entreprises et de mener les enqu&#234;tes pr&#233;vues par la loi. La Loi sur la langue officielle n'est pourtant pas l'aboutissement, les Qu&#233;b&#233;cois estimant qu'elle continue &#224; reconna&#238;tre au sein m&#234;me du Qu&#233;bec un certain bilinguisme institutionnel. Le but est d'affirmer clairement &#171; l'am&#233;ricanit&#233; de la langue fran&#231;aise et de la francophonie &#187;.&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'int&#233;gration &#224; la seule langue fran&#231;aise doit permettre aussi une meilleure unification des populations du Qu&#233;bec et en particulier une meilleure int&#233;gration des immigrants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est ainsi qu'en 1977, le gouvernement dirig&#233; par Ren&#233; L&#233;vesque promulgue la Loi 101 appel&#233;e &#171; Charte de la Langue fran&#231;aise &#187;. Cette loi confirme le statut du fran&#231;ais comme unique langue officielle du Qu&#233;bec. Voici l'intitul&#233; des premiers articles :&lt;/p&gt; &lt;table class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;Titre I : Le statut de la langue fran&#231;aise&lt;/strong&gt;
&lt;br&gt;
Article 1 : Le fran&#231;ais est la langue officielle du Qu&#233;bec.
&lt;br&gt;
Article 2 : Toute personne a le droit que communiquent en fran&#231;ais avec elle l'Administration, les services de sant&#233; et les services sociaux, les entreprises d'utilit&#233; publique, les ordres professionnels, les associations de salari&#233;s et les diverses entreprises exer&#231;ant au Qu&#233;bec.
&lt;br&gt;
Article 3 : En assembl&#233;e d&#233;lib&#233;rante, toute personne a le droit de s'exprimer en fran&#231;ais.
&lt;br&gt;
Article 4 : Les travailleurs ont le droit d'exercer leurs activit&#233;s en fran&#231;ais.
&lt;br&gt;
Article 5 : Les consommateurs de biens ou de services ont le droit d'&#234;tre inform&#233;s et servis en fran&#231;ais.
&lt;br&gt;
Article 6 : Toute personne admissible &#224; l'enseignement au Qu&#233;bec a droit de recevoir cet enseignement en fran&#231;ais.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;table class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;Pour le ministre Camille Laurin, auteur de la loi 101, &#171; il ne faisait pas de doutes que le Qu&#233;bec, majoritairement fran&#231;ais, ne pouvait avoir qu'une seule langue officielle, commune &#224; tous ses habitants, langue de la communication et de la coh&#233;sion sociale, langue d'usage de l'administration et de toutes les institutions qui en d&#233;pendent, langue de la vie collective &#187;.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;La Loi 101 est beaucoup plus ambitieuse que la Loi 22 et elle contribue &#224; la refrancisation d'un Qu&#233;bec marqu&#233; par deux-cents ans de colonialisme britannique. La minorit&#233; anglophone du Qu&#233;bec conserve toutes ses pr&#233;rogatives : &#233;coles anglaises, deux universit&#233;s anglophones &#224; Montr&#233;al (sur quatre), journaux, th&#233;&#226;tres, cin&#233;mas, cha&#238;nes de t&#233;l&#233;vision, mais doit d&#233;sormais accepter que le Qu&#233;bec fonctionne en fran&#231;ais.&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Charte de la langue fran&#231;aise garantit l'usage du fran&#231;ais au Qu&#233;bec &#224; tous les niveaux de la soci&#233;t&#233;, des services publics aux entreprises. Ainsi, elle oblige l'employeur &#224; r&#233;diger en fran&#231;ais les communications qu'il adresse &#224; son personnel (il n'&#233;tait pas rare auparavant que ces communications soient r&#233;dig&#233;es en anglais seulement). D'autre part, la Loi 101 interdit formellement le licenciement pour la non-connaissance d'une langue autre que le fran&#231;ais, et les immigrants sont invit&#233;s &#224; inscrire leurs enfants aux &#233;coles fran&#231;aises.&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La loi r&#233;glemente &#233;galement l'affichage qui doit obligatoirement &#234;tre r&#233;dig&#233; en fran&#231;ais. La question de l'affichage est importante car elle refl&#232;te l'image de la ville et du pays vis-&#224;-vis des visiteurs. Au d&#233;but du si&#232;cle, Montr&#233;al ressemblait &#224; n'importe quelle ville nord-am&#233;ricaine de langue anglaise en d&#233;pit de sa majorit&#233; francophone. Certains immigrants pensaient m&#234;me de bonne foi que les Canadiens-fran&#231;ais &#233;taient un groupe ethnique comme un autre dans une ville anglophone ! La Loi 101 clarifie donc toutes ces ambigu&#239;t&#233;s, m&#234;me si elle est par la suite modifi&#233;e et amend&#233;e. Toutefois, son bilan s'av&#232;re une d&#233;cennie plus tard tr&#232;s positif, les immigrants sont massivement int&#233;gr&#233;s &#224; la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise francophone et Montr&#233;al redevient une v&#233;ritable &#171; deuxi&#232;me ville francophone du monde &#187;.&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;table class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;Texte de Nicolas Pr&#233;vost, extrait du m&#233;moire de ma&#238;trise &lt;i&gt;Le Qu&#233;bec et le monde francophone (1960-2000)&lt;/i&gt;, soutenu &#224; l'Universit&#233; de Paris I Panth&#233;on-Sorbonne sous la direction d'Andr&#233; Kaspi et d'H&#233;l&#232;ne Harter au Centre de recherches d'histoire nord-am&#233;ricaine en juin 2002&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour f&#234;ter les 25 ans de la Loi 101, le gouvernement du Qu&#233;bec avait diffus&#233; un &#233;cran publicitaire reprenant la chanson &lt;i&gt;La langue de chez nous&lt;/i&gt; :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/qftXWrMBgJI&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;table class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;Vous pouvez visiter le site Internet de l'Office qu&#233;b&#233;cois de la langue fran&#231;aise :&lt;br&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.oqlf.gouv.qc.ca/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;http://www.oqlf.gouv.qc.ca/&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>50. L'Am&#233;rique francophone en drapeaux</title>
		<link>https://frontenac-ameriques.org/la-francophonie-en-amerique/article/l-amerique-francophone-en-drapeaux</link>
		<guid isPermaLink="true">https://frontenac-ameriques.org/la-francophonie-en-amerique/article/l-amerique-francophone-en-drapeaux</guid>
		<dc:date>2009-09-07T14:49:29Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicolas Pr&#233;vost</dc:creator>



		<description>La France en Am&#233;riques Drapeau de la France (le tricolore) et notamment de sa partie am&#233;ricaine : Guadeloupe (avec Saint-Martin, Saint-Barth&#233;lemy, la D&#233;sirade et Marie-Galante), Martinique, Guyane et Saint-Pierre-et-Miquelon. Drapeau de la Guadeloupe. Drapeau de la Martinique. Drapeau de Saint-Pierre-et-Miquelon. Ha&#239;ti Drapeau d'Ha&#239;ti avec la devise L'union fait la force Le Qu&#233;bec Drapeau du Qu&#233;bec (le fleurdelys&#233;), adopt&#233; officiellement par l'Assembl&#233;e nationale en 1948. L'Acadie (...)

-
&lt;a href="https://frontenac-ameriques.org/la-francophonie-en-amerique/" rel="directory"&gt;3. La francophonie en Am&#233;rique&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;table&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La France en Am&#233;riques&lt;/h3&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt; &lt;span class='spip_document_105 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH100/drapeau_france_150-16c72.png' width='150' height='100' alt=&quot;&quot; style='height:100px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt; &lt;/td&gt;&lt;td&gt; Drapeau de la France (le tricolore) et notamment de sa partie am&#233;ricaine : Guadeloupe (avec Saint-Martin, Saint-Barth&#233;lemy, la D&#233;sirade et Marie-Galante), Martinique, Guyane et Saint-Pierre-et-Miquelon. &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt; &lt;span class='spip_document_108 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH100/drapeau_guadeloupe-1e339.png' width='150' height='100' alt=&quot;&quot; style='height:100px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt; &lt;/td&gt;&lt;td&gt; Drapeau de la Guadeloupe. &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt;&lt;span class='spip_document_109 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH100/drapeau_martinique-9613b.png' width='150' height='100' alt=&quot;&quot; style='height:100px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;&lt;td&gt; Drapeau de la Martinique. &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt; &lt;dl class='spip_document_106 spip_documents'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/png/drapeau_miquelon.png' title='PNG - 9.7 ko' type=&quot;image/png&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH94/drapeau_miquelon_150-d4ca9.png' width='150' height='94' alt='PNG - 9.7 ko' style='height:94px;width:150px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;/td&gt;&lt;td&gt; Drapeau de Saint-Pierre-et-Miquelon. &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Ha&#239;ti&lt;/h3&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt; &lt;dl class='spip_document_110 spip_documents'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/png/drapeau_haiti.png' title='PNG - 19.3 ko' type=&quot;image/png&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH90/drapeau_haiti_150-be31b.png' width='150' height='90' alt='PNG - 19.3 ko' style='height:90px;width:150px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;/td&gt;&lt;td&gt; Drapeau d'Ha&#239;ti avec la devise &lt;i&gt;L'union fait la force&lt;/i&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Le Qu&#233;bec&lt;/h3&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt; &lt;dl class='spip_document_112 spip_documents'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/png/drapeau_quebec.png' title='PNG - 3.1 ko' type=&quot;image/png&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH100/drapeau_quebec_150-9b4ce.png' width='150' height='100' alt='PNG - 3.1 ko' style='height:100px;width:150px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;/td&gt;&lt;td&gt; Drapeau du Qu&#233;bec (le fleurdelys&#233;), adopt&#233; officiellement par l'Assembl&#233;e nationale en 1948. &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;L'Acadie&lt;/h3&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt; &lt;span class='spip_document_114 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH100/drapeau_acadie_150-2fd81.png' width='150' height='100' alt=&quot;&quot; style='height:100px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt; &lt;/td&gt;&lt;td&gt; Drapeau de l'Acadie, adopt&#233; par les Acadiens le 15 ao&#251;t 1884 lors d'une Convention nationale &#224; Miscouche. &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt; &lt;dl class='spip_document_115 spip_documents'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/png/drapeau_nouveau_brunswick.png' title='PNG - 16.7 ko' type=&quot;image/png&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH96/drapeau_nouveau_brunswick_150-b5be8.png' width='150' height='96' alt='PNG - 16.7 ko' style='height:96px;width:150px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;/td&gt;&lt;td&gt; Drapeau du Nouveau-Brunswick. &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Le Canada&lt;/h3&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt; &lt;dl class='spip_document_117 spip_documents'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/png/drapeau_canada.png' title='PNG - 2.7 ko' type=&quot;image/png&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH75/drapeau_canada_150-9e1db.png' width='150' height='75' alt='PNG - 2.7 ko' style='height:75px;width:150px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;/td&gt;&lt;td&gt; Drapeau du Canada f&#233;d&#233;ral (l'unifoli&#233;), adopt&#233; en 1965. &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt; &lt;span class='spip_document_119 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH101/drapeau_ontario-e7f6a.png' width='150' height='101' alt=&quot;&quot; style='height:101px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt; &lt;/td&gt;&lt;td&gt; Drapeau franco-ontarien (drapeau des francophones de l'Ontario). &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt; &lt;span class='spip_document_120 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH85/drapeau_manitoba-fd603.png' width='150' height='85' alt=&quot;&quot; style='height:85px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt; &lt;/td&gt;&lt;td&gt; Drapeau franco-manitobain (drapeau des francophones de Manitoba). &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt; &lt;span class='spip_document_121 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH75/drapeau_saskatchewan-c55cb.png' width='150' height='75' alt=&quot;&quot; style='height:75px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt; &lt;/td&gt;&lt;td&gt; Drapeau fransaskois (drapeau des francophones de Saskatchewan). &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt; &lt;span class='spip_document_123 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH93/drapeau_alberta-4fcea.png' width='150' height='93' alt=&quot;&quot; style='height:93px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt; &lt;/td&gt;&lt;td&gt; Drapeau franco-albertain (drapeau des francophones de l'Alberta). &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt; &lt;span class='spip_document_124 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH75/drapeau_colombie_britannique-14232.png' width='150' height='75' alt=&quot;&quot; style='height:75px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt; &lt;/td&gt;&lt;td&gt; Drapeau franco-colombien (drapeau des francophones de la Colombie-Britannique). &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt; &lt;span class='spip_document_125 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH87/drapeau_terre_neuve-9a2b4.png' width='150' height='87' alt=&quot;&quot; style='height:87px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt; &lt;/td&gt;&lt;td&gt; Drapeau franco-terreneuvien (drapeau des francophones de Terre-Neuve et du Labrador). &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt; &lt;span class='spip_document_126 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH100/drapeau_franco_tenois-36960.png' width='150' height='100' alt=&quot;&quot; style='height:100px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt; &lt;/td&gt;&lt;td&gt; Drapeau franco-t&#233;nois (drapeau des francophones des Territoires du Nord-Ouest). &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt; &lt;span class='spip_document_750 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L360xH216/Drapeau_Nunavut-f22b6.png' width='360' height='216' alt=&quot;&quot; style='height:216px;width:360px;' /&gt;&lt;/span&gt; &lt;/td&gt;&lt;td&gt; Drapeau franco-nunavois (drapeau des francophones du Nunavut). &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt; &lt;span class='spip_document_127 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH75/drapeau_yukon-3f2ae.png' width='150' height='75' alt=&quot;&quot; style='height:75px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt; &lt;/td&gt;&lt;td&gt; Drapeau franco-yukonnais (drapeau des francophones du Yukon). &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Les &#201;tats-Unis d'Am&#233;rique&lt;/h3&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt; &lt;span class='spip_document_129 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH105/drapeau_cajun-1d046.png' width='150' height='105' alt=&quot;&quot; style='height:105px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt; &lt;/td&gt;&lt;td&gt; Drapeau des Cajuns de la Louisiane. &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt; &lt;dl class='spip_document_130 spip_documents'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/png/drapeau_louisiana.png' title='PNG - 12.5 ko' type=&quot;image/png&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH100/drapeau_louisiana_150-1a654.png' width='150' height='100' alt='PNG - 12.5 ko' style='height:100px;width:150px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;/td&gt;&lt;td&gt; Drapeau de l'&#201;tat de la Louisiane. &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt; &lt;span class='spip_document_132 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH100/drapeau_nouvelle_orleans-d5f49.png' width='150' height='100' alt=&quot;&quot; style='height:100px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt; &lt;/td&gt;&lt;td&gt; Drapeau de la Nouvelle-Orl&#233;ans, qui reprend les couleurs du tricolore fran&#231;ais avec trois fleurs de lys d'or. &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt; &lt;span class='spip_document_133 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH98/drapeau_maine_vermont-4b5bb.png' width='150' height='98' alt=&quot;&quot; style='height:98px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt; &lt;/td&gt;&lt;td&gt; Drapeau des Franco-am&#233;ricains du Maine et du Vermont. &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt; &lt;dl class='spip_document_134 spip_documents'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/png/drapeau_iowa.png' title='PNG - 7 ko' type=&quot;image/png&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH90/drapeau_iowa_150-01f8c.png' width='150' height='90' alt='PNG - 7 ko' style='height:90px;width:150px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;/td&gt;&lt;td&gt; Drapeau de l'&#201;tat de l'Iowa, reprenant les couleurs du tricolore fran&#231;ais, et rappelant l'appartenance de cet &#201;tat &#224; l'ancienne Louisiane fran&#231;aise. &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt; &lt;dl class='spip_document_136 spip_documents'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/png/drapeau_minnesota.png' title='PNG - 49.8 ko' type=&quot;image/png&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH96/drapeau_minnesota_150-1ee8f.png' width='150' height='96' alt='PNG - 49.8 ko' style='height:96px;width:150px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;/td&gt;&lt;td&gt; Drapeau de l'&#201;tat du Minnesota, arborant la devise &#171; L'&#201;toile du Nord &#187; rappelant l'appartenance de cet &#201;tat &#224; l'ancienne Louisiane fran&#231;aise. &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt; &lt;span class='spip_document_138 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH94/drapeau_seeu-11e64.png' width='150' height='94' alt=&quot;&quot; style='height:94px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt; &lt;/td&gt;&lt;td&gt; Drapeau franco-am&#233;ricain de la Floride et du Sud-Est des &#201;tats-Unis. &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>40. L'Acadie en histoire et en images</title>
		<link>https://frontenac-ameriques.org/la-francophonie-en-amerique/article/l-acadie-en-histoire-et-en-images</link>
		<guid isPermaLink="true">https://frontenac-ameriques.org/la-francophonie-en-amerique/article/l-acadie-en-histoire-et-en-images</guid>
		<dc:date>2009-09-06T11:02:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicolas Pr&#233;vost</dc:creator>



		<description>L'Acadie est la &#171; fille a&#238;n&#233;e de la francophonie du Canada et d'Am&#233;rique du Nord &#187;. Jean-Bernard Robicheau Premi&#232;re colonie fran&#231;aise sur le continent am&#233;ricain, l'Acadie est fond&#233;e par Pierre du Gua de Mons en 1604 avec l'aide de Samuel de Champlain. Les Acadiens sont des Fran&#231;ais majoritairement originaires de l'Ouest de la France. Ils font figure de pionniers en cr&#233;ant le premier &#233;tablissement europ&#233;en permanent en Am&#233;rique du Nord : Port-Royal. Mais, d&#232;s 1613, ils commencent &#224; subir les attaques des (...)

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&lt;a href="https://frontenac-ameriques.org/la-francophonie-en-amerique/" rel="directory"&gt;3. La francophonie en Am&#233;rique&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;table class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;L'Acadie est la &#171; fille a&#238;n&#233;e de la francophonie du Canada et d'Am&#233;rique du Nord &#187;.&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Jean-Bernard Robicheau&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;dl class='spip_document_82 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L400xH267/acadie_barque-a5be6.jpg' width='400' height='267' alt='JPEG - 51.6 ko' style='height:267px;width:400px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Les couleurs de l'Acadie&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;Photo : N. Pr&#233;vost
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;dl class='spip_document_85 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:330px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L330xH316/timbre_pierre_dugua-f20e0.jpg' width='330' height='316' alt='JPEG - 29.9 ko' style='height:316px;width:330px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:330px;'&gt;&lt;strong&gt;Pierre Dugua de Mons, fondateur de l'Acadie en 1604&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:330px;'&gt;La Poste
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;re colonie fran&#231;aise sur le continent am&#233;ricain, &lt;strong&gt;l'Acadie&lt;/strong&gt; est fond&#233;e par &lt;strong&gt;Pierre du Gua de Mons&lt;/strong&gt; en 1604 avec l'aide de &lt;strong&gt;Samuel de Champlain&lt;/strong&gt;. Les Acadiens sont des Fran&#231;ais majoritairement originaires de l'Ouest de la France. Ils font figure de pionniers en cr&#233;ant le premier &#233;tablissement europ&#233;en permanent en Am&#233;rique du Nord : &lt;strong&gt;Port-Royal&lt;/strong&gt;. Mais, d&#232;s 1613, ils commencent &#224; subir les attaques des Britanniques de Virginie, &#233;tablis &#224; cet endroit depuis 1607. C'est apr&#232;s le &lt;strong&gt;trait&#233; de Saint-Germain-en-Laye en 1632&lt;/strong&gt; que commencent &#224; arriver massivement les premi&#232;res familles acadiennes. Les Acadiens commencent alors &#224; d&#233;fricher les terres et &#224; pratiquer un d&#233;but d'exploitation agricole. Mais une fois encore, les guerres europ&#233;ennes franco-britanniques ont leur cons&#233;quence en Acadie. Toutefois, le trait&#233; de Ryswick de 1688 confirme la souverainet&#233; fran&#231;aise sur l'Acadie.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_88 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/acadie_heureuse.jpg' title='JPEG - 313.6 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L400xH285/acadie_heureuse_400-7cf4d.jpg' width='400' height='285' alt='JPEG - 313.6 ko' style='height:285px;width:400px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Tr&#232;s vite, les Acadiens fondent une colonie agricole heureuse&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;Tableau de Claude Picard
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Mais la paix est de courte dur&#233;e. Apr&#232;s la &lt;strong&gt;guerre de succession d'Espagne&lt;/strong&gt; qui d&#233;bute en 1701, &lt;strong&gt;l'Acadie est c&#233;d&#233;e aux Anglais en 1713 lors du trait&#233; d'Utrecht&lt;/strong&gt;, sauf l'&#238;le Saint-Jean (actuelle &#238;le du Prince-&#201;douard) et l'&#238;le Royale qui restent fran&#231;aises. La France d&#233;cide alors de b&#226;tir une forteresse &#224; &lt;strong&gt;Louisbourg&lt;/strong&gt; sur l'&#238;le Royale. Toutefois, la guerre de succession d'Autriche &#233;clate en Europe. Apr&#232;s un long si&#232;ge, Louisbourg tombe aux mains des Anglais, mais est rendu &#224; la France par le trait&#233; d'Aix-la-Chapelle de 1748.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_90 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:350px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/fort_beausejour.jpg' title='JPEG - 41.2 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L350xH234/foo-4-24fe1.jpg' width='350' height='234' alt='JPEG - 41.2 ko' style='height:234px;width:350px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Pour se prot&#233;ger de la menace anglaise apr&#232;s la cession de l'Acadie en 1713, les Fran&#231;ais construisent le Fort Beaus&#233;jour dans la r&#233;gion de Beaubassin&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;Photo : N. Pr&#233;vost
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les Acadiens, vivant depuis 1713 sur un territoire rebaptis&#233; &#171; &lt;strong&gt;Nouvelle-&#201;cosse&lt;/strong&gt; &#187; (Nova Scotia) par les Britanniques, esp&#232;rent que lors d'un nouveau trait&#233;, l'Acadie redeviendra fran&#231;aise. Toutefois, les Acadiens, bien que tr&#232;s fid&#232;les &#224; leur culture fran&#231;aise et &#224; leur religion catholique, veulent avant tout la libert&#233; et continuer &#224; vivre sur leurs terres ancestrales. Les Anglais tentent sans succ&#232;s d'obtenir un &lt;strong&gt;serment d'all&#233;geance&lt;/strong&gt; de la part des Acadiens, en particulier pour les faire &lt;strong&gt;renoncer &#224; la religion catholique&lt;/strong&gt;. Apr&#232;s avoir eu un temps le statut de &lt;i&gt; &lt;strong&gt;neutral French&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;, les Acadiens, Fran&#231;ais et catholiques, sont per&#231;us comme une menace par les Britanniques.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_93 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:250px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L250xH298/timbre_deportation_acadiens-235bb.jpg' width='250' height='298' alt='JPEG - 41.2 ko' style='height:298px;width:250px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:250px;'&gt;&lt;strong&gt;Timbre de Postes Canada comm&#233;morant en 2005 le 250&#232;me anniversaire du Grand D&#233;rangement&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:250px;'&gt;Postes Canada
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir de &lt;strong&gt;1755&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;les Acadiens sont massivement d&#233;port&#233;s par les Anglais&lt;/strong&gt; sur ordre du gouverneur britannique Charles Lawrence et du colonel Robert Monckton. Les villages sont d&#233;truits, les maisons ras&#233;es, les terres confisqu&#233;es et les familles s&#233;par&#233;es &#224; jamais. &lt;strong&gt;Pr&#232;s de dix mille Acadiens ne reverront jamais ni leur patrie, ni leur famille&lt;/strong&gt;. La d&#233;portation des Acadiens est un des plus importants mouvement de population en Am&#233;rique du Nord au XVIIIe si&#232;cle. Cette diaspora est connue aujourd'hui sous la sobre appellation de &#171; &lt;strong&gt;Grand D&#233;rangement&lt;/strong&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Beaucoup d'Acadiens sont envoy&#233;s en France mais aussi dans les colonies am&#233;ricaines o&#249; ils sont la plupart du temps tr&#232;s mal accueillis. Un groupe d'Acadiens prend aussi le chemin de la &lt;strong&gt;Louisiane&lt;/strong&gt;. Apr&#232;s 1763 et la chute d&#233;finitive de la Nouvelle-France avec le d&#233;sastreux &lt;a href=&quot;http://www.frontenac-ameriques.org/histoire-et-memoire/article/le-traite-de-paris-du-10-fevrier&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;trait&#233; de Paris&lt;/a&gt;, certains Acadiens reviennent en Acadie originelle, mais leurs terres, qu'ils avaient d&#233;frich&#233;es et mises en valeur pendant plus d'un si&#232;cle, sont alors occup&#233;es par des colons britanniques. Les Acadiens s'installent alors majoritairement plus au Nord, pr&#232;s de la fronti&#232;re avec le Qu&#233;bec, dans l'actuel &lt;strong&gt;Nouveau-Brunswick&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_91 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/grand_derangement.jpg' title='JPEG - 386.5 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L500xH355/grand_derangement-2-efc8a.jpg' width='500' height='355' alt='JPEG - 386.5 ko' style='height:355px;width:500px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Le Grand D&#233;rangement : les Anglais d&#233;portent les Acadiens en 1755&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;Tableau de Claude Picard
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Pendant tout le XIXe si&#232;cle et jusqu'en 1960, les Acadiens luttent pour pr&#233;server leur h&#233;ritage culturel. Contrairement aux Qu&#233;b&#233;cois, ils ne disposent pas d'une province canadienne &#224; eux et n'ont donc pas leur propre gouvernement : ils sont majoritairement concentr&#233;s au Nord du &lt;strong&gt;Nouveau-Brunswick&lt;/strong&gt; (o&#249; ils repr&#233;sentent un tiers de la population), mais aussi dispers&#233;s en &lt;strong&gt;Nouvelle-&#201;cosse&lt;/strong&gt; et dans &lt;strong&gt;l'&#206;le du Prince-&#201;douard&lt;/strong&gt; o&#249; ils sont une faible minorit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;table class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;En d&#233;pit de la proximit&#233; et de la langue commune fran&#231;aise, l'identit&#233; acadienne est donc diff&#233;rente de l'identit&#233; qu&#233;b&#233;coise. Elle est avant tout bas&#233;e sur un &#233;v&#233;nement fondateur : &lt;strong&gt;le traumatisme de la terrible d&#233;portation de 1755&lt;/strong&gt;.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;dl class='spip_document_83 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/acadie_carte.jpg' title='JPEG - 112.2 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L400xH341/acadie_carte_400-c4c7c.jpg' width='400' height='341' alt='JPEG - 112.2 ko' style='height:341px;width:400px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;L'Acadie d'aujourd'hui&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;Soci&#233;t&#233; nationale de l'Acadie
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;dl class='spip_document_86 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:330px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/indiens_micmacs.jpg' title='JPEG - 28.1 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L330xH252/indiens_micmacs_330-f4383.jpg' width='330' height='252' alt='JPEG - 28.1 ko' style='height:252px;width:330px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:330px;'&gt;&lt;strong&gt;Les Indiens Micmacs, premi&#232;res nations de l'Acadie, sont tr&#232;s vite devenus des amis des Fran&#231;ais&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:330px;'&gt;Archives Nationales du Qu&#233;bec
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;dl class='spip_document_94 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:330px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/monument_lefebvre.jpg' title='JPEG - 816.5 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L330xH350/monument_lefebvre_330-b6ebe.jpg' width='330' height='350' alt='JPEG - 816.5 ko' style='height:350px;width:330px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:330px;'&gt;&lt;strong&gt;Le monument Lefebvre, symbole de la reconnaissance des Acadiens au P&#232;re Lefebvre qui a fond&#233; en 1864 le premier &#233;tablissement de langue fran&#231;aise dans la r&#233;gion du Canada Atlantique&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:330px;'&gt;Photo : N. Pr&#233;vost
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;dl class='spip_document_96 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:330px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/acadie_maison.jpg' title='JPEG - 831.9 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L330xH220/acadie_maison_330-d099d.jpg' width='330' height='220' alt='JPEG - 831.9 ko' style='height:220px;width:330px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:330px;'&gt;&lt;strong&gt;Dans son po&#232;me &#201;vang&#233;line, &#233;crit au XIX&#232;me si&#232;cle, le po&#232;te am&#233;ricain Henry Longfellow restaure le souvenir de l'Acadie fran&#231;aise&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:330px;'&gt;Photo : N. Pr&#233;vost
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;dl class='spip_document_98 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L400xH450/bouctouche_sagouine-61c45.jpg' width='400' height='450' alt='JPEG - 62.1 ko' style='height:450px;width:400px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;De nombreux &#233;crivains acadiens ont eu au XX&#232;me si&#232;cle un grand succ&#232;s : c'est le cas d'Antonine Maillet avec son roman La Sagouine, c&#233;l&#233;br&#233; sur cette affiche de la ville de Bouctouche&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;Photo : N. Pr&#233;vost
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;dl class='spip_document_99 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L400xH267/caraquet-977fb.jpg' width='400' height='267' alt='JPEG - 49 ko' style='height:267px;width:400px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;La ville de Caraquet, dans la p&#233;ninsule acadienne du Nouveau-Brunswick, se veut la capitale de tous les Acadiens&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;Photo : N. Pr&#233;vost
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;dl class='spip_document_100 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/grande_anse.jpg' title='JPEG - 700.8 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L400xH267/grande_anse_400-fff08.jpg' width='400' height='267' alt='JPEG - 700.8 ko' style='height:267px;width:400px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Phare de Grande-Anse Le phare de Grande-Anse, aux couleurs acadiennes, veille sur le pr&#233;sent et l'avenir du peuple acadien&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;Photo : N. Pr&#233;vost
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;table class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;Pour en savoir plus sur l'Acadie, vous pouvez consulter les sites internet suivants :&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif' width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.snacadie.org/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;la Soci&#233;t&#233; Nationale de l'Acadie&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif' width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://cyberacadie.com/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Cyberacadie&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif' width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.villagehistoriqueacadien.com/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Village historique acadien de Caraquet&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;table class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;Adeline Vasquez-Parra&lt;/strong&gt;, membre de notre association, a publi&#233; dans la revue &lt;i&gt;Mosa&#239;que&lt;/i&gt;, une passionnante &#233;tude sur &lt;strong&gt;le r&#244;le de la Nouvelle-Angleterre dans la d&#233;portation des Acadiens&lt;/strong&gt; (Grand-D&#233;rangement, 1755-1763). Le texte est consultable en ligne en cliquant &lt;a href=&quot;http://revuemosaique.net/?p=217&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br&gt;
Vous pouvez aussi lire son article sur le th&#232;me &lt;strong&gt;Identifier et int&#233;grer les groupes non-anglophones dans la Nouvelle-Angleterre coloniale&lt;/strong&gt;, en cliquant sur ce &lt;a href=&quot;http://amerika.revues.org/2547&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;lien&lt;/a&gt;.&lt;br&gt;
Vous pouvez enfin lire son article sur le th&#232;me &lt;strong&gt;L'accueil des exil&#233;s acadiens suite au Grand-D&#233;rangement dans la colonie du Massachusetts de 1755 &#224; 1775&lt;/strong&gt;, en cliquant sur ce &lt;a href='http://http:/www.erudit.org/revue/ijcs/2011/v/n44/1010082ar.pdf' class='spip_out' rel='external'&gt;lien&lt;/a&gt;.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>30. Les Antilles et la Guyane</title>
		<link>https://frontenac-ameriques.org/la-francophonie-en-amerique/article/les-antilles-et-la-guyane</link>
		<guid isPermaLink="true">https://frontenac-ameriques.org/la-francophonie-en-amerique/article/les-antilles-et-la-guyane</guid>
		<dc:date>2009-09-04T16:30:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Hendy Abdoul-D&#233;chelotte, Nicolas Pr&#233;vost</dc:creator>



		<description>[Haut#guadeloupe] La Martinique Ha&#239;ti La Guyane fran&#231;aise La d&#233;partementalisation de la Guadeloupe, de la Martinique et de la Guyane [guadeloupeSituation g&#233;ographique et population La Guadeloupe est en r&#233;alit&#233; un archipel de 1 779 km&#178;, constitu&#233; de six groupes d'&#238;les : la Guadeloupe &#171; continentale &#187;, d'une superficie de 1 438 km2, compos&#233;e de Basse-Terre &#224; l'Ouest et Grande-Terre &#224; l'Est ; La D&#233;sirade ; Les Saintes ; Marie-Galante ; Saint-Barth&#233;l&#233;my ; Saint-Martin (&#238;le partag&#233;e depuis (...)

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&lt;a href="https://frontenac-ameriques.org/la-francophonie-en-amerique/" rel="directory"&gt;3. La francophonie en Am&#233;rique&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a name=&quot;Haut&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&quot;#guadeloupe&quot; class='spip_ancre'&gt;La Guadeloupe&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&quot;#martinique&quot; class='spip_ancre'&gt;La Martinique&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&quot;#haiti&quot; class='spip_ancre'&gt;Ha&#239;ti&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&quot;#guyane&quot; class='spip_ancre'&gt;La Guyane fran&#231;aise&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&quot;#departementalisation&quot; class='spip_ancre'&gt;La d&#233;partementalisation de la Guadeloupe, de la Martinique et de la Guyane&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;a name=&quot;guadeloupe&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La Guadeloupe&lt;/h3&gt;
&lt;h4&gt;Situation g&#233;ographique et population&lt;/h4&gt;
&lt;dl class='spip_document_67 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:300px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/png/carte_guadeloupe.png' title='PNG - 19 ko' type=&quot;image/png&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L300xH227/carte_guadeloupe-300-d9482.png' width='300' height='227' alt='PNG - 19 ko' style='height:227px;width:300px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La Guadeloupe est en r&#233;alit&#233; un archipel de 1 779 km&#178;, constitu&#233; de six groupes d'&#238;les :&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; la Guadeloupe &#171; continentale &#187;, d'une superficie de 1 438 km2, compos&#233;e de Basse-Terre &#224; l'Ouest et Grande-Terre &#224; l'Est ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La D&#233;sirade ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les Saintes ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Marie-Galante ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Saint-Barth&#233;l&#233;my ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Saint-Martin (&#238;le partag&#233;e depuis 1648 entre la France et les Pays-Bas). &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;D'apr&#232;s les r&#233;sultats du recensement de mars 1999, la population de la Guadeloupe s'&#233;l&#232;ve &#224; 422 496 habitants avec une densit&#233; de 248 habitants au km&#178;. La ville la plus peupl&#233;e est Pointe-&#224;-Pitre, mais la pr&#233;fecture se trouve &#224; Basse-Terre.&lt;/p&gt; &lt;h4&gt;L'origine de la Guadeloupe&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Vers 300 apr&#232;s J&#233;sus-Christ, la Guadeloupe est peupl&#233;e par les Indiens Arawaks, un peuple pacifique venu du bassin de l'Or&#233;noque (actuel V&#233;n&#233;zuela), vivant de l'agriculture et de la p&#234;che. Ces derniers sont d&#233;cim&#233;s par les Indiens Cara&#239;bes, &#233;galement originaires de la r&#233;gion du V&#233;n&#233;zuela, autour du VIII&#232;me si&#232;cle. L'&#238;le s'appelle alors &#171; Karuk&#233;ra &#187;, l'&#238;le &#171; aux belles eaux &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Christophe Colomb aborde l'&#238;le en novembre 1493 et la baptise Guadeloupe en r&#233;f&#233;rence &#224; un monast&#232;re d'Estr&#233;madure. Au cours XVI&#232;me si&#232;cle, les Espagnols essayent de conqu&#233;rir l'&#238;le mais sont repouss&#233;s par les Indiens Cara&#239;bes.&lt;/p&gt; &lt;h4&gt;Une colonie bas&#233;e sur l'esclavage&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Au XVII&#232;me si&#232;cle, sous le cardinal Richelieu, la Compagnie des Isles d'Am&#233;rique est cr&#233;&#233;e par des marchands fran&#231;ais. Li&#233;nard de l'Olive et Duplessis d'Ossonveille, mandat&#233;s par la compagnie, prennent possession de l'&#238;le le 28 juin 1635 et chassent les indiens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Charles Houel, gouverneur de la Guadeloupe de 1643 &#224; 1664, fonde la ville de Basse-Terre, devient propri&#233;taire de l'&#238;le qu'il rach&#232;te &#224; la Compagnie des Isles d'Am&#233;rique et re&#231;oit de Louis XIV le titre de Marquis de Guadeloupe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est vers 1644 que la vocation &#233;conomique de l'&#238;le se dessine avec la culture de la canne &#224; sucre. Cette culture demande une importante main d'&#339;uvre : les Africains r&#233;duits en esclavage sont amen&#233;s dans les plantations.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1674, la Compagnie est supprim&#233;e. L'&#238;le, rattach&#233;e directement au pouvoir royal, devient colonie du royaume. En 1685, est proclam&#233; le Code noir qui r&#233;git l'esclavage dans les colonies fran&#231;aises.&lt;/p&gt; &lt;h4&gt;De la R&#233;volution &#224; l'abolition de l'esclavage&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Le XVIII&#232;me si&#232;cle est marqu&#233; par les guerres avec l'Angleterre pour la conqu&#234;te des &#238;les carib&#233;ennes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1759, pendant la guerre de Sept ans (1756-1763), la Guadeloupe est occup&#233;e par les Anglais qui fondent le port de Pointe-&#224;-Pitre. En 1763, le trait&#233; de Paris met fin &#224; la guerre et restitue la Guadeloupe et la Martinique &#224; la France.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La p&#233;riode r&#233;volutionnaire est, pour la Guadeloupe, une &#233;poque agit&#233;e. L'&#238;le est occup&#233;e en 1794 par les Anglais mais aussit&#244;t reprise par Victor Hugues, commissaire de la Convention, qui proclame l'abolition de l'esclavage. Mais en 1802, le g&#233;n&#233;ral Richepance vient, sur ordre de Bonaparte, r&#233;tablir l'esclavage et r&#233;primer le soul&#232;vement du chef de bataillon Louis Delgr&#232;s. Ce n'est qu'en 1848, sur proposition du d&#233;put&#233; Victor Sch&#339;lcher, que l'esclavage est d&#233;finitivement aboli.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;#Haut&quot; class='spip_ancre'&gt;Retour en haut de la page&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a name=&quot;martinique&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La Martinique&lt;/h3&gt;
&lt;dl class='spip_document_69 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:300px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/png/carte_martinique.png' title='PNG - 18.8 ko' type=&quot;image/png&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L300xH232/carte_martinique-300-cfb50.png' width='300' height='232' alt='PNG - 18.8 ko' style='height:232px;width:300px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Contrairement &#224; la Guadeloupe, la Martinique se compose d'une seule &#238;le, d'une superficie de 1 128 km&#178;. Au recensement de 1999, la population martiniquaise est de 381 427 habitants (contre 359 600 en 1990 et 328 600 en 1982). Cette population est tr&#232;s dense, 338 habitants au km&#178;, contre 106 au niveau national.&lt;/p&gt; &lt;h4&gt;Une &#238;le &#224; sucre&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re date de l'histoire &#171; officielle &#187; de la Martinique est l'arriv&#233;e de Christophe Colomb, en 1502, le jour de la Saint-Martin. Appel&#233;e Madinina, &#171; l'&#238;le aux fleurs &#187; ou Jouanacaera, &#171; l'&#238;le aux iguanes &#187;, la Martinique devient fran&#231;aise en 1635, et est g&#233;r&#233;e par la Compagnie des Isles d'Am&#233;rique, cr&#233;&#233;e par Richelieu. La cohabitation entre les Fran&#231;ais et les Indiens Cara&#239;bes est difficile et aboutit au d&#233;part des Cara&#239;bes &#224; la fin du XVII&#232;me si&#232;cle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Normand Pierre Belain d'Esnambuc s'&#233;tablit &#224; la Martinique le 1er septembre 1635 avec une centaine de compagnons. Il d&#233;barque &#224; l'embouchure de la rivi&#232;re Roxelane, sur le site de l'actuelle commune de Saint-Pierre, o&#249; est fond&#233;e la ville du m&#234;me nom, premi&#232;re capitale de l'&#238;le. La Martinique est alors une terre fran&#231;aise administr&#233;e et exploit&#233;e &#224; but commercial. Le d&#233;veloppement de la culture de l'indigo, du caf&#233; puis, au fur et &#224; mesure de la conqu&#234;te de terres arables aux d&#233;pens des Cara&#239;bes, de la canne &#224; sucre, s'accompagne de la mise en place d'un syst&#232;me &#233;conomique bas&#233; sur l'esclavage.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'administration de la Martinique est assur&#233;e &#224; partir de 1679 par un conseil souverain dont deux membres &#233;manent directement de l'autorit&#233; du Roi : le lieutenant g&#233;n&#233;ral, et l'intendant. Les autres membres conseillers (le gouverneur, le procureur g&#233;n&#233;ral et le juge ordinaire) sont choisis par leurs soins. Cette organisation durera jusqu'en 1685, ann&#233;e de promulgation du Code Noir.&lt;/p&gt; &lt;h4&gt;Le Code Noir&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Le Code Noir, promulgu&#233; &#224; l'initiative de Colbert, ministre des Finances de Louis XIV, est destin&#233; &#224; r&#233;glementer l'esclavage dans la colonie en donnant un statut sp&#233;cial et l&#233;gal au syst&#232;me sur lequel repose l'&#233;conomie de la colonie. Les esclaves sont d&#233;finis comme des biens mobiliers, certains s&#233;vices sont interdits tandis que d'autres sont institutionnalis&#233;s. Sur le plan des institutions locales, l'administration des colonies est marqu&#233;e par la supr&#233;matie de l'autorit&#233; militaire, qui, en raison de l'&#233;loignement de la France, concentre en son sein l'ensemble des pouvoirs. D&#232;s 1674, le Roi retrouve ses pr&#233;rogatives et met en place un gouvernement militaire unique pour les colonies de la Cara&#239;be, qui r&#233;side en Martinique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pendant la p&#233;riode r&#233;volutionnaire, l'occupation anglaise, qui dure de 1794 &#224; 1802, marque pour la Martinique un retour &#224; l'Ancien R&#233;gime. Rendue par l'Angleterre &#224; la France, la Martinique ne conna&#238;t pas les bouleversements de la Guadeloupe de 1794 et 1802, l'esclavage se perp&#233;tuant jusqu'en 1848.&lt;/p&gt; &lt;h4&gt;Victor Sch&#339;lcher et l'abolition&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Le 24 f&#233;vrier 1848, la monarchie de Juillet est renvers&#233;e et la Deuxi&#232;me R&#233;publique est proclam&#233;e. Fran&#231;ois Arago, ministre de la Marine et des colonies, admet la n&#233;cessit&#233; d'une &#233;mancipation des Noirs, mais souhaite ajourner cette question jusqu'au gouvernement d&#233;finitif.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sous l'intervention pressante de Victor Sch&#339;lcher, sous-secr&#233;taire d'&#201;tat aux colonies, une s&#233;rie de d&#233;crets est promulgu&#233;e le 27 avril 1848. Le premier abolit l'esclavage mais pr&#233;voit un d&#233;lai de 2 mois &#224; compter de sa promulgation dans la colonie. Il pr&#233;voit en outre une indemnisation des anciens propri&#233;taires d'esclaves.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le m&#234;me temps, en Martinique, le ton monte. Des troubles &#233;clatent sur les habitations de l'&#238;le, les esclaves, ayant eu vent de ce qui se trame en m&#233;tropole, ne souhaitant pas attendre. C'est la r&#233;volte, qui trouve son point culminant les 22 et 23 mai 1848 avec la lutte arm&#233;e des esclaves de Saint-Pierre. Sans tenir compte du d&#233;lai initialement pr&#233;vu de deux mois pour leur application, les d&#233;crets entrent imm&#233;diatement en vigueur.
L'&#233;ruption de la Montagne-Pel&#233;e&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1902, la Montagne Pel&#233;e, le grand volcan de la Martinique, se r&#233;veille. Les autorit&#233;s sous-estiment le danger et n'ordonnent pas d'&#233;vacuation de la zone &#224; risques. Pourtant, le 8 mai, l'&#233;ruption se produit : la ville de Saint-Pierre, le &#171; petit Paris des Antilles &#187; est enti&#232;rement d&#233;truite, entra&#238;nant la mort de pr&#232;s de 30 000 personnes, par asphyxie, br&#251;lure ou &#233;touffement. Seuls deux habitants survivent, dont un prisonnier. Cette &#233;ruption volcanique est l'une des plus meurtri&#232;res de l'histoire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;#Haut&quot; class='spip_ancre'&gt;Retour en haut de la page&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a name=&quot;haiti&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Ha&#239;ti&lt;/h3&gt;
&lt;dl class='spip_document_184 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L500xH384/Carte_de_l_Ile_de_Saint-Domingue_par_Guillaume_Delisle-8a445.jpg' width='500' height='384' alt='JPEG - 555.5 ko' style='height:384px;width:500px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Carte de l'Ile de Saint-Domingue par Guillaume Delisle (1725)&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;h4&gt;Situation g&#233;ographique et population&lt;/h4&gt;
&lt;dl class='spip_document_71 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:300px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/plaque_haiti.jpg' title='JPEG - 11.9 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L300xH143/Plaque_Haiti-e91a4.jpg' width='300' height='143' alt='JPEG - 11.9 ko' style='height:143px;width:300px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;L'&#238;le d'Ha&#239;ti (appel&#233;e &#233;galement &#238;le de Saint-Domingue et &#238;le d'Hispaniola) se trouve &#224; l'entr&#233;e du golfe du Mexique, &#224; proximit&#233; de Cuba. Elle est aujourd'hui partag&#233;e entre deux &#201;tats : Ha&#239;ti (francophone) et la R&#233;publique dominicaine (hispanophone). Ha&#239;ti, dont la capitale est Port-au-Prince, occupe le tiers occidental de l'&#238;le et s'&#233;tend sur une superficie de 27 750 km&#178;. Elle est peupl&#233;e d'environ 7,1 millions d'habitants.&lt;/p&gt; &lt;h4&gt;Christophe Colomb et l'&#238;le d'Hispaniola&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;D&#233;couverte par Christophe Colomb en 1492, l'&#238;le d'Hispaniola devient tout de suite un des &#233;l&#233;ments-cl&#233; de l'empire espagnol. Les populations am&#233;rindiennes sont rapidement d&#233;cim&#233;es, notamment en raison des &#233;pid&#233;mies apport&#233;es par les conqu&#233;rants espagnols.&lt;/p&gt; &lt;h4&gt;L'&#238;le de la Tortue et la naissance de Saint-Domingue&lt;/h4&gt;
&lt;dl class='spip_document_72 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:300px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/carte_haiti.jpg' title='JPEG - 117.3 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L300xH218/carte_haiti-300-48480.jpg' width='300' height='218' alt='JPEG - 117.3 ko' style='height:218px;width:300px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir du XVII&#232;me si&#232;cle, sur la partie occidentale de l'&#238;le (aujourd'hui Ha&#239;ti) arrivent les premiers Fran&#231;ais. Au d&#233;but, ce sont des boucaniers, des flibustiers qui font de la guerre de course et sont bas&#233;s &#224; l'&#238;le de la Tortue, au Nord.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sous Louis XIV, avec Colbert, on installe d&#233;finitivement la pr&#233;sence fran&#231;aise sur cette partie de l'&#238;le : en effet, en 1697, par le trait&#233; de Ryswick, l'Espagne reconna&#238;t &#224; la France la possession de la partie occidentale d'Hispaniola, qui devient Saint-Domingue.&lt;/p&gt; &lt;h4&gt;Une intense exploitation esclavagiste&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Comme dans les Antilles fran&#231;aises, les colons font appel &#224; une tr&#232;s importante main d'&#339;uvre africaine. Saint-Domingue devient au XVIII&#232;me si&#232;cle la colonie la plus rentable de l'empire colonial fran&#231;ais, avec une &#233;conomie fond&#233;e essentiellement sur la canne &#224; sucre, le coton et le caf&#233;. Sur 600 millions de francs-or que rapportent les colonies, 400 millions viennent de Saint-Domingue. En 1789, sur les 571 000 habitants de cette &#238;le, il y a 510 000 esclaves noirs.&lt;/p&gt; &lt;h4&gt;Toussaint Louverture et l'ind&#233;pendance d'Ha&#239;ti&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_74 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:230px;'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L230xH245/timbre_haiti-ec2e2.jpg' width='230' height='245' alt=&quot;Timbre de la R&#233;publique d'Ha&#239;ti &#233;dit&#233; en 2003 comm&#233;morant les 200 ans de la mort de Toussaint Louverture&quot; title=&quot;Timbre de la R&#233;publique d'Ha&#239;ti &#233;dit&#233; en 2003 comm&#233;morant les 200 ans de la mort de Toussaint Louverture&quot; style='height:245px;width:230px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1789, la R&#233;volution fran&#231;aise &#233;clate, et se donne pour principes d'amener en France et dans le monde la libert&#233;, l'&#233;galit&#233; et la fraternit&#233;. En 1791, Fran&#231;ois Dominique Toussaint, surnomm&#233; Toussaint-Louverture, ancien esclave devenu r&#233;gisseur de domaine, m&#232;ne une r&#233;volte de masse pour la libert&#233;, au nom des principes de la R&#233;volution fran&#231;aise. Cette r&#233;volte aboutit &#224; la victoire des esclaves. Ha&#239;ti se s&#233;pare alors de la m&#233;tropole. En f&#233;vrier 1793, la Convention abolit l'esclavage dans les colonies. Sensible &#224; ce geste, Toussaint Louverture se rapproche de la m&#233;tropole.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 8 juillet 1801, devenu Consul g&#233;n&#233;ral de Saint-Domingue, Toussaint-Louverture promulgue une constitution qui promeut l'&#233;galit&#233; de tous les hommes. On peut citer notamment :&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; l'article 1 : &#171; Saint-Domingue [et toutes se d&#233;pendances] forment le territoire d'une seule colonie, qui fait partie de l'empire fran&#231;ais, mais qui est soumise &#224; des lois particuli&#232;res. &#187;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; l'article 3 : &#171; Il ne peut exister d'esclaves sur ce territoire, la servitude y est &#224; jamais abolie. Tous les hommes y naissent, vivent et meurent libres et Fran&#231;ais. &#187;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; l'article 4 : &#171; Tout homme, quelle que soit sa couleur, y est admissible &#224; tous les emplois. &#187; &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, Napol&#233;on Bonaparte, certainement trop pr&#233;occup&#233; par les affaires europ&#233;ennes (la vente de la Louisiane a lieu &#224; la m&#234;me p&#233;riode), ne s'investit pas dans cet extraordinaire projet d'&#233;mancipation des peuples : en 1802, subissant diverses influences, il r&#233;tablit l'esclavage dans les Antilles fran&#231;aises et envoie alors une exp&#233;dition contre Ha&#239;ti. Les arm&#233;es napol&#233;oniennes gagnent militairement. Toussaint-Louverture est captur&#233; et exil&#233; au Fort de Joux (Jura), o&#249; il meurt le 7 avril 1803.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_75 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:312px;'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L312xH256/drapeau_haiti_detail_vrai-92d15.png' width='312' height='256' alt=&quot;&quot; style='height:256px;width:312px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Devant l'&#233;chec du projet de Toussaint, son lieutenant Jacques Dessalines d&#233;cide d'opter pour une solution radicale, la s&#233;paration totale d'avec la France. Le peuple ha&#239;tien se r&#233;volte donc une deuxi&#232;me fois et Dessalines remporte la bataille de Verti&#232;res le 19 novembre 1803 : le g&#233;n&#233;ral Rochambeau capitule et retourne en France. Un Acte d'ind&#233;pendance est r&#233;dig&#233;e, et le 1er janvier 1804, dans la ville des Gona&#239;ves : la premi&#232;re &#171; R&#233;publique noire &#187; est enfin proclam&#233;e. La devise nationale d'Ha&#239;ti devient &#171; Libert&#233;, &#201;galit&#233;, Fraternit&#233; &#187;, &#224; laquelle on ajoute sur la drapeau &#171; L'Union fait la force &#187;.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_76 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/billet_haiti.jpg' title='JPEG - 110.6 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L400xH169/billet_haiti_400-b1b57.jpg' width='400' height='169' alt='JPEG - 110.6 ko' style='height:169px;width:400px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Billet de 20 gourdes comm&#233;morant le bicentenaire de la Constitution de Toussaint-Louverture&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;Source : &lt;a href='http://www.banknoteworld.com/' class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;www.banknoteworld.com&lt;/a&gt;
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;#Haut&quot; class='spip_ancre'&gt;Retour en haut de la page&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a name=&quot;guyane&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La Guyane fran&#231;aise&lt;/h3&gt;
&lt;h4&gt;Situation g&#233;ographique et population&lt;/h4&gt;
&lt;dl class='spip_document_78 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:300px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/carte_guyane.jpg' title='JPEG - 130.7 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L300xH412/carte_guyane-300-5c21d.jpg' width='300' height='412' alt='JPEG - 130.7 ko' style='height:412px;width:300px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La Guyane fran&#231;aise se trouve au Nord-Est de l'Am&#233;rique du Sud, entre le Suriname et le Br&#233;sil. Ce d&#233;partement, d'une superficie de 86 504 km&#178;, est limit&#233; :&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; au Nord, par la c&#244;te qui, dans son ensemble, est plate et mar&#233;cageuse et form&#233;e de terrains s&#233;dimentaires r&#233;cents ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &#224; l'Est, par le fleuve Oyapock, entre la Guyane et le Br&#233;sil ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &#224; l'Ouest, par le fleuve Maroni, s&#233;parant la Guyane du Suriname ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; au Sud, la fronti&#232;re avec le Br&#233;sil est mat&#233;rialis&#233;e par la ligne de partage des eaux avec le bassin de l'Amazone. &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;En 2009, la Guyane compte 221 500 habitants. La population de Guyane, qui augmente fortement, est caract&#233;ris&#233;e par sa tr&#232;s grande diversit&#233; :&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; les Cr&#233;oles guyanais, environ 40 % de la population ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; les Am&#233;rindiens, r&#233;partis en six ethnies (les Arawaks, les Palikus, les Galibis, les Wayanas ou Roucouyennes, les Oyampis ou Wayampis, et les Emerillons), qui repr&#233;sentent environ 4 500 personnes ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; les Noirs-marrons (les Saramacas, les Bonis ou Aluqus, les Djukas ), qui repr&#233;sentent environ 4 000 personnes ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; les H'mongs, arriv&#233;s en 1977, qui repr&#233;sentent environ 2 000 personnes regroup&#233;es sur les communes de Cacao et Javouhey ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; les M&#233;tropolitains, qui repr&#233;sentent actuellement environ 12% de la population ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; les autres populations (Chinois, Libanais, Br&#233;siliens, Ha&#239;tiens, Surinamiens), qui repr&#233;sentent pr&#232;s de 40% de la population de Guyane. &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;h4&gt;Le d&#233;veloppement d'une colonie fran&#231;aise en Amazonie&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Les premiers habitants de la Guyane sont les Am&#233;rindiens Tupi Guarani. Cayenne est fond&#233;e en 1637. Le nom de la ville serait celui du fils du roi C&#233;p&#233;rou, chef des am&#233;rindiens Galibis : la l&#233;gende raconte que Cayenne aurait r&#233;ussi &#224; franchir une rivi&#232;re, mont&#233; sur un taureau, et que pour le r&#233;compenser, son p&#232;re donna son nom au village situ&#233; au pied de la colline o&#249; il vivait. Sous l'impulsion des j&#233;suites, au d&#233;but du XVIII&#232;me si&#232;cle, la colonie amazonienne se d&#233;veloppe &#224; partir de la prospection des for&#234;ts, de l'&#233;tablissement de plantations et de l'exploitation du sous-sol. Mais toutes les tentatives de colonisation &#233;chouent.&lt;/p&gt; &lt;h4&gt;Le bagne de Cayenne&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;En 1852, Napol&#233;on III d&#233;cide le transfert du bagne en Guyane. La d&#233;couverte, en 1855, de gisements aurif&#232;res provoque une ru&#233;e vers l'or et l'abandon du travail de la terre par les colons. Gr&#226;ce &#224; l'action &#233;nergique de Gaston Monnerville, le gouvernement fran&#231;ais met fin en 1938 &#224; la rel&#233;gation des bagnards &#224; Cayenne. Le bagne est d&#233;finitivement supprim&#233; en 1945. Un an plus tard, la Guyane devient un des quatre d&#233;partements fran&#231;ais d'Outre-mer.&lt;/p&gt; &lt;h4&gt;Le programme a&#233;rospatial&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;En 1989, l'&#201;tat, avec le concours des collectivit&#233;s locales et celui du Centre National d'&#201;tudes Spatiales (CNES), met au point un ambitieux programme de d&#233;veloppement r&#233;gional, le plan PHEDRE (Partenariat Herm&#232;s pour le D&#233;veloppement R&#233;gional), afin de mieux int&#233;grer dans ce d&#233;partement les activit&#233;s spatiales &#224; venir : la fus&#233;e Ariane V. L'image de la Guyane d'aujourd'hui est intimement li&#233;e &#224; ces activit&#233;s de tr&#232;s haute technologie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;#Haut&quot; class='spip_ancre'&gt;Retour en haut de la page&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a name=&quot;departementalisation&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La d&#233;partementalisation de la Guadeloupe, de la Martinique et de la Guyane&lt;/h3&gt;
&lt;dl class='spip_document_80 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/timbre_DOM.jpg' title='JPEG - 109 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L150xH218/timbre_DOM_150-9a1bd.jpg' width='150' height='218' alt='JPEG - 109 ko' style='height:218px;width:150px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:150px;'&gt;&lt;strong&gt;Timbre &#233;mis par La Poste &#224; l'occasion des 50 ans des D&#233;partements d'Outre-Mer&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le 12 f&#233;vrier 1946, les d&#233;put&#233;s des quatre &#171; vieilles colonies &#187; d&#233;posent devant l'Assembl&#233;e nationale constituante une proposition de loi rapport&#233;e par Aim&#233; C&#233;saire, d&#233;put&#233; de la Martinique, portant modification du statut colonial.&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p&gt;Mesdames, Messieurs,&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Les propositions de loi qui vous sont soumises ont pour but de classer la Martinique, la Guadeloupe, la R&#233;union et la Guyane fran&#231;aise proprement dite en d&#233;partements fran&#231;ais. [...]&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &#192; l'heure o&#249;, &#231;&#224; et l&#224;, des doutes sont &#233;mis sur la solidit&#233; de ce qu'il est convenu d'appeler l'empire, &#224; l'heure o&#249; l'&#233;tranger se fait l'&#233;cho des rumeurs de dissidence, cette demande d'int&#233;gration constitue un hommage rendu &#224; la France et &#224; son g&#233;nie, et cet hommage, dans l'actuelle conjoncture internationale, prend une importance singuli&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Aim&#233; C&#233;saire, discours &#224; l'Assembl&#233;e nationale, 12 mars 1946&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le 14 mars 1946, l'Assembl&#233;e nationale d&#233;cide &#224; l'unanimit&#233; d'&#233;riger en d&#233;partements fran&#231;ais les quatre colonies de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane et de la R&#233;union. La loi entre en vigueur le 19 mars de la m&#234;me ann&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;#Haut&quot; class='spip_ancre'&gt;Retour en haut de la page&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>20. Saint-Pierre-et-Miquelon, la France en Am&#233;rique du Nord</title>
		<link>https://frontenac-ameriques.org/la-francophonie-en-amerique/article/saint-pierre-et-miquelon-la-france</link>
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		<dc:date>2009-09-04T12:36:45Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicolas Pr&#233;vost</dc:creator>



		<description>Un archipel au large de Terre-Neuve Saint-Pierre-et-Miquelon est un archipel de 242 km&#178; peupl&#233; d'environ 7200 habitants, &#224; 25 km de Terre-Neuve. Il est compos&#233; de trois &#238;les principales (Saint-Pierre, Langlade, Miquelon), auxquelles il faut rajouter d'autres petites &#238;les (&#206;le aux Marins, &#206;le aux Pigeons, &#206;le aux Vainqueurs, Grand-Colombier, Veaux-Marins). L'&#206;le Verte marque la fronti&#232;re entre la France et le Canada (Terre-Neuve). Saint-Pierre (26 km&#178;) est la partie la plus peupl&#233;e (6500 habitants), (...)

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&lt;a href="https://frontenac-ameriques.org/la-francophonie-en-amerique/" rel="directory"&gt;3. La francophonie en Am&#233;rique&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a name=&quot;haut&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_60 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L500xH150/timbre_miquelon-9c3c3.jpg' width='500' height='150' alt=&quot;La Place du G&#233;n&#233;ral de Gaulle &#224; Saint-Pierre&quot; title=&quot;La Place du G&#233;n&#233;ral de Gaulle &#224; Saint-Pierre&quot; style='height:150px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Un archipel au large de Terre-Neuve&lt;/h3&gt;
&lt;dl class='spip_document_62 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:300px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/png/carte_miquelon.png' title='PNG - 23.3 ko' type=&quot;image/png&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L300xH373/carte_miquelon_300-54443.png' width='300' height='373' alt='PNG - 23.3 ko' style='height:373px;width:300px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Saint-Pierre-et-Miquelon est un archipel de 242 km&#178; peupl&#233; d'environ 7200 habitants, &#224; 25 km de Terre-Neuve. Il est compos&#233; de trois &#238;les principales (Saint-Pierre, Langlade, Miquelon), auxquelles il faut rajouter d'autres petites &#238;les (&#206;le aux Marins, &#206;le aux Pigeons, &#206;le aux Vainqueurs, Grand-Colombier, Veaux-Marins). L'&#206;le Verte marque la fronti&#232;re entre la France et le Canada (Terre-Neuve).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Saint-Pierre (26 km&#178;) est la partie la plus peupl&#233;e (6500 habitants), c'est ici que se trouve le chef-lieu administratif.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Miquelon (110 km&#178;) compte 700 habitants et est reli&#233;e &#224; Langlade (91 km&#178;) par un isthme de sable avec dans sa partie nord une lagune sal&#233;e. Langlade ne compte pas d'habitants permanents.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Statut administratif&lt;/h3&gt;
&lt;dl class='spip_document_227 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:287px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/Logo_de_Saint-Pierre-et-Miquelon_Terre_de_France.jpg' title='JPEG - 27 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L287xH239/Vignette_Logo_de_Saint-Pierre-et-Miquelon_Terre_de_France-f5227.jpg' width='287' height='239' alt='JPEG - 27 ko' style='height:239px;width:287px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:287px;'&gt;&lt;strong&gt;Saint-Pierre-et-Miquelon, terre de France&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:287px;'&gt;Comit&#233; r&#233;gional du tourisme de Saint-Pierre-et-Miquelon
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Saint-Pierre-et-Miquelon, fran&#231;ais depuis 1536, est devenu un d&#233;partement d'outre-mer en 1976 puis une collectivit&#233; territoriale &#224; statut particulier en 1985. Il est compos&#233; de deux communes : Saint-Pierre et Miquelon-Langlade.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Pr&#233;fet, repr&#233;sentant de la R&#233;publique fran&#231;aise, r&#233;side &#224; Saint-Pierre. L'archipel est dot&#233; d'un Conseil G&#233;n&#233;ral compos&#233; de 19 membres : assist&#233; d'un comit&#233; &#233;conomique et social, il a des comp&#233;tences propres en mati&#232;re fiscale, douani&#232;re, de logement et d'urbanisme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'archipel est repr&#233;sent&#233; par un d&#233;put&#233; et un s&#233;nateur.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Histoire&lt;/h3&gt;
&lt;h4&gt;Les origines&lt;/h4&gt;
&lt;dl class='spip_document_229 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:224px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/Carte_des_Isles_Saint-Pierre_et_Miquelon_Jacques-Nicolas_Bellin_1764.jpg' title='JPEG - 77.3 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L224xH326/Vignette_Carte_des_Isles_Saint-Pierre_et_Miquelon_Jacques-Nicolas_Bellin_1764-26a10.jpg' width='224' height='326' alt='JPEG - 77.3 ko' style='height:326px;width:224px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:224px;'&gt;&lt;strong&gt;Carte des &quot;Isles&quot; Saint-Pierre-et-Miquelon&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:224px;'&gt;Carte de Jacques-Nicolas Bellin (1764) (Cliquez pour agrandir)
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;but du XVI&#232;me si&#232;cle, des p&#234;cheurs normands et bretons viennent p&#234;cher dans les environs de l'archipel. En 1520, le navigateur portugais Jos&#233; Alvarez Faguendes (Jo&#227;o Alvares Fagundes) nomme l'archipel &#171; &#206;le des Onze Mille Vierges &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1536, Jacques Cartier, avec ses deux bateaux, la Grande Hermine et l'&#201;merillon, s&#233;journe sur l'&#238;le et en prend possession au nom du roi de France Fran&#231;ois Ier. Mais ce n'est qu'en 1604 qu'est fond&#233;e la ville de Saint-Pierre. &#192; partir de 1662, Saint-Pierre-et-Miquelon est administr&#233; par le gouverneur de Terre-Neuve, qui si&#232;ge &#224; Plaisance. Une intense activit&#233; de p&#234;che s'organise dans la r&#233;gion. Mais tr&#232;s vite, cette partie de la colonie s'affaiblit, en particulier &#224; cause des faibles ressources agricoles.&lt;/p&gt; &lt;h4&gt;Les conflits incessants&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;De 1690 &#224; 1814, l'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon est pris plusieurs fois par les Anglais et &#224; quatre reprises totalement d&#233;vast&#233;. En 1713, lors du trait&#233; d'Utrecht, la population de Saint-Pierre est d&#233;port&#233;e &#224; l'&#238;le Royale. En 1763, lors du trait&#233; de Paris, la France r&#233;cup&#232;re son archipel et quelques Acadiens, victimes de la d&#233;portation de 1755 (le &#171; Grand D&#233;rangement &#187;) y trouvent refuge. Mais en 1778, alors que la France est alli&#233;e des Am&#233;ricains lors de leur guerre d'ind&#233;pendance, les Britanniques envahissent temporairement l'&#238;le et y d&#233;portent &#224; nouveau tous les habitants. Ils recommencent en 1793 pendant la R&#233;volution fran&#231;aise. Il faut attendre 1815 pour que Saint-Pierre-et-Miquelon devienne d&#233;finitivement fran&#231;aise.&lt;/p&gt; &lt;h4&gt;De la reconstruction &#224; la Prohibition&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;En 1816, tous les anciens habitants et leurs familles reviennent s'installer sur l'&#238;le, mais il d&#233;barque sur un endroit d&#233;sert car tout avait &#233;t&#233; totalement ras&#233; par les Britanniques. De plus, &#224; plusieurs reprises au cours du XIX&#232;me si&#232;cle, des incendies ravagent la ville de Saint-Pierre, rendant la colonisation de l'&#238;le vraiment difficile. De plus, les p&#234;cheurs de Terre-Neuve contestent les droits de p&#234;che des Fran&#231;ais, qui perdent une partie de leurs droits en 1904.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_64 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:300px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/carte_postale_miquelon.jpg' title='JPEG - 46.4 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L300xH190/carte_postale_miquelon_300-e8b94.jpg' width='300' height='190' alt='JPEG - 46.4 ko' style='height:190px;width:300px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Entre 1920 et 1933, Saint-Pierre-et-Miquelon &#171; b&#233;n&#233;ficie &#187; des cons&#233;quences de la Prohibition aux &#201;tats-Unis. Les &#238;les sont fr&#233;quent&#233;es par de nombreux bateaux qui livrent d'&#233;normes quantit&#233;s d'alcool, transport&#233;es ensuite clandestinement sur le continent nord-am&#233;ricain. Ce trafic rapporte beaucoup d'argent &#224; l'archipel, mais cesse en 1933.&lt;/p&gt; &lt;h4&gt;La France Libre&lt;/h4&gt;
&lt;dl class='spip_document_66 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:250px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L250xH154/timbre_miquelon_libre-39c40.jpg' width='250' height='154' alt='JPEG - 17.1 ko' style='height:154px;width:250px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:250px;'&gt;&lt;strong&gt;Timbre de Saint-Pierre-et-Miquelon, oblit&#233;r&#233; &#171; France Libre &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la d&#233;faite de la France en juin 1940, les &#238;les sont malgr&#233; elles soumises &#224; l'autorit&#233; de fait dite &#171; gouvernement de Vichy &#187;. Mais le 24 d&#233;cembre 1941, trois corvettes et un sous-marin des Forces Navales Fran&#231;aises Libres command&#233;es par l'amiral Muselier prennent le contr&#244;le, au nom du G&#233;n&#233;ral de Gaulle et de la France Libre, des &#238;les de Saint-Pierre-et-Miquelon. Le lendemain, 25 d&#233;cembre, un r&#233;f&#233;rendum permet &#224; la population locale de pl&#233;bisciter son ralliement &#224; la France Libre. Ce sont les r&#233;actions des autorit&#233;s am&#233;ricaines qui d&#233;clenchent &#171; l'Affaire de Saint-Pierre-et-Miquelon &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En effet, le 25 d&#233;cembre, le secr&#233;taire d'&#201;tat am&#233;ricain envoie un t&#233;l&#233;gramme &#224; l'ambassadeur des &#201;tats-Unis aupr&#232;s du gouvernement de Vichy, o&#249; il r&#233;clame le retour au statu-quo et d&#233;nonce les &#171; navires soi-disant Fran&#231;ais libres &#187; (so-called Free French ships). Cette formule d&#233;clenche une temp&#234;te de protestations dans les milieux m&#233;diatiques et intellectuels am&#233;ricains, choqu&#233;s que l'on puisse traiter de cette mani&#232;re la France Libre et les gaullistes. Beaucoup d'Am&#233;ricains &#233;crivent alors des lettres de r&#233;probation au &#171; So-called Department of State &#187; (soi-disant D&#233;partement d'&#201;tat) !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais, tr&#232;s vite, les choses se calment. Et le jour m&#234;me de la lib&#233;ration de l'archipel le 25 d&#233;cembre 1941, Charles de Gaulle envoie ce t&#233;l&#233;gramme &#224; l'amiral Muselier :&lt;/p&gt; &lt;table class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;&#171; Veuillez dire &#224; la population des &#238;les Saint-Pierre et Miquelon, si ch&#232;res et si fid&#232;les &#224; la France, toute la joie que la nation ressent &#224; les voir lib&#233;r&#233;es. Saint-Pierre et Miquelon reprennent vaillamment avec nous et avec nos braves alli&#233;s le combat pour la lib&#233;ration de la Patrie et pour la libert&#233; du monde. Vive la France ! &#187;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Le g&#233;n&#233;ral de Gaulle gardera toujours un souvenir &#233;mu de cet &#233;pisode. Le 20 juillet 1967, avant sa visite m&#233;morable au Qu&#233;bec, il effectuera une escale &#224; Saint-Pierre-et-Miquelon.&lt;/p&gt; &lt;h4&gt;D&#233;partement d'Outre-Mer puis Collectivit&#233; territoriale&lt;/h4&gt;
&lt;dl class='spip_document_220 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:126px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L126xH156/Saint-Pierre_Saint-Pierre-et-Miquelon_-_Panneau_d_entree_de_ville-ba4a9.jpg' width='126' height='156' alt='JPEG - 7.4 ko' style='height:156px;width:126px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;En 1946, l'archipel devient un Territoire d'Outre-Mer (TOM). Puis, en 1976, il devient un D&#233;partement d'Outre-Mer (DOM). Mais ce nouveau statut de territoire &#233;conomique de l'Union Europ&#233;enne n'est pas favorablement accueilli par la population, parce qu'il perturbe l'&#233;conomie locale en rendant plus difficile les &#233;changes avec l'Am&#233;rique du Nord toute proche. De plus, &#224; partir de 1977, un violent conflit oppose le gouvernement fran&#231;ais et canadiens au sujet des 200 milles marins que r&#233;clament les deux pays pour leurs c&#244;tes. De ce fait, en 1985, Saint-Pierre-et-Miquelon devient une Collectivit&#233; territoriale &#224; statut particulier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd'hui, diff&#233;rentes mesures sont mises en place pour lutter contre le ch&#244;mage et aider les 7.000 habitants de l'&#238;le &#224; avoir une vie plus agr&#233;able.&lt;/p&gt; &lt;h4&gt;Un timbre Frontenac &#224; Saint-Pierre-et-Miquelon&lt;/h4&gt;
&lt;dl class='spip_document_507 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L154xH254/Timbre_Frontenac_edite_a_Saint-Pierre-et-Miquelon-66e5f.jpg' width='154' height='254' alt='JPEG - 13.7 ko' style='height:254px;width:154px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>10. La francophonie en Am&#233;rique, du Saint-Laurent &#224; la mer des Antilles</title>
		<link>https://frontenac-ameriques.org/la-francophonie-en-amerique/article/la-francophonie-en-amerique-du</link>
		<guid isPermaLink="true">https://frontenac-ameriques.org/la-francophonie-en-amerique/article/la-francophonie-en-amerique-du</guid>
		<dc:date>2009-09-01T19:41:47Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicolas Pr&#233;vost</dc:creator>



		<description>Plusieurs &#201;tats am&#233;ricains adh&#232;rent &#224; l'Organisation Internationale de la Francophonie : le Canada, le Qu&#233;bec, le Nouveau-Brunswick, Ha&#239;ti, la Dominique, Sainte-Lucie, ainsi que la Guyane, la Martinique, la Guadeloupe et Saint-Pierre-et-Miquelon par l'interm&#233;diaire de la France. Aux &#201;tats-Unis, la Louisiane, le Connecticut, le Maine, le Massachusetts, le New Hampshire, le Rhode Island et le Vermont sont invit&#233;s en tant qu'observateurs aux sommets de la Francophonie. L'Organisation des &#201;tats Am&#233;ricains (...)

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&lt;a href="https://frontenac-ameriques.org/la-francophonie-en-amerique/" rel="directory"&gt;3. La francophonie en Am&#233;rique&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_51 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:271px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/png/panneau_quebec.png' title='PNG - 19.9 ko' type=&quot;image/png&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L271xH160/vignette_panneau_quebec-c1ceb-43f93.png' width='271' height='160' alt='PNG - 19.9 ko' style='height:160px;width:271px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs &#201;tats am&#233;ricains adh&#232;rent &#224; l'Organisation Internationale de la Francophonie : le Canada, le Qu&#233;bec, le Nouveau-Brunswick, Ha&#239;ti, la Dominique, Sainte-Lucie, ainsi que la Guyane, la Martinique, la Guadeloupe et Saint-Pierre-et-Miquelon par l'interm&#233;diaire de la France. Aux &#201;tats-Unis, la Louisiane, le Connecticut, le Maine, le Massachusetts, le New Hampshire, le Rhode Island et le Vermont sont invit&#233;s en tant qu'observateurs aux sommets de la Francophonie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Organisation des &#201;tats Am&#233;ricains (OEA) et le Sommet des Am&#233;riques comptent quatre langues officielles : anglais, espagnol, portugais et fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_247 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/Organisation_des_Etats_Americains.jpg' title='JPEG - 8.8 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L362xH102/Organisation_des_Etats_Americains-2-bdf55.jpg' width='362' height='102' alt='JPEG - 8.8 ko' style='height:102px;width:362px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La francophonie am&#233;ricaine est de nature vari&#233;e : les endroits o&#249; la vie se d&#233;roule en fran&#231;ais ou en cr&#233;ole fran&#231;ais (Qu&#233;bec, Guadeloupe, Martinique, Ha&#239;ti, Guyane) et ceux dont la francophonie rel&#232;ve du minoritaire (Canada anglais, Louisiane).&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Am&#233;rique du Nord&lt;/h3&gt;
&lt;dl class='spip_document_52 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:300px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/panneau_paroisse.jpg' title='JPEG - 71.3 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L300xH225/panneau_paroisse_petit-8b969.jpg' width='300' height='225' alt='JPEG - 71.3 ko' style='height:225px;width:300px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le &lt;strong&gt;Canada&lt;/strong&gt; compte 31,9 millions d'habitants (dont 7,2 millions au Qu&#233;bec) et deux langues officielles : l'anglais et le fran&#231;ais. Le gouvernement f&#233;d&#233;ral (gouvernement de l'ensemble du pays) est soumis &#224; un stricte bilinguisme. En dehors du Qu&#233;bec et du Nouveau-Brunswick, les francophones (environ 1 million) sont dispers&#233;s dans tout le pays, et vivent donc en milieu minoritaire. Toutes les provinces sont unilingues anglaises, m&#234;me si l'Ontario ou le Manitoba offrent de nombreux services en fran&#231;ais. La communaut&#233; francophone la plus nombreuse est celle de l'Ontario, en particulier dans la r&#233;gion d'Ottawa. Mais, en d&#233;pit des efforts souvent fournis par les gouvernements provinciaux du Canada anglais, l'usage du fran&#231;ais en milieu minoritaire est un combat de tous les jours.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_253 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:120px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/Autoroute_Henri_IV.jpg' title='JPEG - 2.8 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L94xH65/Autoroute_Henri_IV-2-e5eb6.jpg' width='94' height='65' alt='JPEG - 2.8 ko' style='height:65px;width:94px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Au &lt;strong&gt;Qu&#233;bec&lt;/strong&gt;, la seule langue officielle est le fran&#231;ais. C'est l'unique territoire continental nord-am&#233;ricain o&#249; l'on peut vivre en fran&#231;ais comme en France. Le fran&#231;ais est la langue d'usage dans toutes les sph&#232;res de la vie courante. Il est prot&#233;g&#233; depuis 1977 par la Charte de la langue fran&#231;aise (Loi 101) et l'Office de la langue fran&#231;aise. Le Qu&#233;bec est souvent vu comme le garant de toute la francophonie nord-am&#233;ricaine. Il est l'expression politique du Canada fran&#231;ais, ainsi que le foyer et le point d'appui de tous les francophones nord-am&#233;ricains. Sans le Qu&#233;bec, il y aurait encore certainement des Canadiens-fran&#231;ais, mais il n'y aurait plus de Canada fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_54 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:120px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/png/ici_on_parle_francais.png' title='PNG - 3.9 ko' type=&quot;image/png&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L104xH100/Vignette_ici_on_parle_francais-49f7b.png' width='104' height='100' alt='PNG - 3.9 ko' style='height:100px;width:104px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le &lt;strong&gt;Nouveau-Brunswick&lt;/strong&gt;, peupl&#233; de 750 000 habitants, est la seule province canadienne officiellement bilingue. Les francophones (qui repr&#233;sentent environ le tiers des habitants) se concentrent dans la partie nord de la province, &#224; la fronti&#232;re avec le Qu&#233;bec. Ils sont majoritairement les descendants des Acadiens qui ont &#233;chapp&#233; &#224; la d&#233;portation de 1755. Le Nouveau-Brunswick a accueilli un sommet de la Francophonie en 1999.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_55 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:199px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/png/francais_par_coeur.png' title='PNG - 3.8 ko' type=&quot;image/png&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L199xH168/Vignette_francais_par_coeur-50105-2dd39.png' width='199' height='168' alt='PNG - 3.8 ko' style='height:168px;width:199px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Aux &lt;strong&gt;&#201;tats-Unis&lt;/strong&gt;, le fran&#231;ais est parl&#233; dans plusieurs endroits du pays. D'apr&#232;s le US Census Bureau, un am&#233;ricain sur sept ne parle pas anglais chez lui. 13 millions d'am&#233;ricains sont d'origine fran&#231;aise et 1,6 million parle le fran&#231;ais &#224; la maison. Le Maine, le Vermont et le New Hampshire comptent une proportion non n&#233;gligeable de francophones.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_56 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:300px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://frontenac-ameriques.org/IMG/jpg/panneau_louisiane.jpg' title='JPEG - 15.2 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://frontenac-ameriques.org/local/cache-vignettes/L300xH250/Vignette_panneau_louisiane-c7d6c.jpg' width='300' height='250' alt='JPEG - 15.2 ko' style='height:250px;width:300px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;L'&#201;tat de &lt;strong&gt;Louisiane&lt;/strong&gt;, qui ne repr&#233;sente qu'une tr&#232;s petite partie de l'ancienne Louisiane fran&#231;ais, a &#233;t&#233; vendu en 1803 par Napol&#233;on Bonaparte &#224; Thomas Jefferson. Le fran&#231;ais s'est maintenu pendant tout le XIX&#232; si&#232;cle puis a d&#233;clin&#233; rapidement. En 1920, l'&#201;tat d&#233;cide m&#234;me de l'interdire, trahissant l'une des clauses de l'achat de 1803. Puis la langue fran&#231;aise est r&#233;introduite &#224; partir du d&#233;but des ann&#233;es 1960, en particulier gr&#226;ce au Conseil pour le D&#233;veloppement de Fran&#231;ais en Louisiane (CODOFIL). En Louisiane, le fran&#231;ais b&#233;n&#233;ficie du statut de langue officielle. Cela dit, dans le paysage louisianais (except&#233; dans la r&#233;gion de Lafayette) la langue fran&#231;aise est malheureusement difficilement visible. Les francophones de Louisiane sont pour la plupart des Cajuns, descendants des Acadiens d&#233;port&#233;s d'Acadie par les Anglais en 1755. Sur les 4 millions d'habitants que compte la Louisiane, environ 800 000 se disent d'origine fran&#231;aise et 200 000 d&#233;clarent parler fran&#231;ais &#224; la maison.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Saint-Pierre-et-Miquelon&lt;/strong&gt;, archipel au large de Terre-Neuve, a le statut de &#171; Collectivit&#233; Territoriale de la R&#233;publique fran&#231;aise &#187;, interm&#233;diaire entre Territoire d'Outre-Mer et D&#233;partement d'Outre-Mer. Comme dans le reste de la France, ce territoire de 7 000 habitants a pour langue officielle et langue d'usage le fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Antilles et Am&#233;rique du Sud&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La &lt;strong&gt;Guadeloupe&lt;/strong&gt; (438 500 habitants), la &lt;strong&gt;Martinique&lt;/strong&gt; (390 500 habitants) et la &lt;strong&gt;Guyane fran&#231;aise&lt;/strong&gt; (178 000 habitants) constituent depuis 1946 des D&#233;partements d'Outre-Mer (DOM) fran&#231;ais. Comme dans le reste de la R&#233;publique, le fran&#231;ais y est la langue officielle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ha&#239;ti&lt;/strong&gt;, peupl&#233;e de 7,1 millions d'habitants, est devenue ind&#233;pendante en 1804. Les deux langues officielles de ce pays sont le fran&#231;ais et le cr&#233;ole ha&#239;tien. Le taux d'alphab&#233;tisation est dramatiquement faible. La situation politique du pays a fait que de nombreux Ha&#239;tiens vivent en exil, en particulier &#224; Montr&#233;al, &#224; New York et en France.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Dominique&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Sainte-Lucie&lt;/strong&gt; ont &#233;t&#233; &#224; tour de r&#244;le sous souverainet&#233; fran&#231;aise puis britannique. L'anglais y est langue officielle mais le cr&#233;ole, &#224; base lexicale fran&#231;aise, est la langue d'usage par la population, ce qui explique la participation de ces &#238;les aux Sommets de la Francophonie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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